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Actualités de Washington
  

La Banque mondiale réclame une meilleure gestion de l'aide

Les donateurs doivent également revoir la façon dont ils distribuent l'aide.

Le président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz
M. Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale. (©AP/WWP)

Par Kathryn McConnell
Rédactrice du « Washington File »

Washington - Selon un comité consultatif mixte de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), les pays en développement doivent améliorer la façon dont ils gèrent l'aide reçue de l'étranger.

De même, les donateurs doivent rationaliser la distribution de l'aide de façon à mieux l'aligner sur les stratégies de réduction de la pauvreté des pays bénéficiaires, ont déclaré les membres du comité, le 23 avril, à l'issue de leur réunion à Washington.

Ils ont également demandé à la Banque mondiale de coopérer avec les pays à revenu moyen pour mieux les associer aux efforts de réduction de la pauvreté dans le monde.

Le comité consultatif a par ailleurs conclu que la Banque et le Fonds devaient soutenir sans réserve les mesures de lutte contre la corruption. Une politique globale aboutirait à la conception d'indicateurs de performance cohérents, clairs et justes pour les bénéficiaires de l'aide dans plusieurs domaines, notamment la gestion des fonds publics.

Lors de la conférence de presse tenue à l'occasion de la conclusion des travaux du comité, M. Paul Wolfowitz, président de la Banque mondiale, a déclaré qu'une meilleure coordination des politiques d'amélioration de la gouvernance et de la transparence allait de soi.

« Si chaque bailleur de fonds et chaque bénéficiaire a une politique différente, nous n'avons aucune politique », a-t-il affirmé.

Toutefois, a-t-il précisé, un critère unique en matière de lutte contre la corruption serait inadapté à la complexité du monde en développement.

« Aucun pays n'a atteint la perfection » en matière de lutte contre la corruption, a-t-il dit. « Mais ce que nous sommes en droit d'attendre, c'est une amélioration progressive. »

Le comité a également demandé à la Banque et au Fonds de continuer d'utiliser l'aide pour aider les pays à adopter des mesures de libéralisation commerciale.

Il a toutefois précisé que cela ne devait pas se substituer à l'aboutissement de l'actuel cycle de négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), cycle connu sous le nom d'Agenda de Doha pour le développement.

Par ailleurs, le comité a affirmé que la Banque devrait explorer de nouveaux moyens de financer des investissements dans des sources d'énergie propres, durables et efficaces pour les pays en développement. Un nouveau regard sur le financement pourrait les aider à limiter les émissions de gaz à effet de serre et à s'adapter aux changements climatiques.

Le comité a également appelé à la poursuite de la coordination aux niveaux international, national et régional afin de mettre au point des plans de réaction rapide face au risque d'une pandémie de grippe aviaire.


Date de rédaction: 26 avril 2006 Mise à jour: 26 avril 2006

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