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Les États-Unis exhortent les États arabes à soutenir l'IrakLes propos du secrétaire d'État adjoint au Proche-Orient, M. David WelchPar Judy Aita New York - Le Sommet arabe devrait soutenir le nouveau gouvernement irakien, appuyer les trois exigences de la communauté internationale à l'endroit du nouveau gouvernement palestinien et faciliter la transition vers une force de maintien de la paix des Nations unies au Darfour, ont déclaré les États-Unis lors d'une série de réunions avec des représentants d'États arabes. Au cours d'une conférence de presse donnée le 23 mars au Centre de la presse étrangère de New-York, le secrétaire d'État adjoint au Proche-Orient, M. David Welch, a déclaré que les États-Unis voudraient voir les 22 États arabes aborder ces questions clés de « manière positive, axée vers l'avenir » lors de leur sommet qui doit se tenir à Khartoum (Soudan) les 28 et 29 mars. La communauté internationale, en particulier le Quatuor composé des Nations unies, des États-Unis, de la Russie et de l'Union européenne, souhaiterait obtenir une réponse sérieuse du nouveau gouvernement palestinien au sujet de trois impératifs, a dit M. Welch : - accepter le droit d'Israël à l'existence, - renoncer à la violence et au terrorisme, - accepter la série entière des accords précédemment conclus ainsi que les obligations et initiatives liées au processus de paix. « Il appartient, naturellement, à la Ligue arabe de décider de la manière dont elle s'adressera au nouveau gouvernement palestinien », a déclaré M. Welch. Mais le fait est « qu'il y aura un nouveau gouvernement dirigé par un parti qui, selon nous, est une organisation terroriste, qui n'a pas encore satisfait à une seule des exigences de la communauté internationale, y compris celles que la Ligue arabe elle-même a cautionnées collectivement ». Le soutien à l'Irak Les États-Unis demandent également aux pays arabes « d'apporter leur soutien, politique et autre » au gouvernement irakien actuel et au futur gouvernement une fois qu'il sera formé, a déclaré M. Welch. Ce dernier s'est félicité de la position qu'avait adoptée la Ligue arabe en faveur du processus de réconciliation et d'unité en Irak. « C'est une position politique très utile, a-t-il dit. L'Irak est membre de la Ligue arabe, dont elle restée divorcée trop longtemps (...) Nous espérons que la Ligue arabe et ses États membres apporteront leur soutien au nouveau gouvernement et au peuple irakien. » « Nous souhaiterions voir la Ligue jouer un rôle international de soutien, y compris dans le domaine de la sécurité », a ajouté le secrétaire d'État adjoint. Bien que la majorité des forces de la coalition actuellement en Irak soient américaines, « si les États membres de la Ligue arabe devaient prendre des mesures dans ce domaine, je ne pense pas qu'ils rencontreraient d'objections de la part des États-Unis. » Le Darfour et le Sahara occidental La crise humanitaire au Darfour est grave, a déclaré M. Welch. « Une présence internationale y est nécessaire, afin de protéger les populations. L'Union africaine s'est acquittée de façon satisfaisante de sa mission là où elle est présente, mais nous pensons qu'elle doit recevoir un appui financier et pratique ainsi que des contributions complémentaires de la communauté internationale. La solution la plus efficace est d'opérer le passage à une mission dirigée par les Nations unies. » Interrogé au sujet du Sahara occidental, M. Welch a indiqué que les États-Unis allaient aborder ce dossier avec une délégation du Maroc au cours des quelques jours à venir. « Nous souhaiterions voir la stabilité, la sécurité et la paix régner dans cette région. Nous pensons qu'une solution doit être trouvée, une solution réaliste. » Les États-Unis ont appuyé des résolutions de l'ONU visant à régler le différend entre l'Algérie et le Maroc au sujet du Sahara occidental. Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à une consultation par référendum des habitants du Sahara occidental sur l'autodétermination. M. Welch a souligné que les États-Unis s'employaient d'une façon générale à resserrer leurs relations avec les États du Maghreb : « Nous entretenons des relations historiquement amicales avec le Maroc et la Tunisie, des relations très bonnes, dynamiques et très productives avec l'Algérie, et une nouvelle situation avec la Libye. Il est clair que cette gamme d'interactions que forgent le gouvernement et le peuple des États-Unis avec ces États est vraiment en train d'évoluer de manière positive et assez spectaculaire. » Date de rédaction:
24 mars 2006 Mise à jour:
24 mars 2006
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