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M. Bush explique les buts et la stratégie de la guerre contre le terrorismePropos du président sur les talibans d'Afghanistan et sur Saddam Hussein.
Par Merle Kellerhals Washington - Au lendemain de son discours prononcé à Washington devant l'Association des anciens combattants, le président Bush a porté son message sur la guerre antiterroriste à Louisville (Kentucky), où il a non seulement parlé à son auditoire mais répondu à ses questions. Ces questions ont couvert toute une gamme de dossiers de politique intérieure et étrangère ; toutefois, M. Bush a centré ses propos liminaires sur la guerre contre le terrorisme ainsi que sur les objectifs et la stratégie des États-Unis à propos de l'Irak. Il a affirmé que la guerre antiterroriste s'est imposée aux États-Unis « en raison des attaques exécutées par un ennemi le 11 septembre 2001 (...), à la suite desquelles j'ai fait le serment que nous traquerions ces assassins pour que justice soit faite ». « Et c'est bien ce que nous faisons, a poursuivi le président. Nous traquons un ennemi qui (...) ne supporte pas la liberté (...) et qui ne croit ni à la liberté d'expression, ni à la liberté religieuse, ni au droit d'opposition, ni aux droits de la femme, et qui veut imposer son idéologie partout dans le monde. » M. Bush a souligné que la campagne militaire entreprise par les États-Unis contre les talibans en Afghanistan était la conséquence directe de sa position selon laquelle toute personne qui soutient les terroristes est aussi condamnable qu'eux. « Nous avons agi parce que les talibans ont refusé d'expulser Al-Qaïda », a-t-il expliqué. En ce qui concerne l'Irak, M. Bush a fait valoir que Saddam Hussein était « un ennemi juré des États-Unis », que son régime était sur la liste dressée par les États-Unis des États parrainant le terrorisme et qu'il avait défié une bonne douzaine de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Saddam Hussein avait le choix, « mais il a choisi la guerre, et il l'a eue. Il n'est plus au pouvoir et le monde s'en porte mieux. » L'objectif des États-Unis en Irak « n'est rien de moins que la victoire », laquelle, a-t-il dit, arrivera « lorsque ce pays ne sera plus un asile sûr pour les terroristes et que ses habitants pourront défendre leur démocratie ». L'ennemi, en Irak, se compose de trois groupes, a-t-il précisé : les insurgés sunnites, qui avaient profité du tratement de faveur que Saddam Hussein leur accordait par rapport aux chiites ; les loyalistes irréductibles, c'est-à-dire « les brutes et autres individus qui pillaient la nation impunément et non seulement jouissaient d'un statut privilégié mais étaient tout-puissants » ; enfin les membres d'Al-Qaïda et leurs associés. Pour combattre ces trois groupes, les États-Unis et l'Irak appliquent une stratégie à trois volets : marginaliser et isoler les opposants par le biais du processus politique, former une armée et une police irakiennes à même d'avoir raison de leurs ennemis par la force, et reconstruire l'économie grâce notamment à un effort substantiel en faveur de petits projets locaux. Ce type de projet émancipateur « permet en effet à ceux qui sont disposés à prendre un risque pour la démocratie de dire : suivez-moi, votre vie va devenir meilleure », a déclaré le président. Date de rédaction:
12 janvier 2006 Mise à jour:
12 janvier 2006
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