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Actualités de Washington
  

Grâce à l'AGOA, les échanges États-Unis-Afrique ont augmenté de 115 %

L'expansion du commerce est essentielle à l'Afrique, affirme une responsable du commerce extérieur.

Logo de lAGOA
Le logo du Forum de l'AGOA 2006.

Par Rachel J. King
Rédactrice du « Washington File »

Washington - De l'avis de la représentante adjointe des États-Unis pour le commerce extérieur chargée de l'Afrique, Mme Florizelle Liser, les échanges sont essentiels au développement économique de l'Afrique et à l'atténuation de la pauvreté, et la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) est un outil fondamental pour réaliser ces objectifs et pour enraciner les économies de marchés.

« L'AGOA a obtenu des succès considérables depuis sa promulgation. Mais nous reconnaissons aussi qu'il faut faire davantage pour que les pays s'en servent mieux, notamment pour promouvoir leurs produits », a souligné Mme Liser à l'occasion d'une discussion en ligne organisée le 2 juin par le département d'État.

Les objectifs de l'AGOA sont d'appuyer les réformes en Afrique, d'ouvrir l'accès au crédit auprès des institutions américaines, de faciliter l'accès aux connaissances en matière de technologie, et d'établir un dialogue de haut niveau en ce qui concerne le commerce et les investissements lors de réunions annuelles. À l'heure actuelle, environ 6.000 produits en provenance d'Afrique peuvent être exportés aux États-Unis sans droit de douane en vertu de l'AGOA.

Promulguée en 2000, l'AGOA a accru les échanges entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne de 115 %. En 2005, la valeur des importations des États-Unis en provenance d'Afrique s'est élevée à plus de 50 milliards de dollars, a indiqué Mme Liser.

Pour Mme Liser, les forums annuels de l'AGOA ont une importance capitale. En outre, par le biais de quatre centres régionaux, au Ghana, au Botswana, au Sénégal et au Kenya, les États-Unis apportent une aide appréciable en vue de renforcer les capacités des pays à accroître leurs échanges, a indiqué Mme Liser.

Cette assistance, a-t-elle indiqué, « vise à aider les pays africains à trouver des solutions à leurs problèmes d'approvisionnement. Nous leur fournissons des informations relatives aux marchés et les aidons pour que leurs produits agricoles et autres articles qu'ils exportent aux États-Unis en vertu de l'AGOA respectent les normes généralement en vigueur ».

Récemment, les États-Unis ont demandé à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) que les programmes mis en œuvre en vertu de l'AGOA bénéficient d'une dispense. En principe, les programmes nationaux qui accordent des avantages commerciaux uniquement à certains pays doivent obtenir une dispense de l'OMC. Plusieurs pays membres de l'OMC y sont opposés, mais plusieurs ministres et ambassadeurs africains se sont prononcés en faveur de la demande des États-Unis.

De l'avis de Mme Liser, l'AGOA « appuie l'engagement économique et politique des États-Unis dans les pays d'Afrique subsaharienne ».

Elle a évoqué le prochain forum de l'AGOA, organisé les 6 et 7 juin à Washington sous les auspices du « Corporate Council on Africa », qui portera sur les principales questions ayant trait au développement économique en Afrique. La diminution des exportations africaines de vêtements et de textiles et les moyens de surmonter les obstacles entravant le commerce des produits agricoles tels que le cacao et le coton figureront à l'ordre du jour.

L'exportation de vêtements représente l'un des grands succès de l'AGOA, mais depuis la suppression des quotas, les pays africains se heurtent à une plus grande concurrence et les pays bénéficiant des avantages conférés par l'AGOA vont devoir mettre sur pied des industries textiles plus concurrentielles s'ils veulent continuer à exporter des vêtements vers les États-Unis.

« L'intention du Congrès était que de hauts responsables américains se réunissent régulièrement avec leurs homologues africains afin de créer un dialogue qui renforcera les échanges entre les États-Unis et l'Afrique ainsi que les investissements », a rappelé Mme Liser.


Date de rédaction: 06 juin 2006 Mise à jour: 06 juin 2006

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