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Des partenaires américains et africains construisent une nouvelle AfriqueUn chef d'entreprise d'origine nigériane retourne dans son pays pour y faciliter le développement.
Par Charles W. Corey Abuja (Nigeria) - Des Africains et des Américains œuvrent de plus en plus souvent de concert pour construire une nouvelle Afrique qui influencera l'économie mondiale. M. Sam Nwosu, cadre américain, est un parfait exemple de cette tendance qui contribue à alimenter la croissance économique et le développement à long terme de l'Afrique. Chef de la comptabilité pour la Motorola Nigeria Limited, il a participé au Septième Sommet Leon Sullivan qui se tenait à Abuja. M. Nwosu est né à Port Harcourt (Nigeria). Il a fait ses études aux États-Unis et travaillé pendant 26 ans pour certaines des plus grandes sociétés américaines. Il est récemment retourné au Nigeria afin d'y explorer les possibilités et de travailler dans un climat différent. « De plus, je voulais trouver un moyen de contribuer au développement de ce pays, ce que j'ai fait. » Dans un entretien accordé au « Washington File », M. Nwosu a expliqué qu'il avait récemment mis sur pied un indice de tarification pour réseau de téléphonie mobile qui serait utilisé par Motorola au Nigeria. Cet indice, qui contribue à établir les prix des abonnements, permettra aux Nigérians d'économiser des millions de dollars sur leur facture. Soulignant la rapidité avec laquelle le Nigeria changeait, M. Nwosu a déclaré qu'en 1999, il n'y avait que près de 500.000 lignes privées de téléphone au Nigeria. Aujourd'hui, on compte plus de 20 millions d'abonnements à un réseau de téléphonie mobile. M. Nwosu a ajouté qu'avec l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement démocratique, il y avait désormais pour les Nigérians « plus de possibilités de réellement contribuer au développement de leur pays ». Selon lui, la démocratie est un élément clé de la future croissance de l'Afrique. « Si l'histoire nous a appris une chose, c'est qu'aucun pays ne peut se développer sans investissements, et que personne ne veut investir dans un pays où l'on n'est pas sûr de récolter les fruits de ses investissements. » L'Afrique a également besoin d'une infrastructure de base, notamment dans le domaine de l'électricité, a-t-il ajouté. M. Nwosu a admis que lorsqu'il était retourné au Nigeria, il avait eu une sorte de choc culturel, parce qu'il avait appris à l'étranger comment gérer une société, notamment en accordant une haute priorité au code de conduite des entreprises tel qu'il est prescrit dans les Principes Sullivan. La plupart des entreprises américaines, a-t-il précisé, respectent des règles de déontologie qui ne sont pas toujours suivies à la lettre par leurs concurrents internationaux. Cependant, le comportement moral des entreprises américaines, dont la sienne, commence à améliorer le climat des affaires en Afrique, a-t-il affirmé. Date de rédaction:
21 juillet 2006 Mise à jour:
21 juillet 2006
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