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Actualités de Washington
  

Le 5e forum sur le commerce avec l'Afrique se tiendra en juin à Washington

La conférence de presse de Mme Jendayi Frazer, du département d'État

Mme Frazer annonce le forum de lAGOA de 2006
Mme Jendayi Frazer (centre) avec Mme Linda Thomas Greenfield à la conférence de presse annonçant le Forum de l'AGOA. (Photo FPC)

Par Jim Fisher-Thompson
Rédacteur du « Washington File »

Washington - Le cinquième Forum relatif à la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) aura lieu les 6 et 7 juin à Washington. Il portera sur le secteur privé et sur les moyens d'aider les pays africains bénéficiaires de cette loi à favoriser la croissance de leur produit national brut en exportant davantage aux États-Unis, a annoncé la secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Mme Jendayi Frazer, le 11 mai.

Lors de la conférence de presse qu'elle a donnée ce jour-là, Mme Frazer a indiqué que trente-cinq ministres africains du commerce et des finances, ainsi que des représentants du secteur privé et de la société civile, assisteraient à ce forum. La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, doit prononcer un discours pendant la séance d'ouverture du forum.

L'AGOA prévoit l'entrée en franchise de douane aux États-Unis de quelque 6.400 produits, y compris les textiles, en provenance de pays africains désireux d'entreprendre des réformes économiques axées sur l'économie de marché. Cette loi commerciale, qui a été la première à porter sur l'Afrique, a été votée par le Congrès en 2000 et a été révisée à deux reprises depuis lors.

L'AGOA, a dit Mme Frazer, continue d'être un élément essentiel de la stratégie des États-Unis en faveur de la croissance et du développement en Afrique. Elle ne cesse de donner de bons résultats. « En 2005, les importations des États-Unis en provenance de pays bénéficiaires de l'AGOA ont atteint 38,1 milliards de dollars, soit 44 % de plus qu'en 2004. » Toutefois, les conditions dans un grand nombre de pays africains ne sont pas encore propices aux affaires, ce qui entrave l'expansion du commerce extérieur.

Bien que les hydrocarbures continuent d'être la catégorie la plus grande des importations américaines en provenance de pays africains, on observe également une forte augmentation des importations dans d'autres catégories de produits, a fait remarquer Mme Frazer. Si les importations de vêtements ont diminué en 2005, celles de produits agricoles, de machines et d'appareils électroniques ont toutes augmenté.

Selon une fiche analytique du département d'État relative à l'AGOA, les importations des États-Unis en provenance d'Afrique ont fortement augmenté depuis 2000 dans diverses catégories dont les chaussures (306 %), les jouets et les vêtements de sport (88 %), les fruits frais et les fruits à coque (81 %) et les fleurs coupés (35 %).

Le président de l'association « Corporate Council on Africa » (CCA), qui regroupe des entreprises implantées en Afrique et qui s'occupera de la partie du forum consacrée au secteur privé, M. Steve Hayes, a souligné lors de la conférence de presse de Mme Frazer que si les importations américaines de textiles et les vêtements dans le cadre de l'AGOA étaient très importantes, cette loi prévoyait une entrée en franchise de douane pour plus de 6.000 produits divers.

Tous les pays africains, a-t-il dit, peuvent exporter des produits agricoles, mais ils ont besoin d'une aide du secteur privé et du gouvernement des États-Unis à cet effet.

« Le secteur privé des États-Unis, a-t-il indiqué, n'a pas cependant pas tiré parti de ce que je considère être l'un des grands textes de loi intéressant les États-Unis et l'Afrique. L'AGOA représente une grande occasion pour les entreprises américaines d'investir en Afrique, et il revient au CCA de les y encourager. »

Pour sa part, un haut responsable de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), M. Lloyd Pierson, qui revenait d'Afrique du Sud, de Namibie et du Kenya, a déclaré : « Nous attendons avec intérêt la tenue de ce forum. L'AGOA a des effets très dynamiques et donne de très bons résultats » en Afrique, notamment sur le plan de la création d'emplois.

L'USAID offre aux chefs d'entreprise africains et aux investisseurs américains des renseignements au sujet de l'AGOA dans les quatre centres du commerce qu'elle a ouverts à Accra (Ghana), à Dakar (Sénégal), à Gaborone (Botswana) et à Nairobi (Kenya). Ces centres polyvalents constituent un élément annexe important pour l'application de l'AGOA.

En réponse à la question d'un journaliste sur l'intérêt que M. Bush portait à cette loi, Mme Frazer a indiqué que le président continuait de considérer l'AGOA comme un élément essentiel de sa politique en faveur de la croissance et du développement économiques de l'Afrique.

Les autres éléments de cette politique sont le Compte du millénaire, l'aide accrue aux pays africains (plus de 4 milliards de dollars) et les mesures qui seront prises dans le cadre du forum de l'AGOA pour favoriser le développement du secteur privé. En outre, sur le plan international, les États-Unis cherchent à inciter les pays participant aux négociations de Doha sous l'égide de l'Organisation mondiale du commerce à mettre fin aux subventions agricoles. Ils s'emploient aussi à réduire davantage la dette des pays très endettés.


Date de rédaction: 12 mai 2006 Mise à jour: 12 mai 2006

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