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Création, au Congrès, d'un comité en faveur de l'Afrique de l'OuestLe Groupe parlementaire pour l'Afrique de l'Ouest privilégie une stratégie régionale.
Par Jim Fisher-Thompson Washington - Un nouveau groupe de défense des intérêts de l'Afrique de l'Ouest au sein du Congrès, le West African Congressional Caucus, suscite un vif intérêt parmi les parlementaires, les responsables du gouvernement, les hommes d'affaires et les ambassadeurs africains qui estiment qu'il constitue le moyen idéal de mieux connaître l'Afrique et de resserrer les liens économiques entre ce continent et les États-Unis. « Les frontières du monde se rapprochent et la mondialisation a de nombreux effets, certains positifs, certains négatifs. Et, si nous avons créé ce « caucus » (comité), c'est pour pouvoir former des partenariats avec vous de façon à explorer les moyens de resserrer les liens entre nos pays et créer des sociétés plus prospères », a dit le représentant Jeff Fortenberry (républicain du Nébraska) lors d'un petit-déjeuner de travail organisé au Capitole, siège du Parlement, le 12 juillet, auquel avaient été conviés les ambassadeurs et représentants de six pays africains, ainsi que du personnel parlementaire, des représentants d'entreprises, des responsables du Bureau du représentant des États-Unis au commerce extérieur, et des représentants du ministère du commerce et de la Société du Compte du millénaire. « Je pense que nous avons désormais une occasion unique de nous pencher sur la possibilité de renforcer les échanges commerciaux et les échanges d'idées et tout simplement de nous rapprocher, les technologies ayant réduit les distances », a-t-il ajouté. « L'afrique se heurte à de nombreux défis, mais ses promesses sont aussi très nombreuses », a souligné J.C. Watts, ancien parlementaire de l'Oklahoma, aujourd'hui à la tête d'un cabinet conseil auquel le caucus a recours. Divers sujets ont été évoqués lors de la session, notamment les débouchés en matière d'import-export, les investissements étrangers directs, les nouvelles techniques, les services publics, les transports, la démocratie, la primauté du droit, l'inviolabilité des contrats et la transparence. Le nouveau groupe a pour objectif d'élaborer un plan de travail visant à appuyer « des liens stratégiques entre le Congrès, le gouvernement Bush et les pays d'Afrique de l'Ouest ». Les pays représentés au sein de ce groupe sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, le Cap-Vert, la Guinée équatoriale, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissao, le Liberia, le Mali, le Nigeria, le Niger, la Mauritanie, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, la Sierra Leone, la Gambie et le Togo. Greg Simpkins, premier conseiller pour l'Afrique du représentant Chris Smith, président de la sous-commission de la Chambre sur l'Afrique, a, pour sa part, fait valoir : « Si la tendance au Congrès est d'avoir des groupes de défense des intérêts d'un pays particulier, le fait d'avoir créé un groupe régional est un moyen novateur d'obtenir des résultats, et c'est parce que les questions et les défis auxquels se heurte l'Afrique au XXIe siècle sont régionaux et non pas propres à un pays spécifique. » Il a rappelé que la mise des techniques modernes au service du commerce, des communications, de l'agriculture et des transports concernait le continent tout entier et qu'il était possible d'obtenir davantage de résultats en œuvrant sur le plan régional plutôt qu'individuel. « Ce caucus pourra organiser des séances de dépositions, ainsi que le font nos commissions, et les parlementaires qui sont à la tête de ce groupe figurent parmi les personnalités à l'esprit le plus ouvert », a-t-il souligné. Pour Mme Florizelle Liser, représentante des États-Unis pour le commerce extérieur chargée de l'Afrique, la création du groupe vient à point nommé car « le gouvernement Bush s'intéresse de près à tout un éventail de questions relatives à l'Afrique et a récemment adopté une stratégie à son égard qui couvre tous les domaines et vont de la sécurité au développement en passant par l'aide et les échanges. « Nous pensons que le fait d'avoir ce nouveau caucus en faveur de l'Afrique de l'Ouest jouera un rôle crucial pour que les États-Unis continuent à s'intéresser à l'Afrique et renforcent leurs liens avec les pays d'Afrique occidentale dans nombre de domaines », a-t-elle expliqué, ajoutant que le Congrès avait joué un rôle important pour faire avancer l'ordre du jour commercial américano-africain, en particulier en adoptant la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) qui a conduit à une augmentation des exportations africaines vers le marché américain, renforçant ainsi les capacités africaines en matière de production manufacturière et d'échanges. « Il est indispensable de continuer à travailler en tant que groupe pour renforcer nos liens avec l'Afrique », a-t-elle souligné. L'ambassadeur du Sénégal aux États-Unis, M. Amadou Lamine Ba, a fait valoir que « des choses se passaient en Afrique au plan régional », qu'il s'agisse de paix et de sécurité, de bonne gouvernance, de développement, d'infrastructure ou d'agriculture. Les ambassadeurs membres du caucus, a-t-il indiqué, auront pour rôle principal de « changer l'image parfois négative de l'Afrique » et de mieux comprendre comment fonctionnent le Congrès et le gouvernement. Pour leur part, ils travailleront en étroite collaboration avec les membres du Congrès pour les sensibiliser à l'Afrique et à ses possibilités. Date de rédaction:
19 juillet 2006 Mise à jour:
19 juillet 2006
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