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Le monde exige une réponse de l'Iran d'ici au sommet du G8Résumé des propos de Mme Condoleezza Rice
Par Vince Crawley Washington - Le 5 juillet, la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, a affirmé que les États-Unis et d'autres pays s'attendaient à ce que l'Iran réponde d'ici à la mi-juillet, lorsque aura lieu le sommet du G8 en Russie, à une proposition de pourparlers sur le nucléaire. Ce même jour, l'Iran avait manqué une réunion avec le principal émissaire de l'Union européenne. « Nous allons voir ce qui va se passer au cours des deux prochains jours », a déclaré Mme Rice aux journalistes lors d'une réunion avec le ministre turc des affaires étrangères, M. Abdullah Gul. « Mais si l'Iran tergiverse, la tactique ne marchera pas. » Le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, M. Javier Solana, devait en effet rencontrer son homologue iranien afin de discuter d'une offre diplomatique faite au début juin. Mais l'Iran a quitté la réunion. Le 6 juin dernier, M. Solana a transmis une proposition de la communauté internationale qui autoriserait l'Iran à développer un programme d'énergie nucléaire s'il acceptait, en contrepartie, de stopper la mise au point d'armes nucléaires. Ce plan, s'il était accepté par l'Iran, déboucherait sur les premiers pourparlers directs entre les États-Unis et l'Iran depuis plus de 25 ans. « La communauté internationale a dit qu'elle devait avoir une indication des intentions de l'Iran à ce sujet », a dit Mme Rice. « Nous devons savoir si la voie de la négociation est ouverte ou non. Il incombe réellement désormais à l'Iran de saisir cette offre excellente et d'y répondre. » Cette proposition est composée d'une série d'incitations conçues par six pays : les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, à savoir la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis, la Russie et la Chine, plus l'Allemagne. Ces six pays sont connus sous le nom de P5+1. « Je puis vous assurer, a dit Mme Rice, que nous avons l'intention d'obtenir une réponse substantielle de l'Iran d'ici à la mi-juillet, lorsque les chefs d'État et de gouvernement des pays du G8 se réuniront à Saint-Pétersbourg » (Russie). « Il est simplement logique que la communauté internationale sache si l'Iran a l'intention de poursuivre la voie de la négociation ou non. » Les membres du G8 sont l'Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie. Ils représentent, collectivement, près des deux tiers de la production économique du monde. Les chefs d'État de ces pays doivent se réunir à Saint-Pétersbourg du 15 au 17 juillet. En ce qui concerne la Turquie, le département d'État affirme dans un communiqué que les relations entre ce pays et les États-Unis sont « caractérisées par d'étroits liens d'amitié, d'alliance, de confiance mutuelle et de communauté d'objectifs ». Les États-Unis et la Turquie souhaitent également promouvoir les valeurs et les idéaux de « paix, de démocratie, de liberté et de prospérité » est-il affirmé dans le communiqué. M. Gul a déclaré que ce communiqué « permettra à nos deux pays de mener d'étroites consultations à de nombreux niveaux ». Sans être un plan d'action détaillé, ce document « établit un vaste ordre du jour commun entre nos deux pays ». Date de rédaction:
06 juillet 2006 Mise à jour:
06 juillet 2006
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