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Actualités de Washington
  

L'établissement du nouveau Conseil des droits de l'homme

M. Bolton s'oppose à un changement « cosmétique » de la Commission des droits de l'homme.

M. John Bolton, représentant permanent des États-Unis à lONU
M. John Bolton. (© AP/WWP)

De l'avis du représentant permanent des États-Unis auprès des Nations unies, M. John Bolton, le nouveau Conseil des droits de l'homme de l'ONU doit être sensiblement différent de l'ancienne Commission des droits de l'homme, sinon les efforts mis en œuvre pour améliorer la protection des droits de l'homme dans le monde n'auront guère de poids.

Il ne faudrait pas que les changements apportés à l'ancienne institution soient simplement « cosmétiques », a fait valoir M. Bolton le 11 janvier à l'occasion de débats à huis clos portant sur l'établissement du nouveau Conseil des droits de l'homme, ajoutant que les États-Unis n'appuieraient pas de simples changements superficiels.

« Ressusciter la Commission des droits de l'homme en changeant simplement son nom et en reprenant tous ses défauts n'aura pour effet que d'amoindrir l'objectif que la plupart d'entre nous - mais malheureusement pas tous - partageons, à savoir la promotion de la liberté et les droits de l'homme », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité, pour le nouveau Conseil, d'avoir un mandat bien précis, orienté vers l'action, et qui se concentre sur les atteintes aux droits civils et politiques.

Les États-Unis continuent à être vivement préoccupés à propos du projet de résolution concernant l'établissement du Conseil des droits de l'homme, a déclaré M. Bolton, ajoutant que ce pays aimerait que le Conseil ne comporte pas plus de 30 membres, répartis équitablement entre les diverses régions, pour qui l'attachement à la protection et à la promotion des droits de l'homme ne fait aucun doute.

Il serait souhaitable que les pays briguant un siège au Conseil des droits de l'homme aient été nommés et reçu l'appui d'au moins la moitié des pays appartenant à leur groupe régional et que les deux tiers des membres de l'Assemblée générale aient voté en leur faveur.

Par ailleurs, a-t-il dit, il est inconcevable, pour les États-Unis, que le Conseil des droits de l'homme comporte des membres faisant l'objet de sanctions du Conseil de sécurité pour atteintes aux droits de l'homme ou pour leur appui au terrorisme.

Il a précisé que ce Conseil devra aussi tenir des réunions régulières tout au long de l'année et prévoir un mécanisme permettant la convocation de sessions supplémentaires si besoin est.

« Notre objectif et notre position doivent reposer sur le principe selon lequel il sera interdit à ceux qui ferment les yeux sur les atteintes aux droits de l'homme qui sont commises sur leur territoire de pouvoir juger les autres », a-t-il déclaré.

Et, s'il n'était pas tenu compte de tous ces points, a-t-il fait valoir, le monde penserait alors que l'ONU n'est pas capable ou crédible lorsqu'il s'agit de faire respecter les droits de l'homme.

L'Assemblée générale de l'ONU a commencé d'intenses négociations le 11 janvier sur la forme à donner au Conseil des droits de l'homme qui doit remplacer la Commission des droits de l'homme avant le début de sa session régulière, en mars 2006. Le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, avait suggéré le remplacement de la commission en mars 2005, dans un rapport sur la réforme de l'ONU.


Date de rédaction: 12 janvier 2006 Mise à jour: 12 janvier 2006

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