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Mme Hughes souligne l'importance des dons des particuliers et du mécénat d'entrepriseLe discours de la sous-secrétaire d'État à la diplomatie publique à l'occasion de la Journée nationale du mécénat d'entreprise
Les diverses façons dont les Américains font des dons ont été illustrées par la sous-secrétaire d'État à la diplomatie publique et aux affaires publiques, Mme Karen Hughes, lors du discours qu'elle a prononcé devant des dirigeants d'entreprise le 27 février à Seattle, à l'occasion de la Journée nationale du mécénat d'entreprise. Les partenariats du secteur privé, du secteur public et ceux établis entre ces deux secteurs traduisent « une de nos convictions fondamentales, à savoir la valeur et la dignité de toute personne », a-t-elle dit. Les dons des particuliers et des entreprises aux États-Unis ont atteint près de 250 milliards de dollars en 2004 et sont allés à quelque 965.000 associations caritatives. « L'ampleur de ces dons, a-t-elle fait remarquer, illustre le sentiment que, en tant que pays privilégié, nous avons l'obligation d'aider les autres. » Après avoir fait état des personnalités de l'année choisies par le magazine « Time », Bill et Melinda Gates, qui ont créé la fondation philanthropique dont la dotation est la plus importante du monde, et le musicien irlandais Bono, qui s'est fait le champion des défavorisés, Mme Hughes a déclaré que ces trois personnalités considéraient leur réussite extraordinaire comme une obligation d'en partager les bienfaits. Grâce à leurs activités et à celles d'autres particuliers et d'entreprises, le secteur privé fournit plus des quatre cinquièmes de l'aide que les États-Unis apportent aux pays en développement. En ce qui concerne l'aide publique, a-t-elle dit, le vaste programme d'aide humanitaire et d'aide au développement du président Bush a eu pour effet de tripler le montant de l'aide publique au développement pour le faire passer à 27 milliards de dollars en 2005. Les programmes d'aide à l'étranger des États-Unis portent sur divers domaines dont l'aide humanitaire, la croissance économique, les échanges commerciaux, l'agriculture, la santé publique, la protection des ressources naturelles, la démocratie, la gouvernance et l'enseignement. Mme Hughes a fait état du Compte du millénaire, qui constitue une nouvelle méthode liant l'octroi d'une aide directe de grande ampleur à l'obligation de rendre des comptes, à la transparence et à la nécessité de mesurer les résultats. Par ailleurs, a-t-elle-dit, le plan d'aide d'urgence à la lutte contre le sida dans le monde du président Bush, dont le budget devrait atteindre 15 milliards de dollars au cours d'une période de cinq ans, a déjà aidé près de 2 millions de femmes à prévenir la transmission du virus du sida de la mère à l'enfant, fourni des médicaments antirétroviraux à près de 500.000 séropositifs et apporté des soins à quelque 3 millions de personnes. D'autres formes d'aide publique portent sur la scolarisation des filles et la formation professionnelle des femmes. C'est ainsi qu'au Cambodge près de deux tiers des 900 femmes élues à une fonction publique ont reçu une formation dont le financement a été assuré par les États-Unis. Après avoir remercié ses auditeurs pour les contributions qu'ils avaient déjà faites, Mme Hughes a conclu que la seule façon de mettre fin au mal dans le monde était de le faire par le bien, en effectuant des « millions d'actes de bonté » et des sacrifices. Date de rédaction:
02 mars 2006 Mise à jour:
02 mars 2006
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