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Une communauté internationale active contribue à la sécurité, affirme Mme RiceLes propos de la secrétaire d'État sur l'Iran, l'Irak et le Darfour lors d'entretiens télévisés
Par Melody Merin Washington - Une communauté internationale active et engagée contribue à la propagation de la paix et de la sécurité à travers le monde, a affirmé la secrétaire d'État américaine, Mme Condoleezza Rice, lors de divers entretiens télévisés le 30 avril. En particulier, Mme Rice a souligné l'importance d'une convergence de vues des membres de la communauté internationale au sujet des grands dossiers du jour intéressant le Moyen-Orient et la province soudanaise du Darfour. L'Iran Lors de l'émission « Late Edition » de la chaîne câblée CNN, Mme Rice a évoqué l'isolement croissant de l'Iran alors que ce pays continue de défier « la volonté de la communauté internationale » en poursuivant son programme nucléaire. « La communauté internationale est de l'avis absolument unanime que personne ne souhaite ni ne pourrait tolérer un État iranien doté de l'arme nucléaire au beau milieu de l'une des régions les plus explosives du monde », a-t-elle déclaré. Les États-Unis approuvent les propositions faites par l'Union européenne et la Russie à l'Iran au sujet de l'enrichissement et du retraitement du combustible nucléaire, a ajouté la secrétaire d'État, qui a estimé que d'autres pays encore devraient s'impliquer davantage. « À mesure que nous avançons, la communauté internationale devra faire un choix, tout comme l'Iran a un choix à faire », a déclaré Mme Rice lors de l'émission « Face The Nation » de la chaîne CBS. « Allons-nous nous exprimer de manière crédible au sujet de la nécessité pour l'Iran de se conformer, ou allons-nous continuer à laisser cet État défier la volonté de la communauté internationale ? » Lors de l'émission « This Week » d'ABC, la secrétaire d'État a demandé à l'Iran de mettre fin à son programme d'enrichissement d'uranium et de répondre aux exigences formulées par le Conseil d'administration de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans sa résolution et par la présidence du Conseil de sécurité de l'ONU dans sa déclaration du 29 mars, afin de que les négociations puissent reprendre. Mme Rice a fait observer que, cette semaine, M. Nicholas Burns, sous-secrétaire d'État aux affaires politiques, devait s'entretenir avec des directeurs politiques de la marche à suivre. L'une des possibilités serait que le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution invoquant le chapitre VII de la Charte, ce qui impliquerait de possibles sanctions et le recours à la force militaire si l'Iran refusait de se plier aux exigences du Conseil. « La crédibilité de la communauté internationale est en jeu ici et nous avons, nous aussi, un choix : nous pouvons soit prendre au sérieux ce que nous disons lorsque nous affirmons que l'Iran doit se plier, soit continuer à laisser l'Iran nous défier », a déclaré Mme Rice. Le Darfour De même que la communauté internationale doit faire face aux autorités iraniennes, de même elle doit s'impliquer davantage dans la crise qui sévit dans la province soudanaise du Darfour, a affirmé la secrétaire d'État. Défendant la position des États-Unis selon laquelle les autorités soudanaises, par le truchement des milices djandjawids, se rendaient coupables de génocide à l'encontre de leur propre peuple, Mme Rice a déclaré, lors de l'émission « Late Night » de CNN, que les États-Unis s'efforçaient « de prôner au Conseil de sécurité (...) l'éventualité de sanctions (...) contre certains membres du gouvernement soudanais » qui laissent ce génocide se perpétrer. Elle a ajouté que les États-Unis s'employaient, en collaboration avec l'OTAN et avec les forces de l'Union africaine envoyées dans la région, à offrir de l'aide en matière de logistique, de renseignement et de transport. Mais même ces offres sont insuffisantes, et il faudrait que d'autres pays apportent de l'aide, a dit Mme Rice « Nous avons besoin d'une aide accrue de la communauté internationale. Il nous faut l'appui de la Chine et de la Russie, qui, à mon avis, devraient examiner la situation et s'enquérir de ce qu'elles pourraient faire de surcroît », a-t-elle déclaré à CNN. L'Irak Passant à l'Irak, le chef de la diplomatie américaine a parlé de son récent séjour dans ce pays et des prochaines étapes à suivre au lendemain de l'élection d'un nouveau gouvernement. « La formation d'un gouvernement est une étape importante, mais nous devons aussi considérer la sécurité sur le terrain », a dit Mme Rice. Aussi les États-Unis et les autorités irakiennes vont-ils évaluer les capacités des forces irakiennes et poursuivre leur formation de manière à ce qu'elles puissent assumer un jour des responsabilités accrues dans diverses régions du pays. L'Irak enregistre des progrès sur beaucoup de fronts, a-t-elle affirmé à CNN : « La route entre l'aéroport et la zone internationale était d'une insécurité notoire. Mais la sécurité s'est nettement améliorée depuis que les forces irakiennes ont pris le relais et sécurisé cette route. Elles ont assumé le contrôle de plusieurs secteurs critiques dont les terroristes avaient été écartés et qu'elles ont maintenant sécurisés. » Interrogée sur les milices en Irak et en particulier sur la façon dont le gouvernement irakien allait traiter avec des personnes telles que M. Moqtada el Sadr, un religieux chiite recherché à une époque par les États-Unis, la secrétaire d'État a répondu : « Il reviendra aux Irakiens de faire face à leur passé, de traiter les questions de réconciliation, de faire face aux problèmes que posent les individus qui ont commis des crimes contre le gouvernement irakien et contre le peuple irakien. » Date de rédaction:
02 mai 2006 Mise à jour:
02 mai 2006
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