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Les États-Unis saluent l'accord d'Abuja sur le DarfourCet accord prévoit le désarmement des Djandjawids et d'autres milices.
Par Howard Cincotta Washington - Les États-Unis ont salué l'Accord de paix au Darfour, conclu le 5 mai à Abuja (Nigeria) entre le gouvernement du Soudan et le principal groupe rebelle, le Mouvement/Armée de libération du Soudan (SLM), en tant que pas essentiel vers la fin des souffrances au Darfour et l'instauration de la paix et de la réconciliation nationales au Soudan. L'accord prévoit une série d'étapes précises et vérifiables visant à désarmer et neutraliser les Djandjawids et les autres milices armées et ouvre la voie au redressement économique et à l'intégration des anciens combattants et de la population du Darfour au processus politique. « C'est un jour important pour la population du Darfour », a déclaré la Maison-Blanche dans un communiqué qui soulignait la volonté unanime de la communauté internationale d'inciter toutes les parties à conclure un accord de paix et à l'exécuter pleinement. Elle appelait également deux chefs rebelles encore réfractaires, MM. Khalil Ibrahim, du Mouvement pour la justice et l'égalité, et Abdel Wahid Mohammed Al-Nour, de la faction minoritaire du SLM, à « se joindre au processus de paix ». Le principal négociateur des États-Unis aux pourparlers de paix d'Abuja, M. Robert Zoellick, secrétaire d'État adjoint, a déclaré pour sa part que l'accord de paix qui venait de se conclure offrait une occasion de mettre fin à la violence et d'engager le Darfour sur une nouvelle voie politique, mais que les dangers et les menaces n'avaient pas été écartés. « Le Darfour reste-t-il un endroit dangereux ? Oui, c'est certain », a-t-il dit lors d'une conférence de presse tenue le 5 mai à Abuja où il avait engagé des négociations pratiquement ininterrompues avec les parties. « Peut-on assurer qu'il n'y aura plus de violence ? Non, on ne peut l'affirmer, mais du moins avons-nous obtenu l'engagement du principal mouvement rebelle et des autorités soudanaises sur la cessation d'opérations violentes. » L'accord prévoit que le gouvernement soudanais prépare un plan détaillé pour la neutralisation et le désarmement des Djandjawids et des autres milices dans les 37 jours qui suivront la signature de l'accord, a indiqué M. Zoellick. Le désarmement sera vérifié par l'Union africaine. Sont également prévus des zones-tampon autour des camps de réfugiés, ainsi que des « couloirs humanitaires » que ni les Soudanais ni les forces rebelles ne doivent pénétrer. Date de rédaction:
08 mai 2006 Mise à jour:
08 mai 2006
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