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Clôture du Sommet Sullivan à AbujaSelon un responsable des É.-U., les délégués au Sommet doivent se faire les champions de l'afrique.
Par Charles W. Corey Abuja (Nigeria) - Le 20 juillet, le chargé d'affaires de la mission diplomatique des États-Unis au Nigeria, M. Thomas Furey, a demandé aux participants à la session de clôture du Septième Sommet Sullivan de se faire les champions de l'Afrique. « Vous êtes les ambassadeurs entre l'Afrique, les États-Unis et les autres pays occidentaux. Votre tâche consiste à œuvrer avec des citoyens de tous pays pour promouvoir le changement. » Citant un proverbe éthiopien qui dit que si toutes les toiles d'araignées étaient unies, elles pourraient immobiliser un éléphant, M. Furey a ajouté : « Afin que nous réussissions tous dans nos missions, nous avons besoin que vous preniez tous votre fonction d'ambassadeur au sérieux et que vous tissiez des toiles » non pas pour entraver un éléphant, mais pour « libérer le potentiel de l'Afrique et de ses peuples ». « Au bout du compte, ce sont les peuples qui comptent. Il faut que les gouvernements leur permettent d'améliorer leur vie en investissant dans les domaines de l'éducation et de la santé publique. » M. Andrew Young, ancien représentant des États-Unis à l'ONU, était le coprésident du Sommet. Remerciant le président Bush et la secrétaire d'État Condoleezza Rice du soutien du gouvernement des États-Unis aux sommets Sullivan, il a demandé à M. Furey d'inviter le président Bush et Mme Rice au prochain sommet, qui se tiendra en Tanzanie en 2008. « Nous aurons ainsi l'occasion de les remercier de tout ce qu'ils ont fait pour l'Afrique pendant huit ans. » M. Young a ensuite exprimé l'espoir que le Brésil serait représenté au prochain sommet du fait de son importante population africaine. Il a également annoncé que des membres de la Fondation Leon Sullivan rencontreraient bientôt une délégation chinoise en Afrique du Sud afin de discuter de la signature des Principes Sullivan. « Nous essayons d'inciter les dirigeants africains, les chefs d'entreprise chinois et leurs homologues américains à discuter des principes Sullivan. Les entreprises américaines ont en effet vraiment du mal lorsqu'elles sont tenues de respecter des normes interdisant des paiements illégaux, alors que d'autres ne respectent pas les mêmes règles du jeu. Nous commençons donc à amener les responsables africains, chinois et américains à discuter de la création de conditions équitables pour tous par le biais des Principes Sullivan. » M. Young est d'avis que d'ici à six mois, la Chine, les pays des Caraïbes et l'Union africaine se seront engagés à respecter les Principes Sullivan. Si c'est le cas, il se pourrait fort bien qu'une délégation chinoise participe au prochain sommet Sullivan. Les Principes Sullivan sont une sorte de code de conduite pour les entreprises. Ils prescrivent le respect des droits de la personne, l'égalité des chances, le respect des employés, l'équité des rémunérations et le respect des droits de la propriété intellectuelle. Le pasteur Leon Sullivan, fondateur des sommets, a conçu les Principes Sullivan de responsabilité sociale en 1977 alors qu'il siégeait au conseil d'administration de la General Motors, qui était alors le principal employeur de Noirs en Afrique du Sud, pays qui était alors sous le régime de l'apartheid. M. Young a affirmé que le Sommet Sullivan était en train de devenir une importante organisation non gouvernementale vouée au développement de l'Afrique et à la promotion de l'amitié entre les Africains et les Afro-Américains. Date de rédaction:
21 juillet 2006 Mise à jour:
21 juillet 2006
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