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Atelier au Rwanda sur la communication politique à travers les médiasY participait notamment le professeur américain Steven Livingston.Par Jim Fisher-Thompson Kigali (Rwanda) - Un professeur de journalisme américain a présenté à plus de 30 spécialistes gouvernementaux et civils des médias du Rwanda ses idées sur la manière dont ils pourraient mieux communiquer au public les efforts de développement de la nation. Il s'agit de M. Steven Livingston, professeur à la Faculté des médias et des affaires publiques de l'université George Washington, qui a dirigé du 22 au 24 mai à Kigali un atelier sur des sujets divers allant des principes d'une presse libre au sein d'une démocratie à la communication de l'image de la nation à l'étranger. Les participants représentaient des organismes de l'État tels que le ministère de la défense ainsi que des organisations non gouvernementales comme l'Église catholique. Ancien correspondant du quotidien américain USA Today en Bosnie, M. Livingston a fait sa présentation dans le cadre du programme de conférences à l'étranger du département d'État. L'atelier sur les médias a été organisé par M. Brian George, responsable des affaires publiques à l'ambassade des États-Unis. M. Livingston a commencé sa séance sur « les reportages en temps utile » en faisant remarquer qu'un article du « Washington File » envoyé de Kigali était affiché, dès le lendemain matin, sur le site web international de Google. Le ministre à la Primature du Rwanda chargé de l'information, le professeur Laurent Nkusi, a abordé la première journée de l'atelier en notant l'interdépendance étroite qui existait entre le gouvernement et les médias. « Je voudrais souligner que le thème de cet atelier, la communication politique, s'accorde avec notre programme gouvernemental présenté au parlement le 7 novembre 2003. Ce programme de l'État échelonné sur 7 ans s'inspire aussi de la Vision 2020 du Rwanda dans ses directives générales d'action gouvernementale. » Répondant à certaines organisations des droits de l'homme qui reprochaient au gouvernement rwandais de trop contrôler la presse, M. Nkusi a déclaré : « Il est important de créer une bonne relation entre les médias et le gouvernement de manière à ce que les médias puissent être un atout plutôt qu'un adversaire. » Cependant, « cette relation symbiotique est hérissée de difficultés. Si les gouvernements ont besoin d'une couverture médiatique pour porter leur message au public, la crédibilité des médias dépend de leur indépendance vis-vis des gouvernements. » De l'avis de M. Nkusi, la réponse se situe dans « une gestion soigneuse de part et d'autre ». Il importe également, pour les journalistes, de perfectionner leurs compétences grâce à des ateliers tels que celui qu'offre le département d'État : « L'équilibre entre la complicité et l'opposition exige des praticiens intelligents et tolérants qui comprennent leurs problèmes réciproques et qui possèdent les compétences nécessaires. » L'ambassadeur des États-Unis au Rwanda, M. Michael Arrieti, s'est adressé aux participants le dernier jour de l'atelier, pour leur souligner l'importance de leur travail dans le contexte de la voie difficile que s'est tracée le Rwanda en matière de développement. « Depuis mon arrivée au Rwanda il y a six mois, j'ai eu l'occasion de rencontrer un grand nombre de vos ministres et de directeurs de vos organismes. J'ai appris d'eux les nombreuses initiatives positives qui s'étaient engagées dans une vaste gamme de secteurs, allant de la réforme foncière aux investissements et au tourisme. Vous avez chacun une histoire passionnante à raconter au sujet du travail que font vos ministères et agences, et j'espère que cet atelier vous a fourni des idées nouvelles sur la façon de la dire », a déclaré l'ambassadeur Arrieti. Date de rédaction:
24 mai 2006 Mise à jour:
24 mai 2006
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