jump over navigation bar
Department of State SealU.S. Department of State
International Information Programs and USINFO.STATE.GOV url
Thématique Régions Ressources Produits    English |  Español |  Русский |  Arabic |  Chinese |  Persian
Actualités de Washington
  

Arrestation de plusieurs députés américains devant l'ambassade du Soudan

Ils manifestaient contre la violence au Darfour.

députés américains manifestant devant lambassade du Soudan
Des députés américains manifestent devant l'ambassade du Soudan. (Photo Dép. d'État - Janine Sides)

Par Jim Fisher-Thompson
Rédacteur du « Washington File »

Washington - Plusieurs membres de la Chambre des représentants des États-Unis ont été arrêtés le 16 mai alors qu'ils bloquaient l'entrée de l'ambassade du Soudan pour manifester contre la violence qu'à leur avis les autorités de ce pays ne cessent d'entretenir au Darfour.

M. Mel Watt, président du groupe des députés afro-américains au Congrès, a rappelé aux journalistes que « lors de la répression violente en Afrique du Sud (au temps de l'apartheid), les députés afro-américains se sont levés en bloc pour dire que c'en était assez. Cette fois encore, ils mènent le combat pour éveiller les consciences à ce qui est en train de se produire au Soudan. Nous avons rencontré les autorités soudanaises à Khartoum et leur avons dit : C'en est assez. Il est temps d'en finir avec ce génocide. »

Si la violence continue, a poursuivi M. Watt, « nous réclamerons des sanctions plus énergiques contre le Soudan ». Il a ajouté que même les investissements américains pourraient s'en trouver affectés. « Il serait peut-être temps qu'on les supprime, comme jadis en Afrique du Sud », lorsque le Congrès a adopté des sanctions de vaste portée contre le régime d'apartheid vers le milieu des années 1980.

Le député John Lewis, un vétéran du mouvement des droits civiques aux États-Unis, a déclaré : « Nous devons faire tout en notre pouvoir pour arrêter le massacre, pour arrêter le viol des femmes. Le monde ne restera pas inactif, et nous, les membres du groupe afro-américain au Congrès, nous ne resterons pas les bras croisés face au génocide qui se produit au Soudan. »

La députée Eleanor Holmes Norton a ajouté : « John Lewis et moi-même avons observé l'efficacité de ce genre d'arrestations dans notre propre pays lorsque nous étions adolescents à l'époque du mouvement des droits civiques. » Puis, dans les années 1980, a-t-elle dit, des manifestations semblables contre l'apartheid organisées devant l'ambassade d'Afrique du Sud ont produit l'effet escompté, lorsque le Congrès a adopté des sanctions contre le régime d'apartheid, « qui ont tant contribué à l'avènement d'un nouveau gouvernement en Afrique du Sud ».

Aujourd'hui, a-t-elle déclaré, « je manifeste, ici, dans ma ville de résidence de Washington, pour une raison encore plus urgente. Tandis que je vous parle, nous avons des traités de paix qui n'apportent aucune paix, nous voyons les viols et le génocide continuer, et les Nations unies et notre gouvernement palabrent alors que les gens meurent de faim. »

Mme Norton faisait allusion à l'accord de paix au Darfour conclu récemment à Abuja (Nigeria) entre le gouvernement de Khartoum et l'un seulement des trois principaux groupes rebelles. Il existait bien un accord antérieur, que ne respectaient ni les rebelles ni les Djandjawids, ces milices soutenues par Khartoum et responsables de la plupart des 200.000 morts recensées au Darfour depuis que les hostilités ont éclaté, au début de 2003.

La députée Barbara Lee portait un T-shirt sur lequel on avait écrit « Fin au génocide au Darfour », tandis que le député Al Green dénonçait la violence au Darfour comme « une tragédie de la plus haute gravité ».

Après qu'un policier du Service secret leur eut intimé, par trois fois, l'ordre de dégager l'entrée de l'ambassade, les députés Watts, Lewis, Norton, Lee et Green ont été arrêtés, ainsi que deux autres députées, Gwen Moore et Eddie Bernice Johnson.

Alors qu'on les embarquait dans des voitures de police, une foule de manifestants défilait devant l'ambassade en scandant : « El-Béchir, tu as beau te cacher, de génocide tu es accusé. » Un représentant du Service secret a indiqué que les députés seraient relâchés après avoir versé une amende de 50 dollars pour présence non autorisée dans l'enceinte d'une ambassade.

La veille de la manifestation, le porte-parole du département d'État, M. Sean McCormack, avait affirmé que les États-Unis souhaitaient vivement l'application de l'accord de paix au Darfour, déclarant notamment : « Les États-Unis exhortent les mouvements rebelles qui n'ont pas encore signé cet accord à saisir cette dernière occasion de s'engager sur la voie de la paix. »


Date de rédaction: 17 mai 2006 Mise à jour: 17 mai 2006

Options:  Version imprimable Version imprimable    Envoyez cet article par courriel Envoyez cet article par courriel     Abonnement Abonnement

Retour


       Le présent site est géré par le département d'État des États-Unis.
       Le gouvernement des États-Unis décline toute responsabilité quant au contenu des autres sites auxquels il pourrait se référer.