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Des Camerounais commercialisent des produits africains aux É.-U.Albert et Julie Ndjee affirment que l'AGOA a facilité l'expansion de leur entreprise
Par Susan Ellis Washington - Julie et Albert Ndjee, originaires du Cameroun, ont combiné leur intérêt pour la cuisine et leurs qualifications dans les domaines du droit et des techniques de l'information pour créer une entreprise lucrative aux États-Unis. Cette entreprise, appelée Ultimate Seasonings, a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 500.000 dollars en 2005. Julie, âgée de 33 ans, est une spécialiste des techniques de l'information ; son mari, Albert, âgé de 35 ans, a obtenu un diplôme de droit de l'université George Washington en complément de l'éducation qu'il avait déjà reçue dans ce domaine dans son pays. Leurs assaisonnements, qui sont déjà distribués sur la côte est des États-Unis et sont en train de conquérir le sud, le centre et l'ouest du pays, sont indispensables à la réalisation de plats africains classiques tels que le n'dolé. M. et Mme Ndjee se sont également lancés dans la production de plats prêts à consommer. Albert affirme sans hésiter : « Le marché américain est prêt à accueillir des produits africains, particulièrement dans le domaine de l'industrie alimentaire. » Ces assaisonnements, dont les ingrédients proviennent d'Afrique et des États-Unis, sont fabriqués à Lancaster, en Pennsylvanie. « Nous avons ramené le ginseng et d'autres herbes de chez nous. Quant aux ingrédients tels que les tomates, l'ail et les oignons, nous les trouvons ici. » M. Ndjee affirme avoir été beaucoup aidé par la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique subsaharienne (AGOA), promulguée en 2000, qui est en train de réduire les barrières commerciales, d'augmenter les exportations et de multiplier les débouchés des Africains. La plupart des produits des pays remplissant les conditions requises pour participer à l'AGOA peuvent pénétrer en franchise de douane sur les marchés américains. Ces mesures constituent pour les pays bénéficiaires des incitations tangibles à continuer de libéraliser leur économie. L'AGOA a été amendée deux fois. Leur objectif, affirment M. et Mme Ndjee, est de faire connaître les produits africains, notamment en mettant en avant leurs effets bénéfiques pour la santé. « Il y a beaucoup d'aliments biologiques en Afrique, affirme Julie. Les gens consomment des aliments naturels, non transformés. » Albert a précisé qu'il avait créé Ultimate Seasonings avec Julie en 2003, pendant qu'il étudiait encore à l'université George Washington. Son diplôme de droit l'a aidé, entre autres, à négocier des contrats équitables avec des distributeurs. « Nous sommes à l'heure actuelle en train d'essayer d'importer d'autres produits africains. Nous essayons à cette fin d'utiliser tous les mécanismes mis en place par le gouvernement fédéral afin d'aider les entreprises africaines à s'implanter ici. Grâce à l'AGOA, nous coopérons avec l'IESC (International Executive Service Corps) sur l'Initiative Africa Fast Track Trade (AFTT). » Ce programme permet de fournir un appui technique et commercial à des entreprises dans plus de 50 pays de l'Afrique subsaharienne. « Lorsque l'IESC repère une entreprise qui a des produits valables, elle demande à la FDA (Administration fédérale des produits alimentaires et pharmaceutiques) d'examiner la plante. Nous coopérons avec elle, parce qu'elle nous fournit des contacts. » Par exemple, a-t-il expliqué, « imaginons que je sois à la recherche d'un produit d'Afrique du Sud. Je ne suis jamais allé là-bas. Je demande à l'IESC si elle connaît des entreprises en Afrique du Sud, et elle peut me guider. Elle est très utile. Elles coopère également avec le Corporate Council on Africa (CCA). » Date de rédaction:
03 avril 2006 Mise à jour:
03 avril 2006
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