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Le Sommet mondial s'achève sur une déclaration des objectifs de l'ONULes É.-U. voient dans ce document un premier pas important vers la réforme de l'ONU.
Par Judy Aita Nations unies - Le 16 septembre 2005, lors de la conclusion du Sommet mondial 2005, les représentants des 191 pays membres de l'ONU ont adopté un texte de compromis durement négocié au sujet des objectifs et des stratégies de l'Organisation des Nations unies dans les années à venir. Durant les trois jours qu'a duré le Sommet, les participants ont entendu le président Bush et plus de 150 autres chefs d'État et de gouvernement évoquer leur conception de l'avenir des Nations unies et énoncer leurs idées sur la façon de mettre fin à la pauvreté, de protéger l'environnement, de lutter contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose, de construire la paix, de promouvoir la démocratie et de lutter contre le terrorisme. Dans ce document adopté par consensus, les dirigeants réaffirment leur foi dans les Nations unies et leur engagement envers les objectifs et les principes de la Charte et du droit international. Ce document final de 40 pages, moins ambitieux que le projet initial et critiqué parce qu'il ne mentionne pas les questions de désarmement et de prolifération, établit des objectifs généraux qui, pour la plupart, devront être précisés par l'Assemblée générale durant les travaux de sa 60e session. C'est notamment le cas des actions requises au niveau des réformes des Nations unies. Le représentant des États-Unis à l'ONU, M. John Bolton, s'est exprimé en faveur de l'adoption du document parce qu'il était « heureux de constater que les États membres se sont entendus pour dénoncer le terrorisme sous toutes ses formes, promouvoir la cause du développement, réformer la gestion de l'ONU, et créer une commission de consolidation de la paix et un conseil des droits de l'homme ». Et d'ajouter : « Le document final constitue une étape importante du long processus de réforme de l'ONU. Nous ne pouvons pas laisser cet effort dérailler ou s'essouffler. » Condamnation du terrorisme et du génocide Le document a été dans l'ensemble bien accueilli pour sa ferme condamnation du terrorisme. Il s'agit en effet de la première condamnation claire et nette par l'ONU du terrorisme sous toutes ses formes et quels qu'en soient les auteurs et les objectifs, parce qu'il constitue l'une des plus graves menaces à la paix et à la sécurité internationales. Les États membres ont également convenu de soutenir une stratégie de lutte contre le terrorisme de façon à renforcer la communauté internationale et à affaiblir les terroristes, et se sont engagés à parachever une convention générale sur le terrorisme d'ici à la fin de l'année. Le texte contient une reconnaissance claire et sans ambiguïté par les membres de l'ONU de leur responsabilité collective de protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, des mesures d'épuration ethnique et autres crimes contre l'humanité. Le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, a dit aux participants qu'en approuvant ce document, « vous vous engagez à agir si un autre Rwanda se profile à l'horizon ». Un pas en avant Le sous-secrétaire d'État des États-Unis, M. Nicholas Burns, a déclaré qu'il s'agissait « d'un bon document » et « d'un pas en avant » vers la réforme de l'Organisation des Nations unies de façon à la rendre plus puissante et plus efficace. « Il s'agit d'un accord général dans lequel les vues des pays du monde entier sont représentées, ce qui constitue la meilleure façon de négocier à 191 », a déclaré M. Burns, le 13 septembre, lorsque les négociateurs se sont entendus sur le texte, juste avant le début du Sommet. D'importantes réformes de la gestion de l'ONU, réclamées par le secrétaire général et les États-Unis, ont été remplacées par des généralités. On a laissé à l'Assemblée générale le soin de les préciser. Durant les négociations sur le document final, l'objectif principal des États-Unis a été de renforcer les Nations unies, d'en faire une institution plus efficace qui permettrait aux États-Unis d'y participer plus énergiquement, a déclaré M. Burns. « Ce n'est pas la fin du mouvement de réforme. C'est en fait le début d'un effort permanent qui doit avoir lieu ici aux Nations unies. Nous croyons aux Nations unies. Nous voulons que l'ONU soit plus puissante. Nous voulons qu'elle soit plus efficace dans le monde. » Cela aboutira à une ONU plus forte, dotée d'un strict code de déontologie, d'une meilleure protection des dénonciateurs d'abus, d'une plus grande transparence fiscale et d'une meilleure supervision interne. Une autre réforme portera sur la révision de tous les programmes de plus de cinq ans, a précisé M. Burns. Consolidation de la paix et droits de l'homme Le document final prescrit la création d'une commission de consolidation de la paix afin d'aider les pays sortant d'un conflit. Il prévoit également la création d'un conseil des droits de l'homme d'ici à la fin de l'année, mais laisse la détermination des détails de son organisation à l'Assemblée générale. Il n'évoque pas l'abolition de l'actuelle Commission des droits de l'homme. Les États-Unis sont des « partisans enthousiastes » de la commission de consolidation de la paix. Elle ajoutera « une nouvelle dimension aux efforts des Nations unies », a déclaré M. Burns. Quant aux passages du document consacrés au développement, M. Burns a dit qu'ils représentaient une façon plus globale d'envisager les choses, notamment en tenant compte de l'aide des pays donateurs, de la réduction des barrières commerciales, de la bonne gestion des affaires publiques et de la lutte contre la corruption dans les pays en développement, conformément à ce qui est affirmé dans le consensus de Monterrey. Date de rédaction:
20 septembre 2005 Mise à jour:
20 septembre 2005
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