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Actualités de Washington
  

M. Bush soutient les « idées audacieuses » d'Israël sur la Cisjordanie

Il reçoit le premier ministre israélien Ehud Olmert à la Maison-Blanche.

Rencontre Bush-Olmert à la Maison-Blanche
M. Bush reçoit le premier ministre israélien à la Maison-Blanche. (©AP/WWP)

Par Stephen Kaufman
Correspondant du « Washington File »

Washington - Bien que les États-Unis souhaitent un règlement négocié israélo-palestinien sur le statut final, le président Bush considère les propositions du premier ministre israélien, M. Ehud Olmert, relatives à un retrait de Cisjordanie comme des « idées audacieuses » susceptibles de conduire à une solution comportant la coexistence de deux États.

À l'issue de son entretien avec M. Olmert le 23 mai à la Maison-Blanche, M. Bush a déclaré : « Je suis convaincu, et le premier ministre israélien est d'accord, qu'un règlement négocié sur le statut final servirait au mieux les intérêts tant des Israéliens que des Palestiniens, et la cause de la paix. »

Cependant, le gouvernement palestinien est maintenant dirigé par le Hamas, qui prône le terrorisme et ne reconnaît pas le droit d'Israël à l'existence, a poursuivi le président. « On ne peut demander à aucun pays de faire la paix avec ceux qui nient son droit à l'existence et qui emploient la terreur pour attaquer sa population », a-t-il dit.

Les idées de M. Olmert « pourraient conduire à une solution à deux États si la voie du progrès par la feuille de route se trouvait bloquée dans la période à venir », a estimé M. Bush.

« Je voudrais m'informer davantage des idées du premier ministre. Certes, un règlement définitf ne sera trouvé que sur la base de modifications approuvées mutuellement et aucune partie ne doit porter préjudice à l'acheminement des négociations vers un règlement sur un statut final, mais les idées du premier ministre pourraient être un pas important vers cette paix que nous appelons tous deux de nos vœux », a affirmé le président.

Ce dernier a réaffirmé l'attachement des États-Unis à Israël en rappelant les « liens profonds et permanents » qui existaient entre les deux pays et en s'engageant à venir à l'aide de l'État hébreu si l'Iran devait l'attaquer.

M. Olmert, pour sa part, a qualifié d'instructif son entretien avec M. Bush, dont il a décrit l'implication dans les efforts de paix au Moyen-Orient comme « significative » et sa perspective d'une solution à deux États, énoncée en 2002, comme « la base de tout progrès vers une solution dans cette région ».

Il a déclaré que la victoire du Hamas aux élections palestiniennes de janvier « compromettait gravement » la possibilité d'un vrai accord de paix, mais qu'il entendait « épuiser toutes les possibilités de promouvoir la paix avec les Palestiniens dans le cadre de la feuille de route » et qu'il « tendait la main en signe de paix à Mahmoud Abbas, le président élu de l'Autorité palestinienne ».

M. Olmert a par la suite décrit M. Abbas comme un dirigeant « authentique » et « sincère » qui, espérait-il, aurait « suffisamment de pouvoir pour satisfaire aux conditions nécessaires à toute négociation entre les Palestiniens et nous ».

Si le Hamas reconnaît le droit d'Israël à l'existence, rejette le terrorisme et démantèle les groupes terroristes, il trouvera en Israël « un partenaire disposé à faire la paix », mais M. Olmert a souligné que les Israéliens « ne peuvent être tenus en otages par une entité terroriste qui refuse de changer de comportement ou de promouvoir le dialogue ».

De leur côté, les États-Unis refusent de soutenir financièrement le gouvernement palestinien dirigé par le Hamas. Toutefois, le président Bush a affirmé que son gouvernement collaborait avec des États d'Europe « à la mise en place d'un mécanisme permettant d'envoyer vivres et médicaments et d'autres types d'aide » au peuple palestinien.

Interrogé par ailleurs sur la position des États-Unis au sujet du programme nucléaire iranien, M. Bush a déclaré qu'il continuerait « d'essayer la voie de la diplomatie » jusqu'à épuisement, mais que les États-Unis n'étaient pas loin de s'adresser au Conseil de sécurité : « Plus les Iraniens refuseront de négocier de bonne foi, plus nombreux seront les pays à se rendre compte que nous devons continuer à travailler de concert », a-t-il dit.


Date de rédaction: 24 mai 2006 Mise à jour: 24 mai 2006

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