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Actualités de Washington
  

Élargissement du programme des É.-U. de lutte contre le paludisme en Afrique

Mme Laura Bush annonce que ce programme sera étendu à 4 autres pays africains.

Mme Laura Bush
Mme Laura Bush au Club national de la presse, le 8 juin 2006. (©AP/WWP)

Par Rachel J. King
Rédactrice du « Washington File »

Washington - Un programme des États-Unis visant à réduire de moitié la mortalité due au paludisme dans plusieurs pays africains d'ici à 2010 sera étendu au Malawi, au Mozambique, au Rwanda et au Sénégal, a déclaré l'épouse du président, Mme Laura Bush, le 8 juin, à l'occasion d'une conférence de presse organisée par l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Lancé en juin 2005 par le président Bush, ce programme d'une durée de cinq ans, dont le budget atteint 1,2 milliard de dollars, repose sur la coopération de plusieurs organismes publics sous la direction de l'USAID avec le département d'État et le ministère de la santé et des services sociaux, entre autres. Il applique un ensemble de méthodes en vue de prévenir le paludisme et de le soigner, notamment la pulvérisation d'insecticides dans les localités, l'emploi de moutisquaires imprégnées d'insecticides, la distribution de médicaments et l'offre de soins médicaux aux femmes enceintes.

À ses débuts, ce programme était uniquement destiné à l'Angola, à l'Ouganda et à la Tanzanie. Comme Mme Bush l'a annoncé, il vient d'être étendu à 4 autres pays pour 2006 et sera à nouveau étendu à 8 autres pays en 2007, ce qui fera passer le nombre total des pays bénéficiaires à 15.

« Ce partenariat, a dit Mme Bush, portera aussi sur des programmes d'information et d'évaluation afin de veiller à ce que notre action soit efficace et qu'elle atteigne le plus grand nombre de personnes. »

Le paludisme a été éradiqué aux États-Unis, et il s'agit maintenant de faire en sorte que la population des pays encore frappés par cette maladie profitent des progrès enregistrés dans ce domaine, a-t-elle fait remarquer.

Il convient de s'attaquer à cette maladie avec urgence car on peut la prévenir en grande partie. À cette fin, il faut informer un nombre beaucoup plus important de personnes des avantages des moustiquaires, de la pulvérisation d'insecticides et des médicaments car leurs effets sont meilleurs lorsque les gens savent s'en servir. « Un trop petit nombre de personnes savent comment le paludisme se transmet, a-t-elle dit. Tous les pays ont l'obligation d'informer leurs habitants à ce sujet. »

Le paludisme a des effets particulièrement dévastateurs chez les enfants, les femmes enceintes et les séropositifs (sida).

Selon une note d'information de l'USAID, environ 1,2 million de personnes meurent de cette maladie tous les ans dans le monde, mais ce sont les enfants qui en sont les victimes les plus nombreuses, surtout en Afrique : le paludisme y tue un enfant toutes les trente secondes.

L'USAID estime que quelque 4 millions de personnes bénéficieront du programme en faveur de la lutte contre le paludisme.

« Pour la première fois, a dit Mme Bush, des millions d'habitants de pays touchés par le paludisme ont bon espoir. Dans toute l'Afrique, des millions de mères peuvent maintenant s'attendre à avoir des enfants en bonne santé. »

L'aide des États-Unis, a-t-elle indiqué, doit permettre aux pays africains d'élaborer des programmes antipaludéens de longue durée. L'épidémie de paludisme, a-t-elle ajouté, est en partie due au manque de médecins et d'infirmières en Afrique. C'est pourquoi l'USAID a décidé de donner une formation à des agents sanitaires dans les villes et villages de l'Afrique. « Grâce à la formation d'agents sanitaires, il est possible de mettre en place une infrastructure sanitaire durable, une infrastructure qui peut permettre de lutter contre le paludisme ainsi que contre la grippe aviaire et la tuberculose. »

En ce qui concerne les résultats du nouveau programme, Mme Bush a indiqué qu'il permettait déjà de sauver la vie d'Africains et elle a cité le cas de l'Angola où presque 90 % des habitants risquaient de contracter le paludisme et où la pulvérisation d'insecticides protégeait déjà plus de 500.000 d'entre eux.

Par ailleurs, elle a annoncé que le nouveau coordonnateur de l'action antipaludique des États-Unis était M. Timothy Ziemer, qui travaillait maintenant pour l'USAID, après avoir fait une longue carrière dans la marine des États-Unis où il avait atteint le rang de vice-amiral, puis occupé les fonctions de directeur général de l'association sans but lucratif « World Relief », spécialisée dans les secours à travers le monde.


Date de rédaction: 12 juin 2006 Mise à jour: 12 juin 2006

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