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Les É.-U. déplorent les résultats du rapport de l'ONU sur la tortureEn réclamant la fermeture de Guantanamo, le comité de l'ONU contre la torture a outrepassé son autorité.
Les États-Unis affirment qu'un rapport récemment publié par les Nations unies au sujet de la torture ne tient pas compte de centaines de pages de documents remis par les responsables américains, est truffé d'erreurs, et outrepasse son autorité en recommandant la fermeture du centre de détention de Guantanamo Bay. « Nous sommes déçus parce que, malgré tout ce que nous avons fait pour leur remettre des documents, ils n'en ont pas tiré profit et ont passé outre de nombreuses données que nous leur avons fournies », a affirmé M. John Bellinger, conseiller juridique auprès du département d'État, lors d'une conférence de presse tenue le 19 mai. En qualité de partie à la Convention des Nations unies contre la torture, les États-Unis sont tenus de présenter un rapport tous les quatre ans au Comité contre la torture, ce qu'ils ont fait à la date prévue. Le comité des Nations unies contre la torture a publié ses conclusions le 19 mai. Dans son rapport, il se déclare satisfait de l'affirmation selon laquelle le gouvernement des États-Unis a interdit à tous ses fonctionnaires, et même à ses sous-traitants, de recourir « à des punitions ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ». Cependant, le comité se déclare inquiet d'allégations selon lesquelles les États-Unis auraient crée des centres secrets de détention. Le comité réclame également que les États-Unis « cessent de détenir qui que ce soit à Guantanamo Bay » et ferment cette installation tout en s'assurant qu'aucun prisonnier ne sera renvoyé dans un pays où il risque d'être torturé. Le rapport de l'ONU remercie toutefois les États-Unis de leurs réponses écrites détaillées et admet que, depuis le 11 septembre 2001, ils vivent dans un environnement juridique et politique complexe. Mais, selon M. Bellinger, le fait que ce rapport ait été rédigé sans tenir compte d'un grand nombre d'informations fournies par les États-Unis fait qu'il contient de nombreuses erreurs. « Le comité semble également avoir dépassé son mandat et le cadre de la Convention contre la torture. Nous savons qu'il y a des questions (...) Mais nous ne pensons pas que le dossier des détenus de Guantanamo est du ressort de ce comité (...) » ll a toutefois souligné que les États-Unis avaient l'intention de continuer à respecter la Convention contre la torture. « Ils nous ont demandé de leur donner réponse à certaines questions d'ici à un an, et je suis certain que nous le ferons. Nous prenons nos obligations envers cette convention au sérieux. Et nous pensons que nous respectons nos obligations. » M. Bellinger a tenu à reconnaître qu'il y avait eu « de graves cas d'abus. Nous avons tous vu les images d'Abu Ghraïb, et il y a eu d'autres incidents. » Mais il a souligné que ces abus avaient donné lieu à des enquêtes, et que les responsables avaient dû répondre de leurs actes. En réponse à une question d'un journaliste, M. Bellinger a déclaré que les États-Unis n'avaient aucune intention de se retirer de la Convention des Nations unies contre la torture. Date de rédaction:
23 mai 2006 Mise à jour:
23 mai 2006
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