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Les États-Unis solidaires du Rwanda dans la lutte contre le sidaLe ministère américain de la défense prend part à un nouveau programme visant la prévention et les soins.
Par Jim Fisher-Thompson Kigali (Rwanda) - Grâce à l'aide offerte dans le cadre du Plan présidentiel d'aide d'urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR), l'armée rwandaise, réputée pour son efficacité, sa discipline et la façon dont elle traite ses soldats, va étoffer ses programmes visant la prévention et le traitement du VIH/sida destinés aux soldats et aux civils. Depuis le premier diagnostic du VIH/sida, au début des années 1980, 23 millions de personnes en sont mortes, pour la plupart en Afrique. Bien que la guerre et le génocide l'aient dévasté, le Rwanda a réussi à faire face au sida et le taux de prévalence, dans ce pays, se situe en-dessous de 4 %, l'un des plus bas d'Afrique. En 2003, déclarant que les États-Unis ne pouvaient vraiment être en sécurité tant qu'on laisserait les pays en développement se battre seuls contre le sida, le président Bush annonçait le lancement du PEPFAR, un plan ambitieux portant sur 15 milliards de dollars, qui cible une douzaine de pays, dont un grand nombre en Afrique. Avant de se rendre au Sommet du G8 à Gleneagles (Ecosse), M. Bush avait déclaré : « Nous faisons en sorte qu'un traitement salutaire soit prodigué à plus de 230.000 adultes et enfants en Afrique. Nous sommes déterminés à atteindre notre objectif sur cinq ans qui est de soigner 2 millions de personnes », soulignant l'importance que revêtait un partenariat entre les États-Unis et les pays bénéficiant du PEPFAR pour assurer la réussite du programme. Chargé du bon déroulement des projets mis en œuvre par les militaires rwandais dans le cadre du PEPFAR, qui bénéficient d'un financement de 1,6 million de dollars, le lieutenant colonel John Ruffing, attaché du ministère de la défense auprès de l'ambassade des États-Unis à Kigali, a déclaré : « Le PEPFAR est un bon programme car il permet aux Rwandais d'assumer la responsabilité des projets qu'ils mettent en œuvre, et récemment, ils en ont même expliqué les grandes lignes à des médecins du Burundi. » Lors d'une visite de l'hôpital militaire Kanombe à Kigali, son directeur, le docteur Charles Murego, un médecin civil, s'est déclaré satisfait du partenariat entre le Rwanda et les États-Unis afin de lutter contre le sida, en particulier de l'élément « prévention » du programme mis sur pied par les militaires rwandais, qui vise le changement des comportements à risque, qui comprennent, entre autres, le refus d'utiliser des préservatifs, la consommation d'alcool conjuguée aux relations sexuelles, et la fréquentation de prostitués. « La plupart des soldats sont des hommes jeunes, et l'alcool est un danger pour eux, car ils oublient de prendre des précautions », a expliqué le docteur Murego. L'organisation « Population Services International » (PSI), chargée de l'élément « prévention » du PEPFAR, s'efforce d'informer les soldats rwandais à propos du VIH/sida et de la façon de s'en protéger et a recours à des outils novateurs à cette fin. Elle a créé des clubs « anti-sida » dans chaque brigade pour tirer le meilleur parti possible de l'entraide mutuelle. Elle envisage d'organiser régulièrement des matchs de sport, de monter des pièces de théâtre et d'organiser des concerts portant sur la lutte contre le sida afin d'appuyer l'adhésion des membres des clubs aux rudiments de la prévention du sida, à savoir continence, fidélité et utilisation appropriée des préservatifs. Le docteur Murego s'est aussi déclaré vivement intéressé par la participation de l'université Drew, du New Jersey, au volet « soins » du projet, qui a commencé il y a peu de temps et qui pourrait appuyer les soins prodigués à ses patients militaires et aux membres des familles et aux civils qui contracteraient la maladie. « J'aimerais surtout avoir du matériel de diagnostic et des laboratoires plus modernes », a-t-il expliqué, ajoutant qu'à l'heure actuelle, les tests demandaient trop de temps et que s'il avait du matériel de laboratoire plus sophistiqué, il lui serait plus facile d'adapter la combinaison de médicaments antirétroviraux à chaque malade et de mieux prendre en compte les besoins et les niveaux de tolérance des traitements. Date de rédaction:
25 mai 2006 Mise à jour:
25 mai 2006
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