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Des objets d'art au Congo et à Madagascar sauvés grâce à un programme des É.-U.Le Fonds de préservation culturelle crée aussi des partenariats au Kosovo et au Turkménistan.
Par Jim Fisher-Thompson Washington - Ce n'est pas un événement politique international de nature à secouer la Terre, mais les habitants de la province de Shaba, dans le sud de la République démocratique du Congo, peuvent remercier leurs partenaires américains d'avoir sauvé une partie de leur patrimoine culturel des ravages de la nature. En 2005, le Musée national de Lubumbashi a reçu un don de 21.000 dollars pour réparer son toit qui fuyait. C'est le fruit d'un partenariat novateur lancé par le département d'État, le Fonds de l'ambassadeur pour la préservation culturelle. Depuis sa création en 2001, le Fonds établit des partenariats avec des institutions culturelles locales non seulement en Afrique mais partout dans le monde : il a déjà financé 292 projets. En 2005, il a accordé pour 2,5 millions de dollars de dons à 87 projets dans 76 pays. Selon un communiqué de l'ambassade des États-Unis à Kinshasa, le Fonds a payé la réfection du toit du principal bâtiment du musée de Lubumbashi afin d'empêcher que les pluies torrentielles qui arrosent la région n'endommagent ses précieuses collections ethnographiques, entomologiques et archéologiques. De nouvelles portes en métal et des fenêtres renforcées ont également été installées pour accroître la sécurité et les murs du musée ont été repeints. Le Fonds a aussi payé la préservation des collections de plantes, animaux, insectes, objets de céramique, peintures et objets d'art en bois, pierre et peaux, et l'ambassade a déclaré qu'ils étaient « traités et entretenus avec des produits chimiques et des insecticides afin de les protéger des détériorations » pendant deux ans. Avec les fonds de l'ambassade, le musée a acheté huit nouvelles vitrines d'exposition pour ses collections entomologiques. De plus, il a acheté des aspirateurs, des thermomètres et un climatiseur afin de préserver les collections de la chaleur et de l'humidité excessives. Enfin, il a installé de nouveaux rideaux dans les salles d'exposition afin de les protéger du soleil. Il a également acquis deux ordinateurs, un appareil photo numérique et un système de positionnement global (GPS) avec l'argent du don. Les ordinateurs permettront de transférer les informations de leur fragile support de papier dans une base de données électronique et un site Internet sera construit pour accroître « les capacités de recherche » a annoncé l'ambassade. Les appareils photo seront utilisés pour prendre des clichés des objets des collections à des fins de recherche et de présentation lors de réunions scientifiques. Les archéologues utiliseront le GPS pour localiser et identifier l'emplacement des sites archéologiques d'accès difficile. La préservation de portes historiques à Madagascar À Madagascar, le Fonds de l'ambassadeur pour la préservation culturelle a permis de lancer un programme visant à préserver des portes et des fenêtres en bois sculpté de grande valeur historique à Marovoay, Mahajanga et dans d'autres sites du nord-ouest de l'île. Selon un communiqué de presse de l'ambassade des États-Unis à Tananarive, les fonctionnaires américains travaillent avec des chercheurs de l'université de Mahajanga et des membres de la collectivité de Bohra dans le Nord-Ouest pour préserver des portes et des fenêtres indo-arabes finement sculptées datant probablement du XVIIIe siècle. Les œuvres d'art sont fonctionnelles et représentent le rôle de Madagascar dans « la dynamique commerciale de l'océan Indien », dit encore le communiqué de presse qui ajoute aussi que ce sont « des rappels visuels des échanges culturels entre les Indiens de l'Est, les Arabes, les Africains de l'Est et les Malgaches » il y a trois siècles. Selon l'ambassade, lorsque le projet de préservation sera terminé, en août, « Mahajanga et Marovoay auront un autre joyau touristique à montrer au monde. De nouveaux circuits historiques pédestres, des expositions... et des livres permettront de partager avec tous ce monument unique du patrimoine malgache. » Préserver des manuscrits au Kosovo et des tapis au Turkménistan Hors de l'Afrique, précise aussi le département d'État, le Fonds de l'ambassadeur pour la préservation culturelle a organisé des programmes couronnés de succès au Kosovo et au Turkménistan. Au Kosovo, en juillet 2005, M. Philip Goldberg, chef du bureau de Pristina, a accordé un don à l'Institut pour la préservation des monuments de Prizren, afin de sauver des manuscrits anciens qui se détérioraient dans la mosquée Gazi Mehmed Pasha. Dans sa présentation, M. Goldberg a souligné que Prizren était un site approprié pour la préservation du patrimoine car c'est « un symbole du passé multiethnique et multireligieux du Kosovo et, nous l'espérons, un symbole de son avenir multiethnique et multireligieux ». En 2004, le Fonds de l'ambassadeur pour la préservation culturelle a aidé à préserver une collection unique de tapis des XVIIe et XVIIIe siècles au Turkménistan. Le don a aidé le Musée national du tapis d'Ashgabat à sauver 30 tapis. Le programme a eu des retombées, dont une série de « cours de maître » donnés par des experts tisseurs locaux à l'intention des spécialistes des méthodes de préservation, de conservation et de restauration. Date de rédaction:
24 mars 2006 Mise à jour:
24 mars 2006
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