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L'Iran va être à l'ordre du jour du Conseil de sécuritéConsultations le 9 mars avec le directeur de l'AIEA, M. El-Baradei.
Par Judy Aita Nations unies - Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies prépare son ordre du jour pour le mois de mars, le programme nucléaire iranien va faire l'objet d'un examen minutieux. Le représentant des États-Unis auprès de l'ONU, M. John Bolton, a indiqué, le 2 mars, que les 15 pays membres du Conseil de sécurité se pencheraient sur cette question après la réunion, le 6 mars à Vienne (Autriche), du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). À la conclusion de leur réunion du 2 mars pour fixer l'ordre du jour, les diplomates attachés au Conseil de sécurité ont précisé que la date du 9 mars avait été avancée comme date possible pour une réunion à New York avec le directeur général de l'AIEA, M. Mohamed El-Baradei. Il ne fait aucun doute que la question du programme nucléaire de l'Iran sera évoquée par le Conseil de sécurité, a déclaré M. Bolton, faisant valoir qu'au début de février, le Conseil des gouverneurs de l'AIEA, avait, par une résolution (http://www.iaea.org/Publications/Documents/Board/2006/French/gov2006-14_fr.pdf), demandé à son directeur général « de transférer au Conseil de sécurité tous les rapports et résolutions relatifs à la mise en œuvre de l'accord de garanties TNP en Iran », mais qu'il avait consenti à attendre la soumission d'un nouveau rapport par M. El-Baradei avant de prendre une action officielle. Les ministres des affaires étrangères des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité - Chine, France, Russie, États-Unis, et Royaume-Uni - sont d'accord pour la tenue d'une réunion du Conseil de sécurité à propos de l'Iran, a indiqué M. Bolton. M. El-Baradei a envoyé son rapport aux 35 pays membres du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, mais celui-ci n'a pas été rendu public. Pour M. Bolton qui a lu le rapport, les arguments de M. El-Baradei sont on ne peut plus convaincants. « Si l'on considère le manque de coopération de la part des Iraniens, si l'on considère les efforts énergiques que déploie l'Iran pour dissimuler ses activités nucléaires et les difficultés que l'AIEA a eues pour lui arracher des informations, une seule conclusion s'impose : manifestement, les Iraniens cherchent à avoir des capacités nucléaires », a dit M. Bolton. Les ambitions nucléaires de l'Iran « seront une épreuve pour le Conseil de sécurité », avait dit M. Bolton aux journalistes, la veille, au siège de l'ONU, puisque, même si l'AIEA ne prenait aucune action, la question serait du ressort du Conseil de sécurité. « Sauf le respect qu'on doit à l'AIEA, la Charte de l'ONU dit bien que les menaces à la paix et à la sécurité internationales sont du ressort du Conseil de sécurité. Le Conseil de sécurité n'a pas besoin d'un rapport de l'AIEA », avait-il souligné. Et d'ajouter : « Le Conseil de sécurité est pleinement capable, à la demande de n'importe lequel des membres de l'ONU, de considérer les menaces qui sont posées à la paix et à la sécurité internationales, et le programme nucléaire iranien, à notre sens, en est clairement une. Le Conseil de sécurité a donc été saisi de cette question. » « Si les Iraniens insistent, ainsi qu'ils le font depuis des années, pour acquérir une capacité d'enrichissement, c'est une chose que nous ne pouvons pas accepter. C'est une chose que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont dit ne pas pouvoir accepter », a-t-il fait remarquer. « S'il est inacceptable que l'Iran ait des armes nucléaires et s'il est approprié de saisir le Conseil de sécurité à propos de cette affaire - ce que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont dit - il faut alors se demander quelle ligne d'action le Conseil compte suivre », a fait valoir M. Bolton. Les États-Unis, a-t-il indiqué, sont prêts à aller de l'avant et comptent avoir de nombreuses discussions avec les autres membres permanents du Conseil de sécurité, qui ont droit de veto. Et si les cinq membres permanents prennent au sérieux les responsabilités qui leur incombent en raison de leur statut, a dit M.Bolton, « j'imagine qu'ils souhaitent travailler de concert et maintenir le consensus auquel nous sommes parvenus ». La proposition de la Russie de fournir de l'uranium enrichi à l'Iran et de récupérer le combustible nucléaire usé est, à son avis, « extrêmement favorable à l'Iran », mais « les Iraniens sont une fois de plus en train d'essayer d'obscurcir la situation et d'essayer de faire croire qu'un accord est à portée de la main alors que toutes les informations que j'ai vues indiquent qu'ils continuent à affirmer qu'ils veulent avoir leurs propres capacités d'enrichissement ». Date de rédaction:
03 mars 2006 Mise à jour:
03 mars 2006
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