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Conflit du Proche-Orient : le Conseil de sécurité poursuit ses travauxIl doit se réunir avec la délégation de la Ligue arabe avant de procéder à un vote sur le projet de résolution franco-américain.
Par Judy Aita New York (Nations unies) - Avant d'achever les négociations sur le projet de résolution franco-américain relatif au conflit entre Israël et le Hezbollah, le Conseil de sécurité de l'ONU doit s'entretenir avec une délégation de la Ligue arabe, car il souhaite s'informer des points de vue de tous les intéressés, a dit le représentant permanent des Etats-Unis, M. John Bolton, le 7 août. « Nous allons écouter l'opinion de la Ligue arabe demain et nous allons continuer de chercher à réaliser notre objectif (...) à savoir l'adoption la plus rapide possible du projet de résolution », a-t-il indiqué après que le président du Conseil de sécurité, M. Nana Effah-Apenteng (Ghana) eut annoncé cette réunion. Le ministre qatarien des affaires étrangères, M. Hamad bin Jassim bin Jabir Al-Thani, le ministre des affaires étrangères des Emirats arabes unis, M. Hamdan bin Zayed Al Nanhyan, et le secrétaire général de la Ligue arabe, M. Amre Moussa, doivent se réunir avec les membres du Conseil de sécurité dans l'après-midi du 8 août. On s'attend à ce qu'Israël demande aussi à être entendu par le Conseil de sécurité. Les travaux des diplomates américains et français visant à mettre au point un projet de résolution qui prévoit la cessation immédiate des hostilités en tant que première mesure nécessaire à la cessation du conflit se sont poursuivis pendant le week-end du 5 et 6 août, après que les deux pays eurent présenté leur projet aux quinze membres du Conseil de sécurité le 5 août. Certains membres du Conseil de sécurité ont proposé des modifications, et le Qatar, qui représente les Etats arabes au Conseil de sécurité, a demandé que cet organe de l'ONU se réunisse avec une délégation choisie par les ministres des affaires étrangères des Etats membres de la Ligue arabe lors de leur réunion à Beyrouth. Le représentant permanent du Qatar auprès de l'ONU, M. Nassir Abdulaziz Al-Nasser, a déclaré que son gouvernement n'était pas opposé au projet de résolution. Il a proposé des modifications, car, a-t-il dit, « si nous adoptons un libellé qui n'est pas clair, cela créera des problèmes d'ordre interne pour les Libanais. » Pour sa part, M. Bolton a dit que le représentant permanent de la France, M. Jean-Marc de la Sablière, et lui avaient travaillé de longues heures pour rédiger le projet de résolution parce que le Conseil de sécurité souhaitait agir rapidement, mais qu'ils allaient attendre la réunion avec la délégation de la Ligue arabe avant d'apporter des modifications à ce projet. « Nous allons penser aux façons de tenir compte des opinions de la Ligue arabe en vue de procéder à un vote aussi rapidement que les autres membres du Conseil de sécurité le souhaiteront », a-t-il dit. Les coauteurs du projet de résolution vont tenter de prendre en considération les vues des autres membres du Conseil de sécurité ainsi que du Liban et d'Israël, a-t-il ajouté en indiquant qu'il ne doutait pas que chacun des intéressés ait quelque chose à redire au sujet de certaines parties du projet de résolution. Lors de la rédaction du projet de résolution, de hauts responsables américains et français, notamment la secrétaire d'Etat américaine, Mme Condoleezza Rice, sont restés en contact étroit avec des membres des gouvernements libanais et israélien, a précisé M. Bolton. « Ce n'est pas comme si nous avions rédigé cette résolution dans une tour d'ivoire et que soudainement nous présentions ce texte aux membres des gouvernements intéressés. » « Il ne s'agit pas de parvenir à un accord parfait ou de satisfaire complètement toute personne parce que ce n'est pas possible à l'heure actuelle, mais de prendre les mesures concrètes nécessaires pour s'orienter sur la voie menant à une solution durable », a-t-il fait remarquer. Selon des diplomates, le Conseil de sécurité pourrait procéder à un vote sur le projet de résolution dès le 9 août. A l'issue de la réunion à huis clos du Conseil de sécurité, M. Bolton a déclaré à la presse qu'une des sections du projet de résolution qui faisaient l'objet de controverses avait trait aux Fermes Shebaa. Tant la Syrie que le Liban déclarent que les Fermes Shebaa, qu'Israël occupe depuis 1967, font partie de leur territoire. Il s'agit là d'un problème entre la Syrie et le Liban, et le projet de résolution prévoit que le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, devra soumettre au Conseil de sécurité des propositions au sujet du règlement de cette question de souveraineté, a dit M. Bolton, en ajoutant que ce serait une erreur de tenter de préjuger de cette question à l'heure actuelle. « Le projet de résolution, a-t-il indiqué, dresse, comme il se doit, une liste complète des frontières du Liban et par voie de conséquence de sa frontière avec la Syrie, qui comprend les zones litigieuses ou incertaines, dont les Fermes Shebaa. » Date de rédaction:
08 août 2006 Mise à jour:
08 août 2006
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