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Actualités de Washington
  

M. Bush s'engage à augmenter l'aide des États-Unis au Liban

Sa conférence de presse du 21 août

Le président George W. Bush
Le président des États-Unis, M. George W. Bush. (© AP/WWP)

Par Stephen Kaufman
Correspondant du Washington File

Washington - Le président Bush s'est engagé à accroître l'aide des États-Unis au Liban pour aider ce pays à entreprendre la reconstruction nécessaire après le conflit qui a opposé pendant des semaines Israël et le Hezbollah.

Lors de la conférence de presse qu'il a donnée le 21 août à la Maison-Blanche, il a indiqué que cette aide, qui serait portée à 230 millions de dollars, permettrait aux Libanais de retourner dans leurs villes et villages et de reconstruire en partie les logements, les ponts, les routes et les écoles détruits ou endommagés, notamment afin que les enfants puissent retourner à l'école cet automne.

« Notre pays ne perd pas de temps pour aider le peuple libanais, a-t-il souligné. Les États-Unis s'engagent durablement à l'aider parce que nous croyons que toute personne (...) mérite de vivre dans une société libre et ouverte qui respecte les droits de tous. »

Plus de la moitié des 50 premiers millions d'aide accordés par les États-Unis depuis le déclenchement des hostilités entre Israël et le Hezbollah a déjà été distribuée au peuple libanais, a-t-il dit. La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, joue un rôle primordial dans les démarches diplomatiques visant à créer des couloirs pour l'acheminement de l'aide humanitaire, à rouvrir l'aéroport de Beyrouth et à alimenter en carburants les centrales et les véhicules du pays servant à transporter les secours et l'aide humanitaire.

Dans les semaines à venir, les États-Unis vont livrer au Liban 25.000 tonnes de blé et ils s'apprêtent à envoyer une équipe de spécialistes destinés à aider le gouvernement libanais à faire face à la marée noire qui risque d'atteindre les villes et villages situés le long de la côte libanaise.

Par ailleurs, les États-Unis devraient consacrer 42 millions de dollars à la formation de soldats libanais et à leur équipement, et une délégation composée de dirigeants d'entreprises et d'organisations non gouvernementales va se rendre au Liban pour voir dans quelle mesure ils peuvent aussi lui venir en aide.

En ce qui concerne Israël, dont l'infrastructure dans le nord du pays a été endommagée par les roquettes lancées par le Hezbollah, M. Bush a déclaré qu'il allait œuvrer de concert avec le Congrès en vue de continuer de lui accorder des garanties de prêts destinés à financer la reconstruction.

Il a également préconisé le renforcement rapide de la force internationale comme prévu par la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui, a-t-il dit, « est essentiel à la paix » au Proche-Orient. Cette force est indispensable pour faire respecter le cessez-le-feu et pour empêcher le Hezbollah de se reconstituer en « un État dans un État ».

« Le besoin est urgent, a-t-il déclaré. La communauté internationale doit maintenant désigner les responsables de cette nouvelle force internationale, lui donner des règles d'engagement solides et la déployer aussi rapidement que possible pour maintenir la paix. »

Les 15.000 membres de cette force ne comprendront pas de contingent américain, mais les États-Unis les aideront dans les domaines du soutien logistique, du commandement et du contrôle, des communications et du renseignement. Washington collaborera avec les responsables de cette force de façon à veiller que les États-Unis fassent tout leur possible pour que sa mission soit couronnée de succès.

À l'heure actuelle, les États-Unis œuvrent de concert avec d'autres pays en vue de l'organisation et du déploiement de cette force. Après avoir fait état des liens historiques de la France avec le Liban et de sa bonne connaissance des questions régionales au Proche-Orient, M. Bush a exprimé l'espoir qu'elle enverra un contingent important.

Irak

Pour ce qui est de l'Irak, le président a déclaré que les États-Unis avaient transféré une brigade de soldats américains de Mossoul à Bagdad en vue de tenter de réduire la violence dans la capitale et d'apporter un soutien au gouvernement de M. Nouri al-Maliki.

Les Irakiens, a-t-il dit, « font preuve d'un courage incroyable » et aspirent à un pays unifié et en paix. Les forces de sécurité du pays « demeurent unies » derrière les dirigeants du pays qui sont « déterminés à contrecarrer les plans des extrémistes et d'Al-Qaïda ».

Le retrait des forces américaines de l'Irak avant que le gouvernement irakien « ait la possibilité de se défendre, de gouverner et (...) de répondre à la volonté du peuple » serait « un désastre », a-t-il affirmé. « Nous ne partirons pas tant que je serai président. Ce serait une erreur monumentale. »


Date de rédaction: 22 août 2006 Mise à jour: 22 août 2006

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