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L'histoire des États-Unis renaît dans les parcs nationaux du paysLes parcs des États-Unis rendent hommage aux triomphes et aux tragédies liés à l'expérience américaine
Par Bridget Hunter Des merveilles de la nature telles que la Baie des glaciers en Alaska et la Vallée de la mort dans le Nevada figurent parmi les dizaines de ressources géologiques et écologiques exceptionnelles que protège le système des parcs nationaux des États-Unis, mais bien d'autres parcs, qu'ils soient vastes ou de petite taille, partagent aussi l'histoire du pays avec des milliers de visiteurs chaque année. Les récits qui émanent de chacun de ces parcs, monuments ou sites historiques entretenus par le Service des parcs nationaux brossent une image saisissante des États-Unis, allant de la préhistoire à l'époque coloniale, en passant par la lutte pour l'indépendance, la guerre de Sécession, l'expansion vers l'Ouest et les développements politiques, sociaux et technologiques du XXe siècle. Sur le site historique national de Jamestown, en Virginie, où s'était installée la première colonie anglaise d'Amérique du Nord, 600 hectares de l'Ile de Jamestown sont préservés aux visiteurs et aux chercheurs, notamment le site original d'un fort datant de 1607 et le siège de la législature de l'État datant de la fin du XVIIe siècle. En 1893, les propriétaires de l'île ont fait don de ces sites à l'Association pour la préservation des antiquités de Virginie. Le Service des parcs nationaux a acheté l'île de Jamestown en 1934 pour l'ajouter à son Parc colonial historique. Dans le Parc national historique de Valley Forge, en Pennsylvanie, les visiteurs peuvent retracer les pas du chef de la Révolution américaine, George Washington, qui devint ensuite le premier président des États-Unis. Il y est rendu hommage aux sacrifices et au dévouement des soldats qui ont combattu dans la guerre d'Indépendance ainsi qu'à la collaboration d'Américains ordinaires dans des moments extraordinaires. À Valley Forge, camp d'hiver de George Washington, un soldat sur dix est mort, succombant pratiquement tous à la maladie. Malgré les difficultés, George Washington et ses généraux élaborèrent une armée unie qui finit par triompher des Britanniques. Ceux qui visitent le parc découvrent non seulement l'histoire de ces patriotes des premiers jours mais aussi les témoignages de générations d'Américains qui se sont succédé pour rendre hommage à un moment fort de l'histoire de leur pays. Au Fort McHenry, à Baltimore (Maryland), on peut revivre un autre chapitre de l'histoire américaine. La défense de ce fort en forme d'étoile situé à l'entrée de l'un des ports les plus importants de la jeune nation est l'inspiration de « The Star-Spangled Banner », l'hymne national écrit par Francis Scott Key. Après la Bataille de Baltimore, durant la guerre de 1812, jamais le Fort ne fut de nouveau attaqué, mais il resta un poste militaire actif pendant les cent années qui suivirent. C'est en 1933 que le Service des parcs nationaux a assumé l'administration des lieux. Le Fort McHenry est le seul site, au sein du réseau des parcs nationaux à avoir la double qualification de « monument national » et de « lieu de pèlerinage historique ». La tragédie des événements qui, selon Abraham Lincoln, « divisaient le pays malgré lui » est commémorée à Gettysburg (Pennsylvanie), site d'une bataille qui s'est révélée être un tournant décisif de la guerre de Sécession. Le champ de bataille où l'armée de l'Union s'est affrontée à l'armée des Confédérés avait d'abord été préservé par un petit groupe de citoyens animés d'un vif patriotisme et ensuite par la nation tout entière en vertu d'une loi promulguée par le président Grover Cleveland. Le Service des parcs nationaux a assumé l'administration du Parc national militaire de Gettysburg en 1933 et maintient depuis ce symbole du combat de l'Amérique pour survivre en tant que nation et mémorial à ceux qui ont servi des deux côtés de ce grand conflit. À Hawaï, les panoramas à vous couper le souffle protégés par le Service des parcs nationaux ne manquent pas, et le volcan Haleakala en est un. Mais sur un autre site préservé par le Service des parcs nationaux, les restes submergés de l'USS Arizona à Pearl Harbor, intouchés depuis l'attaque du 7 décembre 1941, c'est l'émotion qui envahit les visiteurs. Le bâtiment, qui fait partie des nombreuses pertes subies lors de l'attaque meurtrière perpétrée ce dimanche tranquille qui restera, ainsi que l'a dit le président Franklin Roosevelt, « un jour marqué par l'infamie », symbolise le début d'une guerre qui a fait des milliers de victimes parmi les Américains. Plus d'un million de personnes visitent le Mémorial de l'USS Arizona chaque année, se déplaçant silencieusement les uns derrière les autres dans un bâtiment érigé au-dessus du site et jÉtant des couronnes de fleurs dans les eaux où des tâches de fuel venues des profondeurs continuent régulièrement à faire surface. La Mall national et le « grenier du pays » Dans la ville de Washington, le Service des parcs nationaux gère plus de 405 hectares d'espaces verts parsemés de monuments qui sont en quelque sorte les jardins de la nation et qui donnent aux visiteurs la possibilité de commémorer les legs de leurs présidents, de rendre hommage aux anciens combattants, de célébrer l'attachement des États-Unis aux idéaux de liberté et de démocratie et d'apprécier des architectures symboliques et des perspectives historiques. Établie officiellement en 1965, la zone baptisée « Mall et monuments nationaux » englobe certaines des parcs administrés depuis le plus longtemps par le Service des parcs nationaux. Située au cœur de la capitale du pays, elle comprend le Monument de Washington, le Mémorial aux soldats de la Deuxième Guerre mondiale, le Mémorial au président Lincoln, et le Mémorial au président Jefferson. S'étendant du Potomac au « bassin réfléchissant », cette zone abrite 156 sites commémoratifs, cercles, fontaines et espaces verts. S'y trouvent également le Théâtre Ford, où a été assassiné Lincoln, et la maison où il est décédé. Le Mall national, ceint au nord et au sud par de vastes avenues baptisées « Constitution » et « Indépendence » et délimité à l'est par le Capitole et à l'ouest par le monument au président Lincoln, est une vaste étendue de verdure ombragée bordée par les bâtiments de l'Institution Smithsonian. Etablis à l'origine grâce à un don fait en 1826 par un scientifique britannique appelé James Smithson, les musées chapeautés par l'Institution Smithsonian s'efforcent de respecter sa volonté, à savoir que sa succession devait « aller aux États-Unis d'Amérique, afin de fonder à Washington, sous le nom de « Smithsonian Institution », un établissement pour accroître et diffuser le savoir parmi les hommes ». Aidée à la fois par un financement public et des dons privés, l'Institution Smithsonian est maintenant le « grenier de la nation » et abrite des collections dont le thème est l'histoire naturelle, la technologie, la science aérospatiale, les Amérindiens et l'art européen, asiatique, africain et américain dans des bâtiments qui sont eux-mêmes des exemples remarquables d'une architecture gothique, beaux-arts, néoclassique et moderne. Le site du Service des parcs nationaux (http://www.nps.gov/) donne des détails supplémentaires (en anglais) concernant la visite de ces parcs. Le site du département d'État (http://www.unitedstatesvisas.gov/visiting.html) fournit des informations concernant les formalités que les voyageurs étrangers doivent remplir pour pouvoir se déplacer aux États-Unis. Date de rédaction:
21 avril 2006 Mise à jour:
21 avril 2006
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