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Lutte contre le sida : un parlementaire salue les bons résultats en OugandaM. Chris Smith accueille le nouvel ambassadeur de l'Ouganda aux États-Unis.
Par Jim Fisher-Thompson Washington - En raison des bons résultats obtenus dans sa lutte contre le VIH/sida, tous les feux des projecteurs commencent à se braquer sur l'Ouganda, a dit M. Chris Smith, républicain du New Jersey, président de la sous-commission de la Chambre des représentants chargée de l'Afrique, à l'occasion d'une réception organisée le 14 juin en l'honneur de l'ambassadeur de l'Ouganda auprès des États-Unis, M. Perezi Kamunanwire. Plusieurs personnalités participaient à cette réception, notamment le parlementaire Edolphus Towns, démocrate du New York, coprésident avec M. Smith du Groupe de parlementaires pour l'Ouganda, créé en novembre 2004 ; M. Greg Simpkins, un spécialiste de l'Afrique ; M. Zac Nsenga, ambassadeur du Rwanda aux États-Unis ; M. Joseph Melrose, ambassadeur des États-Unis en Sierra Leone ; et M. Leonard Robinson, président du Sommet national sur l'Afrique, un groupe qui se voue à la défense des intérêts africains. M. Smith a accueilli l'ambassadeur Kamunanwire, qui a présenté ses lettres de créance le 15 mai au président Bush, en faisant remarquer que l'Ouganda avait fait de très gros progrès dans le domaine de la prévention du VIH/sida. « L'Ouganda est véritablement en train de devenir l'une des grandes "vedettes" de l'Afrique, et c'est un fait bien connu ici au Congrès, des deux côtés politiques », a dit M. Smith. C'est en particulier dans le domaine de la prévention du VIH/sida que l'Ouganda se distingue, notamment du fait que le président Yoweri Museveni et son gouvernement ont décidé de travailler avec les organisations religieuses locales entre autres pour encourager les jeunes à repousser le moment de leurs premières relations sexuelles, a souligné M. Smith. Ardent défenseur des droits de l'homme et de la santé en Afrique, M. Smith, qui s'est rendu à de nombreuses reprises sur le continent, notamment en Ouganda il y a peu de temps, a déclaré : « Franchement, j'ai été époustouflé par l'enthousiasme manifesté en Ouganda pour les valeurs familiales. Ce fut donc un voyage remarquable. » L'Ouganda est l'un des douze pays d'Afrique ciblés par le Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le VIH/sida (PEPFAR), lancé par le président Bush en 2003. Portant sur cinq ans et 15 milliards de dollars, ce programme vise à juguler cette maladie mortelle dans 120 pays et encourage une stratégie reposant sur trois grands principes : la continence, la fidélité, et l'utilisation du préservatif. En vertu de ce programme, 561.000 personnes - dont 61 % de femmes - bénéficiaient, au 31 mars 2006, de médicaments antirétroviraux, notamment 75.000 personnes en Ouganda. Le PEPFAR met aussi l'accent sur la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant et 342.200 femmes enceintes ont reçu un traitement préventif empêchant ainsi que quelque 65.100 enfants naissent séropositifs. Au plan de la sécurité, M. Smith s'est déclaré « très encouragé et rempli d'espoir à propos de l'évolution de la situation dans le nord de l'Ouganda en ce qui concerne l'Armée de résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army, LRA), un mouvement rebelle accusé de kidnapper des enfants dans les villages et de les obliger à incorporer les rangs des combattants. « Je sais que le gouvernement ougandais fait tout ce qui est en son pouvoir pour essayer de trouver une solution à cette situation déplorable imputable au chef de la LRA, M. Joseph Kony, et y mettre fin », a dit M. Smith. S'adressant à M. Kamunanwire, le nouvel ambassadeur ougandais aux États-Unis, M. Smith a déclaré : « Nous travaillerons avec vous. Notre commission travaille beaucoup et élabore beaucoup de lois relatives à la traite des personnes et nous voulons aussi collaborer avec vous dans les domaines des échanges, de la protection de l'environnement et des droits de l'homme. » M. Kamunanwire a remercié les membres du groupe pour leur accueil chaleureux et s'est engagé à travailler en étroite collaboration avec le Congrès, ainsi que l'avait fait son prédécesseur, l'ambassadrice Edith Ssempala, à propos des questions intéressant l'Afrique et les États-Unis. Date de rédaction:
16 juin 2006 Mise à jour:
16 juin 2006
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