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Actualités de Washington
  

Nouvelle époque pour les échanges commerciaux américano-africains

Le discours de Mme Susan Schwab lors du Forum de l'AGOA à Washington

Mme Susan Schwab
La représentante des États-Unis pour le commerce extérieur, Mme Susan Schwab, s'adresse, le 7 juin, à Washington, au Cinquième Forum de l'AGOA. (Photo Simon Barber)

Par Charles W. Corey
Rédacteur du « Washington File »

Washington - Si l'on observe des signes encourageants qui indiquent le début d'une nouvelle époque pour ce qui est des échanges commerciaux, des investissements et de la prospérité en Afrique subsaharienne, il reste encore beaucoup à faire pour susciter un développement économique durable, a déclaré Mme Susan Schwab, que le président Bush a récemment nommée au poste de représentant des États-Unis pour le commerce extérieur.

Mme Schwab, qui a vécu huit ans en Afrique pendant sa jeunesse, s'est adressée, le 7 juin, aux ministres africains des finances et aux investisseurs qui participaient à une réunion sur les investissements organisée dans le cadre du Forum de l'AGOA (loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique).

Des tendances positives s'affirment dans les pays africains, mais il convient de reconnaître qu'il reste beaucoup à faire pour qu'elles se poursuivent bien, a-t-elle dit.

Les échanges commerciaux, stimulés par l'AGOA et par d'autres mesures prises par le gouvernement Bush, aident l'Afrique subsaharienne à devenir plus prospère. Toutefois, cette partie du monde continue d'avoir besoin d'investissements, « élément essentiel » pour susciter le développement économique. Comparée aux autres parties du monde, elle reçoit en effet peu de nouveaux investissements.

Il s'agit donc de trouver les moyens d'accroître les apports de capitaux dans le continent africain, dont les richesses naturelles et les ressources humaines sont si vastes, a-t-elle dit en invitant tous ses auditeurs « à continuer de penser de façon créative de sorte que les 750 millions d'Africains puissent s'attendre à un niveau de vie plus élevé et à un accroissement de leurs possibilités économiques. »

La forte croissance économique dans le monde et la hausse des cours des matières premières alliée à la mise en œuvre de réformes économiques et politiques dans les pays africains permettent à l'Afrique subsaharienne de connaître une « croissance relativement robuste ».

En 2004, a-t-elle dit, la croissance du produit national brut (PNB) y a atteint le taux annuel le plus élevé (5,6 %) depuis huit ans, alors que l'inflation n'a été que de 9,8 %. En outre, l'Afrique subsaharienne est de nos jours un endroit différent de ce qu'elle était il y a seulement quelques années.

« On voit de moins en moins de l'ancienne Afrique qui était méfiante ou hostile aux entreprises et de plus en plus de la nouvelle Afrique qui est ouverte aux investisseurs, désireuse de commercer, cherchant activement à nouer des relations avec les entreprises des États-Unis », a-t-elle fait remarquer.

Un des résultats importants du cycle de négociations de Doha ouvert il y a cinq ans est, selon elle, l'apparition d'un accord plus général entre tous les pays, y compris les pays en développement, sur le fait que les échanges commerciaux constituent un élément important du développement économique.

En fait, a-t-elle dit, les échanges commerciaux sont plus importants que l'aide habituelle pour parvenir à la prospérité. De nombreux dirigeants africains ont montré qu'ils en étaient conscients en œuvrant de concert avec les États-Unis et d'autres pays tant industriels qu'en développement pour faire progresser la libéralisation du commerce dans le cadre des négociations de Doha.

À de nombreux égards, a-t-elle indiqué, l'AGOA contribue à ouvrir une nouvelle époque « en élargissant et en renforçant » les relations en matière de commerce et d'investissement avec les pays de l'Afrique subsaharienne.

Mme Schwab, qui est une économiste spécialisée dans le développement, a indiqué que l'application de l'AGOA constituait un élément central de la politique africaine du gouvernement Bush en matière de commerce et d'investissement et qu'elle faisait partie des efforts des États-Unis visant à faciliter les réformes économiques et politiques entreprises par les pays africains. « Nous tentons de fournir aux pays africains un plus grand accès à l'assistance technique et aux moyens de financement des échanges commerciaux et d'encourager un dialogue de haut niveau entre les États-Unis et les pays africains sur des questions commerciales et d'investissement, telles que celles inscrites à l'ordre du jour du Forum de l'AGOA. »

Tant les États-Unis que l'Afrique bénéficient de l'AGOA, car cette loi permet de renforcer l'économie et de la stabiliser davantage, de consolider les institutions démocratiques en Afrique subsaharienne et d'accroître les débouchés pour les exportations aussi bien africaines qu'américaines.

Mme Schwab a rappelé que les échanges commerciaux et les investissements étaient « étroitement liés ». Les entreprises américaines, a-t-elle dit, sont déjà celles qui investissent le plus en Afrique. À la fin de l'année 2004, les investissements directs des États-Unis en Afrique subsaharienne avaient augmenté de 23,04 % par rapport à l'année précédente pour atteindre 13,5 milliards de dollars. Les investisseurs américains en Afrique obtiennent un taux de rendement élevé : ce taux est en moyenne de 29 % depuis 1990.

En conclusion, Mme Schwab a déclaré que l'AGOA offrait la possibilité de procéder à des investissements divers en dehors des secteurs pétroliers et miniers habituels et elle a incité les États africains à continuer de créer un climat plus propice aux investissements. La création d'un tel climat, a-t-elle dit, est quelque chose qu'un pays fait pour lui-même, pour ses créateurs d'entreprise et pour le reste de sa population.


Date de rédaction: 08 juin 2006 Mise à jour: 08 juin 2006

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