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Le Sommet Sullivan axé sur le secteur privé et la croissance en AfriqueBill Clinton et Paul Wolfowitz doivent s'adresser au Sommet Sullivan.
Par Charles W. Corey Abuja (Nigeria) - Des dignitaires d'une trentaine de pays, notamment une quinzaine de chefs d'État d'Afrique, d'Europe, d'Amérique latine et des Antilles, ainsi que des africanistes et des Africains représentant tous les éléments de la diaspora africaine, sont attendus au Septième Sommet Leon Sullivan, qui se tient du 17 au 20 juillet à Abuja, capitale du Nigeria. Ce sommet intitulé : « L'Afrique : un continent prometteur - construire un partenariat pour le succès », portera sur le rôle que peut jouer le secteur privé pour appuyer la croissance économique à long terme et le développement en Afrique. L'ancien président Bill Clinton, qui s'est rendu au Nigeria durant sa présidence, doit prononcer un discours le 17 juillet, à l'occasion d'un déjeuner organisé par le président Olusegun Obasanjo dans le cadre de l'ouverture du sommet, qui doit porter sur le rôle croissant que joue l'Afrique dans l'économie mondiale. M. Clinton est l'un des membres du conseil d'administration de la Fondation Sullivan, laquelle préside le sommet. Divers ateliers et colloques seront organisés le 17 juillet sur le thème de « l'entreprise privée, clé de la renaissance en Afrique ». C'est le président de la Banque mondiale, M. Paul Wolfowitz, qui prononcera le principal discours lors d'un déjeuner organisé le 18 juillet, journée consacrée à l'influence des technologies sur l'avenir de l'Afrique. Les tendances qui, selon les évaluations de la Banque mondiale, se font jour en Afrique au plan du développement socio-économique seront au cœur de son discours. Des ateliers s'appuyant sur ce thème seront aussi organisés ce jour-là. Pour sa part, la présidente du Liberia, Mme Ellen Johnson Sirleaf, évoquera la question de l'investissement dans les pays qui viennent de sortir d'un conflit et le président Paul Kagamé du Rwanda parlera de la façon dont son pays cherche à revitaliser son économie après le génocide subi il y a dix ans. Le ministre du logement et du développement urbain des États-Unis, M. Alphonso Jackson, est à la tête de la délégation officielle des États-Unis au Sommet Sullivan et représente le président Bush. Parmi les autres membres de cette délégation figurent M. John Campbell, ambassadeur des États-Unis auprès du Nigeria ; M. John Simon, vice-président exécutif de l'OPIC ; le pasteur Herbert Lusk, fondateur et président de l'organisme « Stand for Africa » (Défendre l'Afrique), et Mme Anita Smith, présidente du « Children's AIDS Fund » (Fonds pour la lutte contre le sida chez l'enfant). La création de partenariats internationaux entre les secteurs public et privé, notamment dans le domaine énergétique, sera au centre des discussions lors de la troisième journée du sommet, de même que l'élaboration, partout en Afrique, de partenariats faisant jouer des partenaires régionaux tels que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (ECOWAS) afin d'aider le continent à atteindre ses objectifs dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement fixés par l'ONU (voir : http://www.un.org/french/millenniumgoals/). Le recours aux nouvelles technologies pour appuyer les objectifs de l'Afrique en matière d'éducation sera aussi examiné lors du sommet. Le dernier jour du sommet, les ateliers porteront sur les nombreux débouchés qu'offre l'Afrique et qui, s'ils sont exploités à bon escient, pourront aider le continent à réaliser une croissance économique à long terme et le développement. Une cérémonie et un dîner couronneront le sommet. Élargir le rôle du secteur privé en Afrique Le Sommet Sullivan a pour objectifs de réunir les ressources qui permettront d'aider le secteur privé à renforcer l'infrastructure économique des nations d'Afrique et de leur transférer les nouvelles techniques, d'appuyer le pouvoir d'investissement de la diaspora en vue d'aider l'Afrique et de promouvoir la responsabilité sociale par le truchement de l'application des Principes Sullivan. Ces principes visent à appuyer la justice aux plans économique, social et politique et guident les sociétés américaines qui sont implantées à l'étranger. Le pasteur Leon Sullivan, aujourd'hui décédé, fondateur des Sommets Sullivan, avait établi les « Principes Sullivan en matière de responsabilité sociale » en 1977, alors qu'il était membre du conseil d'administration de la société General Motors, qui était à l'époque le plus gros employeur de Noirs en Afrique du Sud, pays qui vivait alors sous le régime de l'apartheid. Le pasteur Sullivan est né le 16 octobre 1922 à Charleston (Virginie occidentale). Avant son décès le 25 avril 2001, le pasteur Sullivan avait reçu des diplômes honorifiques de la part de plus de cinquante universités. Il est l'auteur de nombreux livres et articles et a reçu la Médaille présidentielle de la liberté. Grand champion de l'autosuffisance, il a participé à l'élaboration de nombreux ateliers visant à encourager ce concept parmi les Afro-Américains et les minorités. Fidèles à la philosophie du pasteur Sullivan, les Sommets Sullivan cherchent à favoriser la mise en place de conditions propices à la croissance économique du secteur privé, à faciliter l'usage des nouvelles techniques afin d'appuyer la productivité des gens, et à promouvoir les mesures internationales et les pratiques commerciales propres à stimuler le développement économique de l'Afrique. Le sommet d'Abuja sera le septième Sommet Sullivan à être organisé en Afrique. En 2003, le président Bush, le secrétaire d'État de l'époque, M. Colin Powell, et Mme Condoleezza Rice, alors conseillère du président pour la sécurité nationale, avaient assisté au Sixième Sommet Sullivan, également à Abuja (Nigeria). Le président Bush s'était alors engagé à allouer plus de 5 millions de dollars afin de soutenir le programme « Teachers for Africa » (Enseignants pour l'Afrique) créé par le pasteur Sullivan. Selon la Fondation Sullivan, les sommets se sont traduits par 750 millions de dollars de nouveaux investissements en Afrique. « Un Sommet Sullivan n'est pas simplement une autre conférence, c'est un mouvement au potentiel croissant qui vise à encourager l'apport de nouvelles ressources à la table », a fait valoir Mme Hope Masters, présidente et directrice générale de la Fondation Sullivan. Date de rédaction:
17 juillet 2006 Mise à jour:
17 juillet 2006
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