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Actualités de Washington
  

L'ONU s'est engagée sur la voie de la réforme, affirme M. Bolton

La déposition du représentant des États-Unis à l'ONU devant la commission des relations internationales

M. John Bolton, représentant permanent des États-Unis à lONU
M. John Bolton, représentant permanent des États-Unis à l'ONU. (© AP/WWP)

Par Merle D. Kellerhals Jr.
Rédacteur du « Washington File »

Washington - De l'avis du représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU, M. John Bolton, l'accord sur lequel se sont entendus les participants au récent sommet mondial de l'ONU est un grand pas sur le long chemin conduisant à la réforme de cette institution.

« Dans l'ensemble, nos souhaits ont été en grande partie exaucés dans ce document (...) mais, ce qui est encore plus important, c'est que nous avons réussi à bloquer l'introduction d'éléments qui étaient directement en conflit avec les principales stratégies politiques des États-Unis et menaçaient nos intérêts à long terme », a déclaré M. Bolton le 28 septembre, à l'occasion d'une déposition devant la commission des relations internationales de la Chambre des représentants.

Le 16 septembre, à la fin d'un sommet de trois jours, les représentants des 191 pays membres de l'ONU ont approuvé un document final énonçant les diverses questions sur lesquelles l'Assemblée générale devra se pencher au cours de sa soixantième session qui a commencé dès la fin du sommet. (Document final : http://daccessdds.un.org/doc/UNDOC/LTD/N05/511/31/PDF/N0551131.pdf ?OpenElement)

Dans son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, le 17 septembre, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, avait exhorté les membres de l'organisation à redoubler d'efforts, faisant valoir que le moment était venu d'instituer des réformes.

Il s'agissait de la troisième séance de dépositions organisée par la Commission des relations internationales de la Chambre des représentants, qui s'occupe des questions liées aux Nations unies, ayant pour thème la réforme de cette institution et en particulier le bilan de la participation des États-Unis au Sommet mondial et à la première réunion de la Soixantième Assemblée générale. Une proposition de loi de M. Henry Hyde sur la réforme de l'ONU était aussi à l'ordre du jour de cette séance.

De l'avis de M. Hyde, président de la commission des relations internationales, le fait que le document final du sommet ne contienne pas de déclarations précises à propos de points cruciaux tels que la supervision des activités de l'ONU, sa responsabilisation, sa gestion et son budget n'inspire guère confiance.

En vertu de la loi Hyde, un calendrier serait fixé pour la réalisation de 46 réformes spécifiques en ce qui concerne la gestion, la responsabilité et le mandat de l'ONU, le spectre d'un non-acquittement, par les États-Unis, de leur quote-part annuelle étant agité au cas où ces réformes ne seraient pas réalisées. La Chambre des représentants a voté en faveur de ce projet de loi, mais aucun projet de loi parallèle n'a été présenté au Sénat.

Pour sa part, le gouvernement Bush n'est pas en faveur d'un non-paiement des quotes-parts des États-Unis à l'ONU en tant que moyen de pression pour obtenir les réformes souhaitées.

Pour M. Bolton, le document final du sommet donne à l'Assemblée générale l'occasion de se pencher sur un vaste éventail de questions, notamment le terrorisme, les droits de l'homme, l'élaboration de la paix, la réforme en matière de gestion, la généralisation de la démocratie, l'atténuation de la pauvreté, de la faim et des effets des maladies.


Date de rédaction: 29 septembre 2005 Mise à jour: 29 septembre 2005

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