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Les questions africaines à l'ordre du jour des réunions de l'ONUM. Bush et Mme Rice ont souligné l'intérêt des États-Unis pour l'Afrique.
Par Kathryn McConnell New York - De l'avis de la secrétaire d'État adjointe pour les affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, les dossiers africains ont bien avancé durant le Sommet mondial 2005 qui s'est tenu au siège des Nations unies du 14 au 16 septembre. Lors d'un exposé à la presse tenu le 16 septembre, Mme Frazer a expliqué que l'appel lancé par le président Bush dans son discours du 14 septembre devant l'Assemblée générale de l'ONU pour qu'il soit mis fin aux subventions agricoles et aux droits de douane sur les produits agricoles, une question qui sera évoquée lorsque l'Organisation mondiale du commerce (OMC) se réunira en décembre, revêt une importance particulière pour les intérêts africains, de même que l'appel du président en faveur de la réalisation du plan d'annulation de la dette par le Fonds monétaire international (FMI) et d'un accroissement des dons de la Banque mondiale aux pays pauvres. Le président a réaffirmé l'attachement des États-Unis au Consensus de Monterrey, un accord international signé en 2002 qui vise la réduction de la pauvreté et la lutte contre la corruption - d'importantes questions qui concernent l'Afrique - par le biais de partenariats entre les pays développés et en développement. Les États-Unis, a déclaré Mme Frazer, se réjouissent que les participants à l'Assemblée générale aient consenti à l'établissement du Conseil des droits de l'homme, du Fonds pour la démocratie, et de la Commission pour la consolidation de la paix, des initiatives qui appuient les efforts déployés par les États-Unis en faveur de l'Afrique. Le fait que la secrétaire d'État ait assisté à de nombreuses réunions bilatérales avec de hauts responsables de pays africains dans les jours entourant le sommet montre, à son avis, la profondeur de l'attachement des États-Unis lorsqu'il s'agit d'aider l'Afrique à parvenir à la prospérité. Un grand nombre de ces réunions bilatérales ont eu pour thème les efforts visant la démocratisation, à savoir promouvoir des élections équitables, une bonne gouvernance et l'ouverture des politiques gouvernementales. L'une de ces réunions a conduit à la signature d'un accord visant à inclure le Burundi dans un groupe de pays africains, dont le Rwanda, le Congo et l'Ouganda, qui concentre ses efforts sur la prévention des conflits, a précisé pour sa part la directrice du Conseil national de sécurité pour les affaires africaines, Mme Cindy Courville. Pour cette dernière, constater que des pays qui avaient précédemment des relations assez tendues soient en mesure d'entretenir un dialogue franc, de parler de questions difficiles et de décider de délais et de stratégies, est un signe de progrès. À propos d'une nouvelle initiative des États-Unis visant à lutter contre le paludisme en Afrique, Mme Frazer a précisé qu'elle comptait que sa mise en œuvre s'appuierait sur le modèle de la stratégie employée en matière de prévention et de traitement du VIH/sida, et impliquerait des organisations non gouvernementales locales qui veilleraient notamment à la formation de personnel médical local. Répondant aux questions d'interlocuteurs, elle a indiqué que les États-Unis se réjouissaient du rôle que joue la Chine en Afrique. « Nous devons reconnaître que la Chine a une longue histoire d'engagement avec les pays africains », a fait valoir Mme Courville. Date de rédaction:
21 septembre 2005 Mise à jour:
21 septembre 2005
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