|
|||||||||||
|
|||||||||||
|
Les É.-U. demandent à la Syrie de coopérer à l'enquête sur l'assassinat de M. al-HaririLes « Amis du Liban » projettent d'organiser une conférence de donateurs à Beyrouth.
Par Judy Aita Nations unies (New York) - La secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, a renouvelé l'appel qu'ont lancé les États-Unis à la Syrie de coopérer à l'enquête internationale relative à l'assassinat de l'ex-premier ministre libanais Rafic al-Hariri. « Au sujet de la Syrie, nous ne souhaitons que ceci : tout d'abord, qu'il y ait une coopération pleine et totale avec l'enquête de M. Mehlis, et que toute la vérité se fasse quelle que soit cette vérité », a déclaré Mme Rice lors d'une conférence de presse tenue à New York le 19 septembre. Le procureur allemand Detlev Mehlis a été choisi par le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, pour mener l'enquête sur le meurtre de M. al-Hariri. Mme Rice a ajouté que les États-Unis souhaitaient en outre que la Syrie respecte l'esprit et la lettre de la résolution 1559 du Conseil de sécurité qui exige le retrait des forces militaires et des agents du renseignement syriens du Liban. « C'est une question de souveraineté nationale pour le Liban, et la Syrie doit respecter la souveraineté nationale du Liban », a-t-elle dit. Lors de l'ouverture de la 60e Assemblée générale des Nations unies, Mme Rice et M. Annan ont participé à une réunion comprenant également le premier ministre libanais Fouad Siniora ainsi que les ministres des affaires étrangères de l'Égypte, de la France, de l'Italie, de la Russie, de l'Arabie saoudite et du Royaume-Uni, groupe connu sous le nom des « Amis du Liban ». Selon M. Annan, la réunion visait à démontrer l'attachement des participants « au nouveau gouvernement du Liban alors qu'il s'efforce de réaffirmer la souveraineté du pays, d'engager des réformes vitales et de renforcer les institutions démocratiques de l'État ». Ce groupe a annoncé qu'il entendait organiser une conférence d'annonce de contributions en faveur du Liban, qui devrait se tenir à Beyrouth avant la fin de 2005. Mme Rice a déclaré que la Syrie devait « se ranger du bon côté des événements » au Moyen-Orient : « Cela veut dire barrer la route aux insurgés qui empruntent le territoire syrien pour pénétrer en Irak et tuer d'innocents Irakiens. Cela veut dire cesser d'appuyer les "refusards" palestiniens qui représentent le principal obstacle au rapprochement israélo-palestinien. Cela veut dire, encore une fois, s'assurer que rien n'est fait pour s'ingérer dans les affaires du Liban. » Date de rédaction:
20 septembre 2005 Mise à jour:
20 septembre 2005
|
||||||
|
Options: |
|
||||||||||||||||||