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Relance du Partenariat en faveur de l'enseignement supérieur en AfriqueSix fondations annoncent qu'elles consacreront 200 millions de dollars à ce projet qui cible sept pays africains
New York - En marge du Sommet mondial 2005 (réunion plénière de haut niveau de la 60e Assemblée générale des Nations unies), six fondations américaines ont annoncé qu'elles s'engageaient à donner 200 millions de dollars sur cinq ans afin de renforcer l'enseignement supérieur dans sept pays africains, un geste qui bénéficiera à quelque 300.000 étudiants. « Ceci est une marque extraordinaire de citoyenneté mondiale. Il est en effet nécessaire de former des enseignants et d'appuyer la capacité de recherche ; il faut consolider les universités libres et renforcer les programmes d'enseignement à distance et il faut garantir que les institutions africaines aient accès aux techniques les plus modernes et notamment améliorer l'accès en ligne aux banques de données, aux bibliothèques et aux publications », a dit le secrétaire général des Nations unies, M. Kofi Annan, le 16 septembre, lors d'une allocution à la Fondation Ford, faisant valoir que le nouvel engagement des fondations coïncidait avec l'intérêt sans précédent que la communauté internationale portait aujourd'hui à l'Afrique. Le Partenariat en faveur de l'enseignement supérieur en Afrique avait été lancé en 2000 par la société Carnegie de New York et les fondations Ford, McArthur et Rockefeller. Selon la Fondation Ford, les fondations ont contribué - hauteur de plus de 150 millions de dollars, au cours des cinq dernières années, à mettre en place les moyens de base et à appuyer des initiatives spécifiques mises en œuvre dans des universités du Ghana, du Mozambique, du Nigeria, d'Afrique du Sud et d'Ouganda. Le Kenya s'est associé au partenariat cette année, de même que les fondations William et Flora Hewlett et Andrew W. Mellon. Les nouveaux investissements comprennent plus de 5 millions de dollars qui permettront à un consortium d'universités africaines de multiplier par 8 la largeur de bande Internet à laquelle elles peuvent accéder, et ce grâce aux satellites d'Intelsat. « Bien trop d'obstacles entravent encore le chemin permettant aux femmes et aux pauvres d'accéder à l'enseignement supérieur. L'épidémie de sida, qui tue bien des instructeurs qualifiés et des chercheurs, a de terribles conséquences. Et la fuite des cerveaux continue à créer des situations dans lesquelles d'éminents chercheurs du monde en développement remportent des prix pour des recherches faites en Occident et non pas dans leur propre pays », a fait valoir le secrétaire général. Date de rédaction:
19 septembre 2005 Mise à jour:
19 septembre 2005
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