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Les États-Unis sont les premiers donateurs d'aide aux réfugiés du DarfourL'aide aux réfugiés appuie la liberté, la justice et la dignité humaine, souligne Mme Ellen Sauerbrey.
Par Charlene Porter Washington - Les États-Unis devancent tous les autres donateurs internationaux lorsqu'il s'agit de l'aide qu'ils apportent aux organismes œuvrant à atténuer les souffrances des réfugiés soudanais, a souligné dans un discours prononcé le 20 juin, Journée mondiale du réfugié, la secrétaire d'État adjointe pour les questions liées à la population, aux réfugiés et à la migration, Mme Ellen Sauerbrey. Plus de 200.000 personnes ont fui la persécution et la violence dans la région du Darfour (Soudan) pour se réfugier dans des camps situés à l'est du Tchad où des organes de l'ONU et des organisations non gouvernementales leur apportent une aide, une initiative internationale à laquelle les États-Unis ont déjà contribué à hauteur de 115 millions de dollars, a précisé Mme Sauerbrey. Le programme fédéral d'aide aux réfugiés, a-t-elle expliqué, entre dans le cadre des impératifs que se sont donnés les États-Unis au plan humanitaire et vise à sauvegarder la dignité des hommes, un objectif qui, selon elle, a de profondes implications en matière de sûreté nationale, notamment lorsque des gouvernement répressifs et des États défaillants créent des situations propices à la multiplication des réfugiés. « Lorsque nous aidons les victimes de la persécution et des conflits, nous transformons les sociétés et soutenons le premier pilier de la stratégie du président Bush en matière de sécurité nationale, à savoir la promotion de la liberté, de la justice et de la dignité humaine », a-t-elle fait valoir. Malheureusement, à une époque où la sécurité dans le monde se trouve renforcée, le travail humanitaire est devenu plus difficile et plus dangereux, et les États-Unis doivent s'efforcer de trouver un équilibre entre la réalisation de deux objectifs importants : entraver les activités des terroristes et appuyer le travail humanitaire. Les changements qui sont survenus dans les lois américaines relatives à l'immigration, après les attentats du 11 septembre 2001, ont eu pour effet inattendu d'empêcher certaines victimes de conflit et d'oppression de se réinstaller aux États-Unis parce qu'elles avaient pris part, dans le passé, à des activités de résistance, ou qu'on les avait obligées à fournir « un appui matériel » (aux yeux de la loi) à ceux qui les persécutaient. En raison de cet obstacle juridique, les États-Unis ne seront pas en mesure d'admettre sur leur territoire tous les 54.000 réfugiés qu'ils s'étaient promis d'accueillir en 2006, bien que les responsables s'efforcent de trouver une solution équitable au problème. Récemment, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, a autorisé une exemption en ce qui concerne certaines restrictions liées à la sécurité pour permettre la réinstallation aux États-Unis de plusieurs milliers de membres de l'ethnie karen, une minorité birmane vivant dans un camp situé en Thaïlande. Pour certains réfugiés, le fait d'être admis cette année à se réinstaller aux États-Unis est une solution longuement attendue à des décennies d'errance de pays en pays. Le 19 juin, des responsables du département d'État ont annoncé que plusieurs milliers de Turcs meskhètes seraient autorisés à se réinstaller aux États-Unis, plus d'un demi-siècle après que leurs ancêtres furent expulsés de leur patrie, dans le sud de la Géorgie, par Joseph Staline. Selon les statistiques du département d'État, environ 2,6 millions de réfugiés ont reçu l'autorisation de se réinstaller aux États-Unis au cours des 30 dernières années. Les États-Unis sont le premier pays donateur aux programmes d'aide aux réfugiés et celui qui accueille le plus grand nombre de réfugiés. Date de rédaction:
21 juin 2006 Mise à jour:
21 juin 2006
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