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Enquête à l'ONU sur 200 accusations de fraudeSelon M. Bolton, elle démontre la nécessite d'une réforme.
Par Judy Aita Nations unies - Des enquêtes internes à l'Organisation des Nations unies ont dévoilé 200 cas possibles de mauvaise gestion et de fraude tant dans les opérations de maintien de la paix qu'au siège de l'ONU, a indiqué le secrétaire général adjoint à l'administration, aux finances et à la gestion, M. Christopher Burnham, lors d'une conférence de presse donnée le 23 janvier. Huit fonctionnaires de l'ONU ont été placés en congé administratif spécial et des enquêtes ont été lancées sur des affaires dont le montant pourrait atteindre plusieurs dizaines de millions de dollars, a-t-il précisé. M. Burnham a félicité à cette occasion le secrétariat de l'ONU pour ses initiatives énergiques qui avaient abouti à une forte augmentation du nombre des enquêtes. Le Bureau des services de contrôle interne (OIOS) a préparé un rapport qu'il distribue actuellement au secrétaire général, M. Kofi Annan, et aux États membres de l'ONU. Selon le haut responsable, le nombre d'affaires devrait encore augmenter, « si les fonctionnaires des Nations unies continuent de faire preuve du même courage qu'ils ont eu au cours des six derniers mois » en vue de dénoncer des abus. Ce rapport paraît quelques mois seulement après que la commission indépendante d'enquête a terminé son investigation d'une durée de près de deux ans du Programme « pétrole contre nourriture » des Nations unies en Irak. La réaction du représentant permanent des États-Unis Qualifiant de « très préoccupantes » les révélations de M. Burnham, le représentant permanent des États-Unis, M. John Bolton, a déclaré que ce problème démontrait « la nécessité d'une réforme complète de la gestion de l'ONU, comme nous l'avons réclamée (...) Il illustre le triste bilan administratif de l'ONU, que nous essayons de redresser grâce au processus de réforme. » Il a ajouté que le problème s'étendait en fait aux États membres eux-mêmes, qui n'exerçaient pas assez pleinement leurs responsabilités de supervision et de contrôle : « À mon avis, la leçon que doivent en tirer les États membres est qu'un plus grand contrôle du secrétariat s'impose (...) Les États membres ne peuvent vraiment pas déléguer cette tâche, et tout cela prouve qu'il faut exercer une surveillance très étroite dans tous les domaines. » « Le problème des adjudications touche directement les contribuables américains puisque les États-Unis versent plus que tout autre pays dans le système de l'ONU », a-t-il dit. « En fait, les États-Unis paient le quart de tout ce qui est perdu dans ces affaires de fraude, de gaspillage, d'abus et de mauvaise gestion. » Les États-Unis, rappelle-t-on, assurent 22 % du budget ordinaire de l'Organisation des Nations unies et 27 % du coût de ses opérations de maintien de la paix. Date de rédaction:
25 janvier 2006 Mise à jour:
25 janvier 2006
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