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Ouverture d'une exposition d'œuvres d'art africain contemporain à WashingtonCette exposition porte sur les représentations littérales et symboliques du corps humain.
Par Elisa Walton Washington - Une nouvelle exposition au Musée national d'art africain montre des œuvres d'artistes contemporains qui se servent de représentations, explicites ou implicites, du corps humain pour communiquer une signification particulière. Intitulée « Body of Evidence », cette exposition durera du 14 juin au 6 avril 2008. « Les œuvres d'art sélectionnées se servent du corps humain pour examiner des thèmes qui ont trait à des préoccupations communes dans le monde entier : l'égalité, l'oppression, l'identité, l'histoire, la mémoire et la spiritualité », a indiqué la conservatrice de cette exposition, Mme Christine Mullen Kreamer. Selon le communiqué de presse diffusé à ce sujet, le Musée national d'art africain a voulu montrer sa collection d'œuvres d'art contemporain, dont un grand nombre n'ont jamais été exposées. « Les ancêtres se réunissent de nouveau », d'El Anatsui (Nigeria), est une sculpture en bois brut montrant un groupe de personnages fantasques. Ils représentent, selon Mme Kreamer, des êtres spirituels puissants qui se réunissent pour manifester leur inquiétude au sujet de la situation actuelle au Nigeria. Mme Kreamer a cependant souligné qu'on pouvait interpréter de différentes manières toutes les œuvres exposées. Cette exposition, a-t-elle dit, « est destinée à faire penser sur la manière dont le corps humain ou la notion de la présence humaine se traduit dans l'art. » Toutes les œuvres ne montrent pas le corps directement. « En ayant choisi des œuvres où le corps n'est pas évident, a-t-elle dit, j'ai voulu demander aux visiteurs (...) de tenter de découvrir comment le corps était implicite. » L'artiste sud-africain Rudzani Memasetoni a recréé les pages du livret administratif de son père dans son œuvre intitulée « Manuscrits de l'apartheid ». Ce livret symbolise le corps humain parce que les Sud-Africains noirs devaient en être munis à tout moment pour pouvoir avoir accès à certains lieux. L'exposition montre aussi les œuvres de plusieurs autres artistes sud-africains, qui se penchent sur les questions de l'identité et de la violence du temps de l'apartheid ou de la libération et de l'histoire pendant la période qui a suivi l'apartheid. « Peux pas oublier, peux pas me souvenir », de Sue Williamson, a trait aux travaux de la Commission sud-africaine Vérité et réconciliation et porte sur le moment où les victimes ont pu être confrontées avec les accusés. Toutefois, l'artiste examine aussi la difficulté de se souvenir d'anciens préjudices, comme l'indique le titre de son œuvre. Le visiteur peut déplacer un curseur pour entendre et faire apparaître sur un écran les paroles prononcées lors des travaux de la commission. La participation des visiteurs n'est pas aussi importante dans le cas des autres œuvres, qui exigent cependant une interprétation de leur part. Le corps de l'artiste est aussi présent dans son œuvre, à travers le processus de création. Les artistes se servent de corps politiques, sociaux, économiques et religieux pour examiner les questions qui les préoccupent le plus. Si l'exposition porte essentiellement sur le corps humain, elle reflète aussi des thèmes présents dans l'art africain traditionnel, ce qui peut aider les visiteurs à mieux comprendre les œuvres de cette exposition et celles exposées dans les autres salles du musée, a fait remarquer Mme Kreamer. Date de rédaction:
14 juin 2006 Mise à jour:
14 juin 2006
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