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Malgré les terroristes, les États-Unis aident à la reconstruction de l'IrakConférence de presse du général William McCoy à BagdadPar David McKeeby Washington - Afin de reconstruire les écoles en Irak, l'infrastructure énergétique et les systèmes d'adduction d'eau et d'assainissement, les forces de la coalition travaillent en étroite collaboration avec les autorités irakiennes. Avant que Saddam Hussein n'arrive au pouvoir en Irak, le pays « était le deuxième pays de la région au plan de la prospérité, mais durant le règne du dictateur, le pays est devenu l'un des plus pauvres de la région », a déclaré le général William McCoy le 10 juillet, à l'occasion d'une conférence de presse organisée à Bagdad. Pour le général McCoy, commandant de la division régionale du génie militaire dans le golfe Persique, qui joue un rôle important dans les initiatives mises en œuvre par le département d'État pour revitaliser l'Irak, la forte baisse enregistrée dans le niveau de vie en Irak est imputable au manque d'entretien des principales installations du pays et au défaut de normes en ce qui concerne leur fonctionnement. Il a fallu attendre que Saddam Hussein soit renversé pour que la communauté internationale appréhende vraiment les effets de cette négligence et ses conséquences pour le peuple irakien. En 2002, la Banque mondiale avait évalué à environ 60 milliards de dollars le coût de la reconstruction de l'infrastructure irakienne, mais de l'avis du général McCoy, la facture se situerait plutôt à entre 80 et 100 milliards de dollars étant donné que pendant trente ans il y a eu peu de modernisation et que la détérioration s'est aggravée. À ce jour, a précisé le général, les États-Unis ont alloué plus de 21 milliards de dollars en vue de la reconstruction en Irak. Plus de 2.700 projets ont été achevés et 3.400 sont en cours. La clé de la réussite, a-t-il indiqué, repose sur un investissement durable permettant de remettre en état une infrastructure qui a été négligée pendant de longues années, et afin d'assurer les besoins de la population irakienne, les militaires américains ont encore renforcé leur collaboration aux niveaux national et local. Les résultats positifs de la reconstruction « Tout ce qu'on peut imaginer a été entrepris dans tous les secteurs », notamment la construction de nouvelles centrales électriques et de réseaux de distribution, de systèmes d'assainissement des eaux usées et d'égouts, d'écoles, de casernes de pompiers et de dispensaires, a précisé le général McCoy. Parmi les réalisations des forces de la coalition, a-t-il précisé, figurent notamment : - la remise en état totale d'un grand nombre des 3.000 écoles du pays figurant sur la liste des établissements à réparer dressée par les États-Unis ; - l'installation d'un réseau de communication sophistiqué reliant la police, les pompiers et les services d'urgences des 14 provinces ; - la mise sur pied de plusieurs projets concernant les biens d'équipement visant la construction de nouveaux systèmes d'assainissement et de distribution d'eau, en particulier une usine à Erbil qui doit entrer en service en août et donner de l'eau potable à 300.000 habitants ; - la coopération avec le ministère irakien de l'électricité afin de finir 150 projets individuels de façon à améliorer la fourniture d'électricité à la population. Relancer le secteur énergétique irakien Le génie militaire a aussi modernisé les réseaux de production et de transport du pétrole de façon à appuyer la prospérité à long terme du « nouvel » Irak. Du fait d'un investissement de 1,7 milliard de dollars par les États-Unis, l'Irak produit aujourd'hui 2,5 millions de barils de pétrole par jour et devrait pouvoir produire jusqu'à 3 millions de barils par jour d'ici à la fin de l'année. Par ailleurs, le génie militaire apporte son aide pour remettre en état 20 vieilles usines d'extraction de gaz qui seront en mesure de récupérer quelque 3.000 tonnes de gaz naturel par jour, du gaz qui jusqu'ici disparaissait lors de la production. Les États-Unis ont aussi terminé un projet sur deux ans concernant la construction d'un pipeline souterrain pour la compagnie pétrolière irakienne North Oil. L'oléoduc passe en-dessous du Tigre et permet l'acheminement du pétrole vers le nord pour qu'il soit facilement exporté de Kirkuk (Irak), ou vers le sud pour qu'il soit raffiné. De l'avis du général McCoy, les trois élections couronnées de succès en Irak montrent que le pays « progresse vers une forme de démocratie qui lui est propre et vers l'autonomie ». Étant donné que la sécurité s'améliore au fur et à mesure que les institutions gouvernementales mûrissent, « les installations que nous bâtissons aujourd'hui avec les Irakiens ne sont que le commencement du bel avenir qui s'annonce pour l'Irak ». Un rapport souligne la nécessité d'un investissement durable Dans un rapport au Congrès en date du 6 juillet, le département d'État fait valoir que le fait de remettre en état des systèmes souffrant d'un manque d'entretien et d'en construire de nouveaux donnera au nouveau gouvernement une base solide sur laquelle s'appuiera la croissance économique. Les auteurs du rapport précisent qu'aujourd'hui les réseaux électriques d'Irak acheminent 2.000 mégawatts d'électricité, que 3,7 millions d'Irakiens peuvent plus facilement obtenir de l'eau potable et que 5,1 millions d'Irakiens disposent d'un réseau d'égouts modernisé. Ils précisent par ailleurs qu'il est prévu que tous les grands projets d'infrastructure seront terminés d'ici à la fin de 2006. « Le coût de la reconstruction en Irak, pour les États-Unis, s'élève à plusieurs milliards de dollars, et il en coûtera des dizaines de milliards de dollars de plus à l'Irak avant que tout soit terminé. Mais, on peut constater des résultats tangibles quotidiennement et, au fur et à mesure que les projets sont terminés, la vie de chaque Irakien s'améliore lentement », a souligné le général McCoy. Date de rédaction:
11 juillet 2006 Mise à jour:
11 juillet 2006
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