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Accord sur le Darfour : les États-Unis et l'Union africaine donnent leur maximumLe secrétaire d'État adjoint, M. Robert Zoellick, ne ménage aucun effort à Abuja.
Par Charles W. Corey Washington - Le secrétaire d'État adjoint, M. Robert Zoellick, les représentants de l'Union africaine et d'autres membres de la communauté internationale « travaillent d'arrache-pied » à inciter les parties à conclure un accord de paix au Darfour dans le cadre des négociations de paix qui se déroulent actuellement à Abuja (Nigeria). C'est ce qu'a affirmé le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, lors de son point de presse quotidien du 4 mai. Il a précisé que les groupements rebelles ont présenté à Abuja un certain nombre de propositions diverses sur lesquelles les négociateurs se penchent en ce moment. M. Zoellick et ses homologues, a-t-il ajouté, « s'efforcent de trouver des moyens de faire en sorte que ces idées permettent de combler les divergences de vues entre les rebelles et les autorités soudanaises. Je n'ai, à ce jour, aucune annonce définitive à vous faire à l'égard de l'état d'avancement de la situation. » M. McCormack a rappelé aux journalistes qu'il existait un délai limite pour ces négociations, à savoir le 4 mai à minuit heure d'Abuja, et « à ce moment-là, il appartiendra aux médiateurs de l'Union africaine de décider de la marche à suivre (...) Certes, M. Zoellick est sur place, et il travaille d'arrache-pied. Nous verrons ce que les négociations vont produire. » (Selon des dépêches de presse, le gouvernement soudanais et la faction majoritaire du mouvement rebelle du Darfour, le Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM) dirigé par Minni Minnawi, ont signé un accord de paix le 5 mai. En revanche, une autre rébellion, le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), resterait campée sur ses positions de refus de cet accord, de même qu'une faction minoritaire du SLM dirigée par Abdel Wahid Mohammed Al-Nour.) La veille, M. McCormack avait souligné que le gouvernement du Soudan et les factions rebelles se trouvaient face à un choix capital à Abuja et qu'il leur appartenait de faire le choix de la paix : « Ce sont eux qui détiennent la clé de la solution » à cette crise au Darfour. Le Darfour, dossier prioritaire du président Bush, selon la Maison-Blanche Par ailleurs, le porte-parole de la Maison-Blanche, M. Scott McClellan, a déclaré à la presse, le 3 mai, que « la dégradation de la situation et les souffrances humaines au Darfour constituent un dossier prioritaire » pour le président Bush. Il a déclaré qu'au cours d'un entretien téléphonique avec le président soudanais Oumar Hassan Ahmad El-Béchir, M. Bush avait plaidé en faveur du remplacement de la mission de l'Union africaine au Darfour par une mission de maintien de la paix de l'ONU, et il avait demandé à M. El-Béchir d'accepter un rôle de soutien de l'OTAN à cette mission et de renvoyer le vice-président soudanais Ali Oussman Taha aux négociations de paix afin d'aider à conclure un accord de paix. De son côté, la secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, s'adressant aux journalistes le 3 mai lors d'un point de presse avec le ministre des affaires étrangères du Japon à Washington, a déclaré, au sujet des négociations d'Abuja : « J'espère que les parties saisiront cette occasion pour obtenir un accord de paix et pour jeter une base qui permettra à la violence de cesser et aux populations du Darfour de vivre dans la paix et dans la sécurité. » Date de rédaction:
05 mai 2006 Mise à jour:
05 mai 2006
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