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La Maison-Blanche applaudit à la victoire de la diplomatie au LibanLe cessez-le-feu devrait entraîner le renforcement de la souveraineté du gouvernement libanais.
Par David Shelby Washington - La cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah constitue une victoire pour la démocratie, a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, M. Tony Snow, lors de son point de presse du 14 août tenu quelques heures seulement après l'instauration du cessez-le-feu. Jusqu'ici, a dit M. Snow, il semble que l'on respecte le cessez-le-feu de part et d'autre : « Certes, nous avons des informations selon lesquelles certaines personnes affirment qu'elles ne vont pas le respecter, mais jusqu'ici elles le font. Il n'y a eu aucun tir de roquette par le Hezbollah aujourd'hui, et nous espérons que tout le monde va se conformer fidèlement au cessez-le-feu. » M. Snow a déclaré que l'adoption, le 11 août, de la résolution 1701 par le Conseil de sécurité, appelant à la cessation de la violence, reflétait les objectifs diplomatiques du président Bush et de la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, consistant à soutenir les efforts que déployait le gouvernement du Liban pour étendre sa souveraineté effective jusqu'aux frontières et pour mettre fin à l'agression du Hezbollah. Les États-Unis, a-t-il dit, « espèrent que le peuple libanais sera l'ultime gagnant », lorsque son gouvernement démocratique se trouvera renforcé et que le Hezbollah sera privé de sa capacité d'appliquer une politique étrangère indépendante ». Et de poursuivre : « Nous voulons non seulement que le cessez-le-feu tienne, mais aussi qu'il enclenche une série d'événements qui nous amèneront là où nous voulons aboutir, c'est-à-dire à un gouvernement libanais autonome et démocratique, qui n'a plus à redouter de provocations sur son territoire de la part d'une milice qui ne représente pas le peuple du Liban. » Selon le porte-parole, les 15.000 casques bleus qui seront affectés aux côtés de l'armée libanaise dans le sud du pays joueront un rôle clé en vue de garantir que la situation ne retournera pas à son état antérieur. Ces forces devraient notamment être capables d'intercepter et d'interrompre les livraisons d'armes aux militants du Hezbollah en provenance de la Syrie et de l'Iran. De même, les États-Unis souhaiteraient que le Hezbollah soit désarmé conformément à la résolution 1559 du Conseil de sécurité, mais il s'agit là d'une opération à long terme qu'il appartiendra au gouvernement libanais et aux forces internationales d'exécuter, a déclaré M. Snow. Ni ce dernier ni le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, n'a offert de calendrier de déploiement des forces internationales au Liban, mais M. McCormack a indiqué que les États-Unis voudraient « que cette force soit constituée le plus rapidement possible ». Il s'attend à ce que les pays intéressés tiennent prochainement à l'ONU une conférence de contribution de forces. Les États-Unis, a indiqué M. Snow, n'enverront pas de forces terrestres en appui à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), mais pourraient lui offrir un soutien logistique. Au cours des trente jours qu'a duré ce conflit, l'attention internationale a pu se focaliser notamment sur le rôle joué par la Syrie et l'Iran en vue de soutenir et d'armer le Hezbollah, de fomenter la violence et de « tenter de bafouer les aspirations démocratiques du peuple libanais », a dit le porte-parole. « C'est une évolution importante car on voit maintenant clairement qui est responsable, non seulement sur le terrain mais au plan régional, de l'appui au genre de violence auquel nous avons assisté », a-t-il dit. M. McCormack a déclaré, pour sa part, que la pleine application de la résolution du Conseil de sécurité constituerait un revers stratégique pour l'Iran et la Syrie. Date de rédaction:
15 août 2006 Mise à jour:
15 août 2006
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