jump over navigation bar
Department of State SealU.S. Department of State
International Information Programs and USINFO.STATE.GOV url
Thématique Régions Ressources Produits    English |  Español |  Русский |  Arabic |  Chinese |  Persian
Actualités de Washington
  

Deux jeunes Américaines qui avaient été enlevées retrouvent leur mère

Le département d'État est intervenu.

Chioma et Mabel Mucbah réunies
Chioma Meme et sa mère Mabel Mucbah enfin réunies. (photo de famille)

Par Susan Ellis
Rédactrice du « Washington File »

Lorsque Chioma Meme avait moins de deux ans, son père l'a emmenée au Nigeria sous prétexte de rendre visite à sa grand-mère avant que cette dernière ne meure. Il n'est jamais revenu à Seattle où vivait la mère de l'enfant, Mabel Mucbah, d'origine africaine.

La même chose est arrivée à Sahra lorsqu'elle avait 18 mois. Son père l'a emmenée en Somalie pour être élevée par sa famille et ne l'a jamais ramenée à sa mère, Hukun Mohamud, qui vit dans le Minnesota.

Parce que les deux petites filles sont nées aux États-Unis et sont des citoyennes américaines, leurs mères ont fini par contacter le Bureau de l'enfance au département d'État et, finalement, en février dernier, elles ont retrouvé leurs filles, maintenant âgées de 17 ans.

Ce retour n'a cependant pas été facile. La mère de Chioma, Mabel Mucbah, qui a accordé un entretien téléphonique au « Washington File », a déclaré qu'au début, la sœur du père de Chioma lui avait écrit du Nigeria puis avait cessé toute correspondance. Lorsque Mme Mucbah téléphonait ou écrivait, la sœur disait que Chioma n'habitait plus chez elle. Toutefois, la lettre de Mucbah demandant où se trouvait Chioma contenait une adresse électronique.

« Ainsi, un jour, Chioma fouillait dans la maison lorsqu'elle trouva une boite sous le lit. Lorsqu'elle l'ouvrit, elle vit la lettre. » Elle apprit ainsi que Mabel Mucbah, sa mère, la cherchait. C'était la première fois qu'elle apprenait le nom de sa vraie mère. « On lui avait toujours dit que la dame qui la gardait était sa mère. Alors elle nous a envoyé un courrier électronique ici à Seattle. »

La mère et la fille finirent par avoir une conversation téléphonique. Mme Mucbah l'a évoquée en disant : « Alors que je parlais à Chioma, la tante est venue et a pris le téléphone. Je pouvais entendre Chioma crier, courir et crier (...) La tante a dit que Chioma ne partirait pas. J'ai rappelé Chioma une autre fois et lui ai dit que j'enverrais de l'argent. J'avais un ami qui avait une amie à Lagos, et je lui ai demandé d'aller à Port Harcourt et d'enlever Chioma à la tante. J'ai envoyé de l'argent à cette amie qui a fait la moitié du chemin. Chioma a pris un bus et les deux femmes se sont retrouvées à Lagos. Chioma était dans cette ville lorsque j'ai commencé à rassembler les papiers.

La mère de Chioma a ensuite envoyé de l'argent pour que sa fille puisse aller à l'ambassade des États-Unis demander un test d'ADN. Ce qui fut fait et confirma que c'était bien sa fille. « Je voulais aller rejoindre ma fille tout de suite, mais elle m'a conseillé de ne pas le faire. Elle craignait qu'on ne me veuille du mal. »

« Ces deux années ont été terribles » affirme Mme Mucbah. « Chioma a eu 17 ans le 21 mars. Elle est très heureuse ici. Je ne pense pas que la famille du Nigeria lui manque. Elle est inscrite au collège universitaire. »

Chioma a appelé son père, qui vit à New York. « Il lui a promis beaucoup de choses mais, jusqu'à présent, n'a encore rien fait. »

L'ancien mari de Hukun Mohamud, le père de Sahra, vit aussi aux États-Unis. Sahra aura 17 ans le 6 avril. À l'heure actuelle, elle ne parle que le somali. Elle aura donc plus de difficultés à s'intégrer tant qu'elle ne parlera pas l'anglais. Sa mère prend des précautions pour la protéger.

C'est Kathie Baker, du Bureau de l'enfance du département d'État, qui a facilité ces réunions. Les billets d'avion des deux jeunes filles ont été payés par le gouvernement des États-Unis par le truchement d'un programme du Bureau des victimes de crimes du ministère de la justice. Le consulat de Nairobi a également apporté son aide.

Le Bureau de Mme Baker a également eu affaire à des cas où des mères africaines enlevaient des enfants américains à leur mari africain. Et Mme Baker de déclarer : « J'ai eu deux cas qui se ressemblaient. Deux femmes avaient eu des jumeaux après une fécondation in vitro dont les pères avaient couvert les frais. Les deux femmes ont enlevé leurs jumeaux. L'une est allée en République démocratique du Congo, l'autre au Nigeria. Tous les enfants sont maintenant de retour aux États-Unis et le FBI a arrêté les mères. »

Mme Baker pense que son travail est à la fois très difficile, stimulant, décourageant et intéressant. « Cela peut être réconfortant parce que quand les enfants reviennent, vous avez vraiment l'impression d'avoir aidé quelqu'un. »


Date de rédaction: 07 avril 2006 Mise à jour: 07 avril 2006

Options:  Version imprimable Version imprimable    Envoyez cet article par courriel Envoyez cet article par courriel     Abonnement Abonnement

Retour


       Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
       Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.