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Les États-Unis sont résolus à renforcer la sécurité au LibanLa conférence de presse du secrétaire d'État adjoint aux affaires proche-orientales
Par David Shelby Washington - Les États-Unis sont déterminés à transformer la tragédie qu'a constitué le conflit récent entre Israël et le Hezbollah en un changement positif qui renforcera la sécurité du Liban et de tout le Proche-Orient, a déclaré à la presse le secrétaire d'État adjoint aux affaires proche-orientales, M. David Welch, le 15 août. « Notre tâche, a-t-il indiqué, consiste à tenter d'améliorer la situation. Nous n'avons pas déclenché cette crise et nous avons essayé d'y mettre fin d'une manière qui garantisse la sécurité de tous les intéressés. La décision que le Conseil de sécurité (de l'ONU) a prise n'aurait pas eu lieu sans le rôle primordial des États-Unis. Il s'agit d'une décision importante. Elle offre l'occasion aux Libanais de contribuer à protéger leur avenir. Nous avons l'intention d'être à leurs côtés et de les aider à le faire. Nous sommes résolus à jouer un rôle déterminant. » La résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui a permis la cessation des hostilités, établit selon lui « une architecture pour le renforcement de la confiance et de la sécurité ». M. Welch a attiré l'attention sur plusieurs aspects de la résolution qui devraient changer fondamentalement la dynamique de la situation dans le sud du Liban. La résolution, a-t-il dit, prévoit le déploiement, pour la première fois, de soldats libanais le long de la frontière du sud du pays. En outre, elle exige le démantèlement de tous les groupes armés et surtout elle décrète un embargo sur toutes les livraisons d'armes au Liban à l'exception de celles destinées à l'armée libanaise et aux institutions de sécurité agréées. Cet embargo s'applique à tous les pays, notamment à la Syrie et à l'Iran, pays que les États-Unis ont accusés d'être les principaux fournisseurs d'armes du Hezbollah. « Nous allons observer avec une très grande attention toutes les livraisons d'armes au Liban étant donné que tous les pays ont maintenant l'obligation de ne pas en livrer », a-t-il dit. En vertu de la résolution 1701, la protection des frontières libanaises est du ressort du gouvernement libanais, qui pourra faire appel pour l'aider à cet effet à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), dont les effectifs vont être augmentés. Le représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU, M. John Bolton, a déclaré à la presse à New York que le département des opérations de maintien de la paix de l'ONU se penchait actuellement sur la question de la composition et du déploiement des futurs effectifs supplémentaires de la FINUL. Les États-Unis et la France ont dépêché des spécialistes militaires pour aider l'ONU à prendre les dispositions nécessaires, a-t-il dit en exprimant son désir que cette force puisse être déployée aussi tôt que possible. Par ailleurs, M. Welch a exprimé sa consternation au sujet des déclarations triomphales que l'Iran et la Syrie avaient faites à la suite de la cessation des hostilités. « Il est regrettable, a-t-il dit, que les dirigeants d'autres pays puissent proclamer sur les décombres leur conception des intérêts du peuple libanais. Ce n'est pas le prix que le peuple libanais devrait payer pour qu'ils puissent pontifier dans le domaine politique. » L'ingérence de l'Iran dans les affaires libanaises, a-t-il dit, a eu des effets dévastateurs sur le Liban. Elle a suscité « une tendance inquiétante à la violence, une usurpation également inquiétante des droits des intéressés ». Personne, a-t-il ajouté, n'a demandé la permission des Libanais au sujet du « lancement de ce conflit par un État dans un État ». Les déclarations des présidents iranien et syrien, MM. Mahmoud Ahmadi-Nejad et Bachar el-Assad constituent un signe du peu qu'ils peuvent faire pour régler ces conflits et de ce qu'ils tentent de faire « en exacerbant l'émotion et la colère de la population à leur profit égoïste en ces temps de tragédie ». M. Welch a souligné que les États-Unis étaient résolus à aider le Liban. « Il n'y a pas de pays qui soutienne plus les intérêts du peuple libanais que les États-Unis, a-t-il dit. Je suis convaincu que le Liban peut sortir renforcé de ces événements. Les États-Unis œuvreront de concert avec ce pays pour atteindre ces objectifs. » Date de rédaction:
16 août 2006 Mise à jour:
16 août 2006
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