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La Maison-Blanche se félicite des « progrès remarquables » en IrakLa stratégie des 12 prochains mois repose sur le transfert des responsabilités aux dirigeants irakiens.
La Maison-Blanche a publié le 18 mars un communiqué détaillant les « progrès remarquables » réalisés en Irak ces trois dernières années, en particulier sur la voie de la démocratie. Cette fiche analytique détaillant les progrès économiques, politiques et sécuritaires en Irak expose en détail les points essentiels abordés par le président Bush lors de son allocution radiophonique hebdomadaire diffusée ce même jour. La Maison-Blanche prévoit une consolidation de ces acquis pendant l'année à venir, et le transfert accéléré des responsabilités aux Irakiens pour « stabiliser la nation et bâtir les bases solides d'une démocratie et d'une croissance économique accrue. » Du point de vue des États-Unis, la réussite de ces efforts rendra l'Amérique plus sûre, en privant les terroristes d'un lieu d'asile, plus tranquille en encourageant les réformes dans toute la région du Moyen-Orient qui « est source de violence et de stagnation depuis des décennies », et plus forte en démontrant la fiabilité de la puissance et des engagements des États-Unis. On trouvera ci-après le texte de cette fiche analytique. La Maison-Blanche 18 mars 2006 Opération Liberté de l'Irak : Trois ans plus tard « Ces trois dernières années ont mis notre résolution à l'épreuve. Nous avons connu des jours pénibles et des revers. Après la chute de Saddam Hussein, les terroristes ont fait de l'Irak un front central dans la guerre contre le terrorisme, essayant de transformer ce pays en repaire d'où ils peuvent planifier d'autres attentats contre l'Amérique. Il nous faudra engager d'autres batailles et endurer de nouveaux sacrifices pour parvenir à la victoire. Pour certains, la tentation de se retirer et d'abandonner nos engagements est forte. Mais la paix ne réside pas dans le retrait. Il n'y aucun honneur et aucune sécurité à nous retirer. En conséquence, l'Amérique n'abandonnera pas l'Irak aux mains des terroristes acharnés à nous attaquer à nouveau. Nous achèverons notre mission. En vainquant les terroristes en Irak, nous apporterons une plus grande sécurité à notre propre pays. Et lorsque la victoire sera remportée, nos troupes retourneront chez elles avec les honneurs qu'elles méritent. » (Extrait de l'allocution radiophonique du président George W. Bush diffusée le 18 mars 2006) - Des progrès remarquables en Irak ces trois dernières années Le 19 mars 2003, les États-Unis et les forces de la coalition ont lancé l'opération Liberté de l'Irak. La vie en Irak sous le régime de Saddam Hussein a été marquée par la brutalité, la peur et la terreur. Les Irakiens n'avaient pas voix au chapitre dans leur pays ni leur mot à dire dans leur vie. Saddam Hussein a dévasté l'Irak, anéanti son économie, ruiné et pillé son infrastructure et démoli son capital humain. Trois ans plus tard, l'Irak a un gouvernement élu démocratiquement. Le règne d'un dictateur a été remplacé par un gouvernement élu démocratiquement qui opère en vertu d'une des constitutions les plus progressistes du monde arabe. Des millions d'Irakiens ont rejoint le processus politique rien que l'année passée. La transition de trois décennies de dictature à une démocratie pleinement fonctionnelle est toujours difficile et l'Irak a encore de nombreux défis à relever avant de pouvoir s'assurer toutes ses acquisitions démocratiques. Saddam Hussein passe actuellement en justice devant un tribunal irakien. Le peuple irakien lui fera rendre compte de ses crimes et atrocités. L'année prochaine consolidera tous ces acquis, en aidant un nouveau gouvernement irakien à stabiliser la nation et à construire une base solide pour la démocratie et une croissance économique accrue. Les dirigeants œuvrent ardemment pour former un gouvernement qui représentera tout le peuple irakien. Tandis que le gouvernement irakien se crée et que les forces de sécurité irakiennes poursuivent leur formation, les efforts déployés pour stabiliser la nation seront de plus en plus commandés par des Irakiens. Nous soutenons le gouvernement irakien en ces temps difficiles et conservons nos engagements à l'égard du peuple irakien. Assurer une victoire durable en Irak : - rendra l'Amérique plus sûre en privant les terroristes d'un lieu d'asile à partir duquel ils peuvent planifier et lancer des attaques contre les États-Unis et les intérêts américains à l'étranger ; - tranquillisera l'Amérique en facilitant les réformes dans une région qui a été source de violence et de stagnation pendant des décennies et en privant les terroristes du contrôle d'un carrefour de l'économie mondiale ; - rendra l'Amérique plus forte en démontrant à nos amis et ennemis la fiabilité de la puissance des États-Unis, la force de notre engagement à l'égard de nos amis et la ténacité de notre résolution face à nos ennemis. Malgré les progrès, la situation sur le terrain reste tendue. Comme le montrent les actions et les déclarations d'Al-Qaïda, les terroristes rejettent la démocratie, rejettent la paix et veulent imposer leur propre conception d'un gouvernement de dictature au peuple irakien. Les États-Unis et leurs partenaires sont unis pour soutenir le peuple irakien et l'aider dans son combat pour la liberté. Les terroristes savent que la force militaire, pour défier les forces irakiennes et de la coalition directement, leur fait défaut. Aussi, leur seul espoir repose sur la tentative de provoquer une guerre civile. Après l'attentat perpétré contre la grande mosquée de Samarra, le peuple irakien était en proie au mécontentement et au désarroi quant à l'avenir de son pays. Pourtant, il a montré au monde entier, depuis, qu'il aspirait à un avenir de liberté et de paix et qu'il refusait qu'une minorité violente le prive de cet avenir en déchirant leur pays. La Stratégie nationale du président pour la victoire en Irak a trois pistes - politique, sécuritaire et économique. Ces trois pistes progressent. La piste politique : l'Irak est passé de la tyrannie et de l'oppression à la liberté et à la démocratie. Il y a trois ans, les Irakiens n'avaient pas leur mot à dire dans leur gouvernement ou dans l'avenir de leur nation. Des actes simples, comme le fait de s'inquiéter ouvertement d'une mesure malavisée ou d'organiser une réunion, étaient simplement interdits. Les citoyens redoutaient les arrestations arbitraires, la torture et l'emprisonnement. Des milliers d'Irakiens innocents ont échoué dans des fosses communes. Aujourd'hui, des millions d'Irakiens sont en train de façonner leur propre destinée en participant au processus politique de l'Irak. Les Irakiens ont procédé à deux élections nationales fructueuses et à un référendum constitutionnel national en 2005. Chaque élection successive a rencontré moins de violence, enregistré un plus grand taux de participation électorale et une participation politique plus large. Le 15 décembre, plus de 11 millions de personnes - soit plus de 75 % de la population irakienne en âge de voter - ont participé à l'élection d'un nouveau gouvernement sous une nouvelle constitution, ce qui représente une augmentation de plus de trois millions d'électeurs par rapport à l'élection de janvier. Les électeurs irakiens ont approuvé une nouvelle constitution permanente. Cette Constitution, approuvée le 15 octobre 2005, fournit un cadre légal solide, basé sur un processus démocratique et l'inclusion, que le peuple irakien s'efforce de renforcer. Les dirigeants irakiens s'attachent, à présent, à former un gouvernement national. Les élections de décembre ont débouché sur un parlement représentatif et offrent aux Irakiens l'occasion de construire un gouvernement d'unité nationale. Les dirigeants irakiens continuent d'œuvrer à la formation d'un nouveau gouvernement à large assise, diversifié pour servir leurs obligations envers les principes démocratiques. La piste sécuritaire : les forces de sécurité irakiennes prennent de plus en plus la tête des opérations pour protéger leur nation. Il y a trois ans, Saddam Hussein et le parti Baas préservaient l'autorité tyrannique du régime. Sous ce régime, l'armée irakienne était utilisée comme un instrument de répression contre les propres citoyens de l'Irak et contre ses voisins. Aujourd'hui, une force de sécurité irakienne, totalement formée de volontaires, assume de plus en plus la responsabilité de la protection de la nation et du peuple irakiens. Les forces de sécurité irakiennes entraînées augmentent en nombre et assument un rôle de plus en plus important. Plus de 240.000 soldats ont été entraînés et équipés et travaillent aujourd'hui à protéger leurs concitoyens. Les forces de sécurité irakiennes font preuve d'une compétence et d'une capacité grandissantes et plus de 90 % des Irakiens disent soutenir leurs efforts pour apporter la stabilité au pays. Plus de 112.000 soldats irakiens, de la marine et de l'armée de l'air, sont aujourd'hui entraînés et équipés. Plus de 87.000 policiers ont été formés et équipés. Cette police travaille aux côtés de 40.000 autres agents de l'ordre du ministère de l'intérieur. Des bataillons supplémentaires de l'armée irakienne et d'opérations spéciales conduisent des opérations. À l'automne dernier, il y avait plus de 120 bataillons de l'armée irakienne et des forces de police engagés dans le combat contre l'ennemi - et 40 d'entre eux étaient à la tête des opérations. Aujourd'hui, leur nombre a encore augmenté, passant à plus de 130 - avec plus de 60 d'entre eux à la direction des opérations. Comme de plus en plus de bataillons irakiens entrent en jeu, ces forces assument la responsabilité sur un plus grand territoire. Les forces irakiennes dirigent aujourd'hui plus d'opérations indépendantes dans le pays que ne le font les forces de la coalition. Les terroristes ont recours aux armes de la peur parce qu'ils savent qu'ils ne peuvent nous vaincre militairement. Après avoir été vaincus dans les batailles de Falloudjah et de Tal Afar, les terroristes ont vu qu'ils ne pouvaient pas se confronter aux forces irakiennes et américaines dans une véritable bataille et survivre. Ils se sont dès lors tournés vers les engins explosifs improvisés - une arme qui leur permet d'attaquer à une distance sûre, sans devoir affronter nos forces dans une bataille. Des Irakiens innocents sont les principales victimes de ces engins explosifs. Notre stratégie pour combattre ces explosifs improvisés comporte trois éléments : prendre pour cible et éliminer les terroristes et fabricants de bombe ; assurer à nos armées un entraînement spécialisé pour leur permettre d'identifier et désamorcer les engins explosifs avant qu'ils n'explosent ; développer de nouvelles technologies pour se défendre contre les engins explosifs improvisés. Les efforts déployés par la coalition pour vaincre les engins explosifs improvisés produisent des résultats. Aujourd'hui, près de la moitié des engins explosifs en Irak sont décelés et désactivés avant d'avoir pu exploser. Sur les 18 derniers mois, le nombre de victimes causées par un engin explosif improvisé a été réduit de moitié. Au cours des six derniers mois, les forces irakiennes et de la coalition ont découvert et désamorcé près de 4.000 engins explosifs, découvert plus de 1.800 caches d'armes et ateliers de fabrication de bombes et tué ou arrêté des centaines de terroristes et de fabricants de bombes. La piste économique : l'économie, l'infrastructure et les conditions de vie en Irak s'améliorent. Il y a trois ans, Saddam Hussein et son régime menaient une vie de privilèges et de luxe, tout en privant le peuple irakien de l'infrastructure nécessaire pour bénéficier des services essentiels. Ces défavorisés se sont vu refuser les services publics les plus simples, la faim et le déni des services étant utilisés comme armes de la tyrannie. En conséquence, plusieurs régions de l'Irak ont gravement manqué d'électricité, d'eau, de soins de santé, de structures d'enseignement et d'autres services vitaux. Certes, les défis demeurent et il faudra des années pour moderniser l'économie et l'infrastructure de l'Irak, à la suite des décennies de négligences de la part de Saddam Hussein, mais des progrès considérables ont été réalisés sur les trois dernières années. Aujourd'hui, l'économie de l'Irak se redresse et le peuple irakien jouit d'un meilleur accès aux services essentiels. L'économie de l'Irak se redresse et le niveau de vie du peuple irakien remonte. L'économie irakienne montre des signes de redressement après 30 ans de dictature. En 2005, elle a connu une croissance estimée à 2,6 % en termes réels et le Fonds monétaire international (FMI) a estimé qu'elle croîtrait encore de plus de 10 % en 2006. Sous le régime de Saddam Hussein, le niveau de vie des Irakiens s'était rapidement détérioré. En termes nominaux, le revenu par habitant en Irak a chuté de 3.800 dollars en 1980 (plus élevé qu'en Espagne à cette époque) à 715 dollars en 2002 (inférieur à celui de l'Angola). En 2005, on estime que le revenu par habitant a augmenté pour dépasser les 1.000 dollars. L'Irak rejoint la communauté économique internationale. L'Irak est sur la voie de l'accession à l'Organisation mondiale du commerce, a reçu à la fois une facilité de crédit du FMI et son premier prêt de la Banque mondiale en 30 ans et a obtenu un accord sur la dette à l'égard du Club de Paris, qui annule au moins 80 % des quelque 40 milliards de dollars de dettes datant de l'époque de Saddam Hussein. Les investisseurs sont optimistes quant à l'avenir économique de l'Irak. Les banques étrangères et nationales inaugurent de nouveaux bureaux ; la Bourse, établie en avril 2004, cote actuellement près de 90 sociétés et un total de plus de 32.000 hommes d'affaires sont aujourd'hui enregistrés en Irak. Davantage d'Irakiens ont accès à de l'eau propre. Plus de 3 millions d'Irakiens jouissent d'un meilleur accès à l'eau propre et 5,1 millions ont amélioré l'accès au traitement des eaux usées. Le système éducatif de l'Irak est rénové. Plus de 30 % des écoles irakiennes ont été réhabilitées, plus de 36.000 professeurs ont été formés et environ 8,7 millions de manuels de mathématiques et de sciences révisés et 3 millions de matériels élémentaires scolaires ont été distribués aux étudiants, à l'échelle nationale. Le système de santé publique de l'Irak s'améliore. Des campagnes de vaccination ont considérablement diminué les éruptions de maladies infectieuses. Par exemple, 98 % des enfants de moins de cinq ans ont été vaccinés contre la poliomyélite. Date de rédaction:
27 mars 2006 Mise à jour:
27 mars 2006
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