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Des villageois sénégalais sont désormais en mesure de gérer leur forêtPartenariat pour une vie meilleureÀ Mampatim, une communauté rurale regroupant une centaine de villages dans le sud du Sénégal, l'abattage illicite d'arbres, la production de charbon de bois, le défrichement et les incendies étaient des problèmes perpétuels. La fertilité du sol et l'abondance des forêts ont de tout temps fait la richesse de Mampatim. Mais, au cours des dix dernières années, les besoins d'une population croissante se sont traduits par des coupes désorganisées et parfois excessives. Les fruits sauvages, le gibier, les cultures et le bois destiné à la fabrication de meubles ou de charbon de bois étaient menacés. Bien qu'en 1996, le gouvernement du Sénégal ait donné plus de pouvoirs aux membres élus du conseil rural de Mampatim pour ce qui est de la supervision des ressources naturelles, les habitants pensaient que c'était aux agents forestiers qu'il appartenait de gérer les forêts du pays. Malheureusement, l'unique agent du service national des forêts affecté à la communauté était incapable, à lui seul, d'assurer la protection de la région. L'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) entreprit alors d'aider les habitants à élaborer une nouvelle stratégie en matière de gestion des ressources naturelles qui reposerait sur le renforcement des communications et sur la coopération entre le service des forêts et la collectivité. Avec l'appui de l'USAID, les habitants de Mampatim purent s'informer auprès de spécialistes de leur rôle dans la gestion de leurs ressources naturelles. Ils se rendirent dans une collectivité voisine pour voir comment fonctionnait le mécanisme de surveillance des forêts mis en place par le conseil rural local. L'USAID aida ensuite Mampatim et le service des forêts à rédiger un code de conduite pour les observateurs bénévoles et les former à l'organisation de patrouilles et à la façon de réagir aux contrevenants. Elle fit don de bicyclettes, d'uniformes et de motocyclettes aux observateurs et aux superviseurs, fournit du matériel de lutte contre les incendies et assura la formation des comités locaux. En 2004, ces comités ont réussi à éteindre trois feux de broussailles, défriché par le feu 250 hectares de forêts et de pâturages, et déclaré aux autorités neuf cas d'activités illicites. Le conseil rural et le service des forêts coordonnent désormais les initiatives visant l'entretien des forêts et chacun a compris qu'il travaillait en vue de la réalisation du même objectif : garantir que les précieuses ressources de Mampatim soient gérées judicieusement. Pour la première fois depuis de nombreuses années, les habitants de Mampatim ont beaucoup de fruits sauvages, de sirop végétal et de fourrage pour leur bétail, et c'est en grande partie aux comités de surveillance des villages de Mampatim qu'en revient le mérite. Date de rédaction:
15 juin 2006 Mise à jour:
15 juin 2006
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