|
|||||||||||
|
|||||||||||
|
![]() | ||
L'Afrique est importante pour la sécurité énergétique des États-UnisSelon un haut responsable du ministère américain de l'énergie, les importations d'énergie pourraient fortement augmenter.Par Jim Fisher-Thompson et Bruce Greenberg Washington - Selon un haut responsable du ministère américain de l'énergie, les liens commerciaux entre les États-Unis et l'Afrique ne peuvent que croître étant donné que, dans les prochaines décennies, un baril de pétrole sur cinq consommés aux États-Unis proviendra sûrement d'Afrique. À l'heure actuelle, 15 % des importations américaines de pétrole proviennent d'Afrique, a indiqué M. George Person, vice-ministre adjoint par intérim du ministère de l'énergie chargé des questions liées à la politique énergétique internationale, lors d'un colloque portant sur l'Afrique et la sécurité énergétique internationale, organisé le 1er mars par la Fondation Leon Sullivan. Leon Sullivan était un éminent pasteur afro-américain et homme d'affaires qui avait mis sur pied plusieurs programmes visant l'autosuffisance aux États-Unis et à l'étranger. Il avait aussi élaboré d'importantes recommandations - les Principes Sullivan - à l'intention des entreprises et des investisseurs étrangers travaillant en Afrique du Sud durant l'époque de l'apartheid, dans les années 1980 et au début des années 1990. M. Edmund Daukuru, ministre d'État du Nigeria pour les ressources pétrolières et l'actuel président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), participait à la discussion à laquelle assistait aussi l'ancien ambassadeur des États-Unis au Nigeria, M. Howard Jester. Outre le pétrole, l'Afrique offre d'autres possibilités, a fait valoir M. Person, précisant : « Le gaz naturel, en particulier le gaz naturel liquéfié, est une matière première dont l'importance au niveau mondial augmente, et les États-Unis en sont un gros consommateur. » Il ne fait aucun doute, a-t-il dit, que des défis accompagnent cette croissance du commerce avec l'Afrique, mais les Américains devraient voir au-delà des défis et s'intéresser à autre chose que le pétrole et le gaz, notamment aux services liés à l'énergie, aux échanges et à l'investissement, à l'émancipation économique, ainsi qu'aux partenariats publics et privés. En sa qualité de président de l'OPEP, M. Daukoru est à la tête de l'organisation dont les 11 pays membres détiennent les deux tiers de toutes les réserves de pétrole connues et dont le principal objectif est de stabiliser le prix du pétrole afin d'éliminer les fluctuations qui pourraient mettre en danger la régularité du flux des recettes pour les pays producteurs. La plupart des pays du golfe Persique font partie de l'OPEP, mais d'autres gros pays producteurs de pétrole, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et la Russie n'en sont pas membres. Le Nigeria est le seul pays d'Afrique subsaharienne à faire partie de l'OPEP, mais les ressources énergétiques en Afrique de l'Ouest et en Afrique australe sont très prometteuses, a souligné M. Daukoru, ajoutant que pour les États-Unis 8 % des importations de pétrole américaines provenaient du Nigeria, 7 % d'Angola et que les champs pétrolifères du Golfe de Guinée prenaient de plus en plus d'importance pour ce qui est de la fourniture d'énergie aux États-Unis. Selon M. Daukuru, le gaz naturel devrait bientôt rivaliser avec le pétrole en tant que principale source mondiale d'énergie, étant un combustible plus propre que le pétrole et plus facile à transporter. « Nous pensons que dans les 20-25 prochaines années, le gaz arrivera presque à prendre la place du pétrole sur les marchés mondiaux », a-t-il fait valoir. Et c'est là une bonne nouvelle pour l'Afrique car, a-t-il souligné, les sources de gaz sont importantes au Nigeria, au large du Cameroun, en Guinée équatoriale, et, dans une certaine mesure, en Angola. Date de rédaction:
06 mars 2006 Mise à jour:
06 mars 2006
|
||
|
Options: |
|
||||||||||||||||||