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Actualités de Washington
  

L'émission « Sesame Stories » encourage la tolérance au Moyen-Orient

Destinée aux jeunes enfants, elle est diffusée en arabe et en hébreu.

Laura Bush et le héro Nem Nem de la série Rue Sésame
Mme Laura Bush, l'épouse du président Bush, avec le héros Nem Nem de l'émission Aalam Semsem, la version égyptienne de 1, Rue Sésame, lors d'une visite du studio de cette émission populaire pour enfants, le 23 mai 2005, au Caire. (Photo AP/Hasan Jamali, Pool)

Par Anthony Kujawa
Rédacteur du « Washington File »

Washington - Parmi les émissions télévisées destinées aux jeunes enfants qui sont issues de la célèbre émission « Sesame Street » (ou « 1, rue Sésame » dans les pays francophones), l'émission « Sesame Stories » contribue à faire disparaître les stéréotypes et à encourager l'entente entre les jeunes Palestiniens, Israéliens et Jordaniens.

« À une époque où la télévision et les autres médias transmettent de mauvaises nouvelles, l'émission « Sesame Stories » encourage les enfants à se rendre compte des similitudes et des différences entre leur culture et celle des autres », a déclaré une haute responsable de la société « Sesame Worshop », Mme Shari Rosenfeld, lors de l'interview qu'elle a accordée au « Washington File ». Cette émission, a-t-elle dit, « célèbre la diversité de l'expérience humaine et examine la diversité au sein de la famille et du groupe auquel appartient l'enfant ».

S'inspirant de « Sesame Street », chaque épisode de « Sesame Stories » raconte une histoire qui illustre la tolérance, la compassion et le respect d'autrui. Lancées en 2003, « Sesame Stories » consistent en fait en trois émissions parallèles - « Hikayat Simsim » (Jordanie), « Sippuray Sumsum » (Israël) et « Hikayat Simsim » (Territoires palestiniens) - élaborées et produites par des enseignants et par des professionnels de la télévision de ces trois pays. Elle sont diffusées en arabe et en hébreu.

« Les personnages de marionnettes créés sur place, a dit Mme Rosenfeld, séduisent les jeunes enfants par leur intelligence et leur humour en accord avec leur culture respective, tandis que l'animation et l'action encouragent l'estime de soi et reflètent le riche héritage culturel de la vie quotidienne de ces enfants. »

L'émission « Sesame Street », créée par une équipe d'artistes, d'écrivains et de spécialistes de l'enfance, a été diffusée pour la première fois aux États-Unis en septembre 1969.

D'après Mme Rosenfeld, des études confirment que sa diffusion aide les enfants à avoir une meilleure confiance en eux et à mieux connaître la culture des autres.

L'une de ces études indique que les enfants qui regardent la nouvelle émission « Sesame Stories » font preuve d'une « plus grande tendance à rejeter les stéréotypes négatifs, à adopter des méthodes constructives de règlement des problèmes et à attribuer des qualités à autrui ».

Lorsqu'on présente un scénario de conflit à des enfants qui ont regardé cette émission, ceux-ci, qu'ils soient Palestiniens, Jordaniens ou Israéliens, offrent des « explications morales positives », qui traduisent « les effets positifs » de l'émission sur la capacité de raisonnement des enfants sur les plans social et moral.

On estime que toutes les émissions « Sésame » ont des effets bénéfiques sur le développement des enfants quel que soit leur pays, y compris les États-Unis.

Une étude réalisée en Macédoine montre que les jeunes enfants albanais, macédoniens, tsiganes et turcs qui ont regardé l'émission « Nashe Maalo » ont une image plus positive les uns des autres.

En Égypte, l'émission « Alam Simsim », financée en partie par l'Agence des États-Unis pour le développement international, a encouragé des « changements positifs » en matière d'hygiène et d'alimentation parmi les enfants et les personnes qui s'occupent d'eux, indique une étude réalisée en 2004.

En Afrique du Sud, une étude effectuée en 2005 montre que les enfants qui regardent l'émission « Talakani Sesame » sont bien mieux informés, notamment en ce qui concerne les risques d'infection par le sang, la discrimination et les moyens de faire face à une maladie. En effet, les réalisateurs de l'émission sud-africaine ont introduit en 2002 une marionnette séropositive afin d'évoquer les problèmes de santé, la lutte contre le sida et la discrimination dont les personnes atteintes de cette maladie font souvent l'objet.


Date de rédaction: 07 avril 2006 Mise à jour: 07 avril 2006

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