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Combats difficiles pour le contrôle de la ville irakienne de RamadiLes insurgés sunnites veulent arracher la ville aux mains des forces irakiennes.
Washington - Ramadi est aujourd'hui la ville la plus âprement disputée d'Irak, a affirmé un porte-parole militaire américain. Le général de brigade Carter Ham, directeur adjoint des opérations régionales à l'état-major interarmées des États-Unis, a déclaré lors d'un point de presse au Pentagone le 23 mai que Ramadi était « une zone dangereuse (...) sans doute la plus disputée à l'intérieur de l'Irak à l'heure actuelle ». Les forces de l'armée et des « marines » des États-Unis ont de fréquents accrochages avec les combattants ennemis à Ramadi, ville de 450.000 habitants située à quelques kilomètres de l'Euphrate, dans la province d'Al-Anbar, et l'un des principaux bastions sunnites, a déclaré le général Ham. Selon ce dernier, les combats dans cette ville n'atteignent pas la dimension d'une offensive à grande échelle, que ce soit de la part des forces irakiennes, de la coalition ou des insurgés ; il s'agit plutôt « d'un bras de fer pour le contrôle de l'espace à l'intérieur de la ville, et de la protection de ses habitants ». Puisque les sunnites étaient favorisés et les chiites persécutés sous le régime de Saddam Hussein, il est vraisemblable que d'anciens partisans du régime exercent une forte présence à Ramadi. Mais il est également probable que des éléments d'Al-Qaïda y sont présents aussi, à la recherche d'un asile sûr ou d'un quartier-général. De par sa situation, Ramadi offre une ouverture vers Bagdad à l'est et vers les régions frontalières du nord-ouest par la vallée de l'Euphrate, a indiqué le porte-parole. « On ne peut pas dire qu'il s'agit clairement d'un groupe ou d'un autre, c'est plutôt une combinaison des deux », a-t-il dit. Selon le général, l'issue des combats sera déterminée par la mesure dans laquelle les forces de la coalition « pourront aider au mieux les Irakiens à se rendre maîtres de leur ville ». C'est une situation que les forces américaines ne peuvent pas régler, et les commandants américains à Ramadi se concertent avec les ministères irakiens de la défense et de l'intérieur « pour déployer les forces irakiennes qui conviennent sur le terrain, afin d'arriver à bout d'une situation extrêmement difficile ». En effet, l'Irak a la souveraineté sur ces lieux, aussi la responsabalité en matière de sécurité retombe-t-elle essentiellement sur les autorités irakiennes. « Notre rôle consiste à les aider », a déclaré le général Ham. Du fait que Ramadi est une place-forte sunnite alors que la plupart des effectifs de l'armée irakienne sont chiites, « il faudra tenir compte de certaines considérations ethniques », a poursuivi le porte-parole. Tous les membres de la coalition, de même que la haute direction de l'armée et de la police irakiennes, s'efforcent en priorité d'inciter les forces de sécurité irakiennes à déclarer leur allégeance à la nation irakienne tout entière, et non à un Irak chiite ou à un Irak sunnite. « Cela implique un changement d'attitude. Il s'agit de surmonter toute une génération de sentiments qui étaient exactement opposés. » Ramadi devra être stabilisé par des forces de sécurité compétentes, dévouées et loyales à l'État irakien, a conclu le général Ham. Date de rédaction:
24 mai 2006 Mise à jour:
24 mai 2006
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