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Des agriculteurs kényans améliorent leur récolte d'avocatsArticle de la série « Partenariat pour une vie meilleure »La seule source de revenus du Kényan Mbugua Gitau est son verger d'avocats. Auparavant, lui et d'autres agriculteurs dépendaient également de courtiers indépendants qui n'offraient que des prix bas et achetaient leurs produits irrégulièrement. Mais ensuite, les agriculteurs ont appris que trois usines de traitement d'huile d'avocat se préparaient à ouvrir dans le pays. Chacune de ces usines avait besoin d'un approvisionnement fiable en avocats pour fabriquer des huiles destinées à l'exportation vers l'Afrique du Sud, où elles seraient raffinées pour l'industrie cosmétique. La difficulté était de mettre les usines en rapport avec les quelque 5.400 producteurs d'avocats du pays, dont M. Gitau. C'est précisément ce que sont en train d'essayer de faire l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et les Business Development Services (BDS, Services de développement des entreprises) du Kenya. Les BDS sont un projet prévu sur cinq ans qui vise à promouvoir les petites entreprises rurales en les aidant à obtenir plus facilement des débouchés commerciaux. Dans le cadre de ce programme, mis en œuvre par la société internationale de conseil en développement Emerging Markets Group, des réunions ont été organisées pour les agriculteurs. À la fin de 2005, près de 100 groupes de producteurs, représentant plus de 2.800 agriculteurs, avaient été enregistrés. Des ateliers de formation, sur des thèmes variés tels que la création de règlements, la dynamique des groupes, les élections et la comptabilité, ont également été organisés pour les agriculteurs. Les BDS ont également cherché des appuis auprès de responsables locaux et de personnalités influentes. Les agriculteurs se sont ensuite assurés que les avocats étaient mûrs à point nommé pour les usines. Cela a été réalisé grâce à des relevés géographiques précis, à l'analyse des zones de production et à des négociations minutieuses des clauses des contrats d'approvisionnement. À la fin de la saison 2005, 178 tonnes d'avocats avaient été livrées. Si l'on considère que le programme avait commencé vers la fin de la saison de la récolte, c'est plutôt un bon début. Les agriculteurs ont désormais un marché garanti, et le prix du kilogramme d'avocats a augmenté de 400 à 500 %. Quant aux usines, elles ont constaté qu'elles avaient un approvisionnement suffisant. M. Gitau est aujourd'hui de nouveau optimiste au sujet de la culture de l'avocat. L'Ichagaki Self-Help Group, dont il fait partie, considère la culture de l'avocat comme une entreprise. Au fur et à mesure que la qualité des fruits augmente, lui et d'autres membres du groupe ont hâte de se tourner vers le marché lucratif de l'exportation de l'avocat. Les principales difficultés qu'il faut encore surmonter sont l'amélioration de la qualité et du rendement des vergers par le biais de l'utilisation de pesticides et d'engrais. À cette fin, les BDS ont formé un réseau de services de pulvérisation. Les programmes de pulvérisation ont été minutieusement mis au point afin de répondre aux normes de l'exportation. Les BDS ont également négocié des arrangements financiers afin que les agriculteurs puissent recourir au crédit pour payer ces services. Ce programme devrait permettre de tripler le rendement des vergers. Entrevoyant une augmentation de ses revenus à la prochaine récolte, M. Gitau a l'intention d'investir dans une autre parcelle de terrain afin d'étendre son verger. Il songe également à rénover sa maison et à acheter des chèvres. Date de rédaction:
08 août 2006 Mise à jour:
08 août 2006
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