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Actualités de Washington
  

Le Conseil de sécurité de l'ONU et la sécurité dans le sud du Liban

M. Bolton déclare qu'il faut veiller à empêcher tout retour du Hezbollah lorsque les forces israéliennes se retireront.

M. John Bolton, représentant des États-Unis à lONU
M. John Bolton, représentant permanent des États-Unis à l'ONU. (©AP/WWP)

Par Judy Aita
Correspondante du Washington File

New York (Nations unies) - Des diplomates à New York travaillent jour et nuit pour réviser le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU relatif au conflit entre Israël et le Hezbollah et prévoyant la présence, dans le sud du Liban, d'une force de sécurité chargée de veiller à ce que les combattants de l'Hezbollah ne retournent pas dans cette région après le retrait des forces armées israéliennes.

Le représentant permanent des Etats-Unis auprès de l'ONU, M. John Bolton, s'est entretenu, le 9 août, avec le secrétaire général de la Ligue arabe, M. Amre Moussa. M. Bolton et le représentant permanent de la France, M. Jean-Marc de la Sablière, s'emploient actuellement à modifier le projet de résolution.

Le 5 août, les Etats-Unis et la France ont soumis au Conseil de sécurité ce texte qui exige la cessation immédiate des hostilités, en exprimant l'espoir que les membres du Conseil de sécurité pourront procéder rapidement à un vote.

Toutefois, M. Moussa ainsi qu'une délégation de la Ligue arabe dirigée par le ministre qatarien des affaires étrangères, M. Hamad Al-Thani, et par l'envoyé spécial du Liban, M. Tarek Mitri, ont fait part, le 8 août, au Conseil de sécurité de leurs préoccupations au sujet du projet de résolution et ils ont proposé des modifications.

M. Bolton a déclaré à la presse à ce propos : « Il reste des questions importantes à débattre, et nous tentons de les prendre en considération dans nos négociations. Nous allons aussi vite que possible et nous passons d'une réunion à une autre. »

La proposition du Liban tendant à déployer 15.000 soldats libanais dans la zone tampon située le long de la frontière libano-israélienne est importante, et les négociateurs tentent de tenir compte de cette offre dans le projet de résolution, a-t-il dit en ajoutant : « La question stratégique reste cependant la même que depuis le début des hostilités (...) : nous ne voulons pas que le Hezbollah s'infiltre de nouveau dans la partie sud du Liban. »

L'objectif de l'ensemble du Conseil de sécurité, et non pas seulement des Etats-Unis et de la France « est de ne pas se trouver dans une situation où nous retomberions dans l'état où les choses étaient auparavant », a-t-il fait remarquer.

« Les détails comptent », a déclaré pour sa part le porte-parole du département d'Etat, M. Sean McCormack, le 9 août à Washington au sujet de la mise en place d'une force de stabilisation dans la zone où se trouvent actuellement les forces israéliennes.

« Une des tâches les plus complexes que toute armée peut exécuter (...) c'est de remettre un territoire à une autre armée. C'est quelque chose qu'il convient de faire avec soin », a-t-il dit.

« Tout le monde convient qu'Israël doit se retirer dans le cadre de la cessation des hostilités, mais nous n'allons pas remplacer quelque chose par rien, a indiqué M. McCormack. Si l'on fait cela (...) on aura de nouveau tous les ingrédients requis pour plus de violence, plus d'instabilité et pour permettre à un groupe de terroristes de plonger la région dans la violence et de faire un plus grand nombre de victimes. »

Il s'agit, a-t-il dit, de parvenir à une solution qui soit acceptable à toutes les parties et qui puisse être durable.

En ce qui concerne la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) qui se compose de 2.000 hommes, M. Bolton a indiqué que le Conseil de sécurité étudiait les moyens de la renforcer, de modifier son mandat et de la rendre plus apte à participer à la « nouvelle structure en matière de sécurité ».


Date de rédaction: 10 août 2006 Mise à jour: 10 août 2006

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