jump over navigation bar
Department of State SealU.S. Department of State
International Information Programs and USINFO.STATE.GOV url
Thématique Régions Ressources Produits    English |  Español |  Русский |  Arabic |  Chinese |  Persian
Actualités de Washington
  

Les nouveaux défis appellent une nouvelle stratégie diplomatique, dit Mme Rice

Le discours de la secrétaire d'État sur la « diplomatie transformatrice »

Mme Condoleezza Rice à luniversité de Georgetown
Mme Condoleezza Rice à l'université de Georgetown le 18 janvier. (© AP/WWP)

Par Rebecca Ford Mitchell
Rédactrice du « Washington File »

Washington - Le monde d'aujourd'hui, caractérisé par une intégration croissante et par des périls d'envergure planétaire - le terrorisme, les armes de destruction massive, les épidémies, la traite des personnes, le trafic de stupéfiants - appelle de la part des États-Unis une nouvelle stratégie diplomatique, a affirmé la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, lors d'un discours prononcé le 18 janvier à l'université de Georgetown.

Baptisée « diplomatie transformatrice », cette nouvelle stratégie consiste à aider les sociétés étrangères à « créer et maintenir des États démocratiques, bien gouvernés, à même de satisfaire les besoins de leur population et d'agir de manière responsable au sein du système international », a indiqué Mme Rice.

« Je veux être claire, a-t-elle ajouté. La diplomatie transformatrice est basée sur le partenariat, non le paternalisme ; elle cherche à obtenir des résultats par la coopération et non la complaisance. »

Selon la secrétaire d'État, les défis diplomatiques de notre époque, tels que la promotion de la démocratie au Moyen-Orient, sont ardus, mais non insurmontables si on considère ceux auxquels les États-Unis ont eu à faire face par le passé.

« En 1946 et 1947, les Allemands étaient encore tenaillés par la famine. En 1946, les communistes ont remporté de fortes minorités en Italie et en France. En 1947, la Grèce a connu la guerre civile et il y a eu conflit civil en Turquie. En 1948, la Tchécoslovaquie est tombée sous un coup d'État communiste ; l'Allemagne a été durablement divisée à Berlin. En 1949, l'Union soviétique a fait exploser une bombe atomique cinq ans plus tôt que prévu et les communistes l'ont emporté en Chine. Il ne s'agissait pas de petits revers pour la démocratie, c'étaient des revers stratégiques énormes. »

Aujourd'hui, l'Europe est une, prospère et en paix, grâce à l'engagement des États-Unis en faveur des valeurs démocratiques, a souligné Mme Rice.

En Irak, « il est difficile, très difficile, pour des gens qui ont réglé leurs différends, pendant toute leur existence, par le combat, par la force, par la répression et par la violence, de trouver un moyen de régler leurs différends par la voie politique, par le compromis. C'est très dur aussi en Afghanistan, où rôdent encore des terroristes prêts à faire sauter des enfants innocents à n'importe quel moment. Il est très pénible de se rendre dans un pays comme la Jordanie et de voir cet hôtel où une noce - c'est bien le comble - a été dévastée par un attentat-suicide à la bombe. On a du mal à contempler les difficiles conditions d'existence qui sont le lot quotidien des Palestiniens. Tout cela est très dur. Mais cela a été dur pour d'autres pays qui s'en sont sortis. »

Le monde a pu observer l'alternative à la démocratie en Afghanistan sous le régime taliban, où Al-Qaïda opérait librement, ainsi que dans la province soudanaise du Darfour, a poursuivi Mme Rice : « La démocratie est difficile, elle demande du temps, mais elle en vaut toujours la peine. »

La « diplomatie transformatrice »

Aujourd'hui, les diplomates doivent faire plus que de préparer des rapports sur les pays et de faire des analyses de politique étrangère, a déclaré la secrétaire d'État, ils doivent promouvoir la démocratie et être « des administrateurs hors pair de programmes, capables d'aider les citoyens étrangers à consolider l'État de droit, à démarrer une entreprise, à améliorer la santé et à réformer l'enseignement ».

C'est pourquoi les nouvelles lignes de front de la diplomatie américaine se situent dans les États en transition d'Afrique, d'Amérique latine et du Moyen-Orient, ainsi que dans les grands États régionaux que sont l'Inde, la Chine, le Brésil, l'Égypte, l'Indonésie et l'Afrique du Sud. Le corps diplomatique des États-Unis devra être repositionné pour refléter cette réalité. En 2006, une centaine de postes situés actuellement en Europe et à Washington seront transférés à des pays tels que la Chine, l'Inde, le Nigeria et le Liban.

De même, la présence américaine devra s'épanouir dans les États au-delà des capitales étrangères, a dit Mme Rice : « Il y a près de 200 villes dans le monde de plus d'un million d'habitants où les États-Unis n'ont pas de présence diplomatique officielle. C'est là que les choses se passent aujourd'hui et c'est là que nous devons être. »

Le département d'État va donc développer l'envoi de diplomates détachés dans ces grandes villes, comme c'est déjà le cas en Égypte et en Indonésie, où des diplomates vivent et travaillent au sein de la communauté, hors des ambassades, engageant des contacts avec de simples citoyens aussi bien qu'avec des fonctionnaires. En outre, le département d'État étudie la possibilité de créer des postes diplomatiques « virtuels », où les citoyens étrangers pourront prendre contact avec des diplomates américains au moyen de l'internet.


Date de rédaction: 19 janvier 2006 Mise à jour: 19 janvier 2006

Options:  Version imprimable Version imprimable    Envoyez cet article par courriel Envoyez cet article par courriel     Abonnement Abonnement

Retour


       Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
       Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.