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George W. Bush : les élections palestiniennes montrent « le pouvoir de la démocratie »Mais le Hamas s'exclut en tant que « partenaire pour la paix » s'il maintient son programme et ses milices armées.
Par Stephen Kaufman Washington - Selon le président Bush, les résultats des élections législatives palestiniennes du 25 janvier constituent un « signal d'alerte » aux dirigeants du Fatah, car ils traduisent le mécontentement et le désir de changement de l'électorat. Toutefois, le Hamas, qui paraît en mesure d'assumer une nette majorité au Parlement, ne pourra pas être un « partenaire pour la paix » si son programme appelle à la destruction de l'État d'Israël. C'était la première fois que le Hamas participait à des élections nationales, n'ayant présenté par le passé que des candidats à des postes municipaux. Si les résultats préliminaires se trouvent confirmés, ce parti mettra fin à la domination qu'exerce le Fatah au sein de cette assemblée de 132 sièges depuis les précédentes élections remontant à 1996. Lors d'une conférence de presse tenue le 26 janvier à la Maison-Blanche, le président Bush, notant la forte participation palestinienne au scrutin, a dit que l'issue de ce dernier démontrait « le pouvoir de la démocratie ». « A l'évidence, les gens n'étaient pas satisfaits du statu quo. Le peuple exige un gouvernement honnête. Il veut des services. Il veut pouvoir élever ses enfants dans un climat où ils pourront avoir une bonne éducation et recevoir des soins médicaux. C'est pourquoi ces élections devraient ouvrir les yeux de la vieille garde dans les territoires palestiniens », a-t-il dit. Tout en convenant que la concurrence des idées était le signe d'un système démocratique sain, M. Bush a mis en doute la possibilité que le Hamas puisse être un « partenaire pour la paix » s'il maintient la destruction d'Israël dans son programme politique et ne désarme pas sa milice. « Nous allons examiner très attentivement la formation du gouvernement, a-t-il déclaré, mais je continuerai à rappeler ce que je viens de dire, à savoir que si votre programme vise la destruction d'Israël, cela veut dire que vous n'êtes pas un partenaire pour la paix, et nous, nous recherchons la paix. » Le président à réaffirmé la politique des États-Unis selon laquelle « un parti politique qui inclut la destruction d'Israël dans son programme est un parti avec lequel nous ne traiterons pas ». Il a également souhaité que M. Mahmoud Abbas, chef de l'autorité palestinienne, reste au pouvoir. Par ailleurs, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a présenté ses félicitations à M. Abbas et au peuple palestinien, déclarant : « Dès qu'on voit 80 % des Palestiniens participer à une élection libre et honnête, exempte de violence, c'est forcément un motif d'espoir. » Dans ses propos transmis par vidéoconférence au Forum économique mondial de Davos (Suisse), elle a dit que les Palestiniens « ont apparemment voté pour le changement, mais nous pensons que leurs aspirations à la paix et à une vie paisible restent inchangées ». Elle a observé que les Palestiniens avaient vécu sous un gouvernement « dont tout le monde s'accordait à dire qu'il ne répondait pas à leurs besoins », en particulier durant l'administration « terriblement corrompue » de l'ancien président Yasser Arafat. Il n'en demeure pas moins que les aspirations du peuple palestinien « ne peuvent être satisfaites que par une solution à deux États qui exige de renoncer à la violence, de se détourner du terrorisme et d'accepter le droit à l'existence d'Israël et le désarmement des milices », a souligné la secrétaire d'État. La position des États-Unis à l'égard du Hamas « n'a pas changé, a-t-elle dit. On ne peut pas avoir un pied en politique, l'autre dans le terrorisme. » Mme Rice a également demandé tant aux Palestiniens qu'à la communauté internationale de « s'exprimer clairement et honnêtement » en faveur des principes démocratiques, lesquels sont incompatibles avec le terrorisme et la violence aveugle. « La démocratie implique non seulement des droits, mais aussi des obligations et des responsabilités. » Elle a indiqué qu'elle s'était entretenue des élections palestiniennes avec M. Mahmoud Abbas ainsi qu'avec le secrétaire général des Nations unies, M. Kofi Annan, et la ministre israélienne des affaires étrangères, Mme Tzipi Livni, entre autres, et qu'une réunion du Quatuor (ONU, Russie, Royaume-Uni et États-Unis), sur le processus de paix au Proche-Orient et notamment la poursuite de la Feuille de route, allait avoir lieu dans un proche avenir. Date de rédaction:
26 janvier 2006 Mise à jour:
26 janvier 2006
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